Archive de mai, 2011

Détritus et milieu aquatique

Le triste épilogue des lâchers de ballons

L’association Robin des Bois présente une exposition de photos en ligne qui montre les dégâts provoqués par les détritus en milieu aquatique.

Selon l’association Robin des Bois, “en France, un million de ballons s’envole chaque année dans le ciel pour célébrer des causes qu’elles soient bonnes ou mauvaises – anniversaires, promotions, appels publics, festivités…”

C’est un joyeux spectacle de voir un lâcher de ballons colorés… mais quel triste épilogue lorsque ces symboles de fête et d’espoir finissent en petits morceaux dans nos cours d’eau, dans la mer et sur nos plages. L’association écologiste Robin des Bois alerte sur les dangers de ces lâchers par une exposition photo, « Explosition de ballons en Manche Nord », sur son site Internet.

Océans de plastique

L’émission Le doc, TSR 2, diffusée le 23 mai 2011 présentait un reportage impressionnant sur le sujet. Il n’est malheureusement plus disponible sur le site de la TSR.

Synopsis

Les océans sont en quelques décennies devenues des décharges. Nous y déversons 6 millions et demi de tonnes de déchets par an, 80% sont en plastique. Chaque kilomètre carré de mer ou d’océan sur la planète contient des milliers de bouts de plastique. Ces plastiques tuent et mutilent des milliers de mammifères et d’oiseaux marins chaque année. De la Méditerranée à la Mer du Nord, de l’Atlantique au Pacifique, du continent américain à l’Inde, des scientifiques alertent sur l’ampleur de la pollution.
Aux Pays-Bas un scientifique a découvert que 95% des fulmars -un oiseau commun du Nord de l’Europe- avaient du plastique dans l’estomac. Des micros-particules de plastiques sont retrouvées sur les plages du monde entier. Une zone d’accumulation des déchets a été récemment découverte en plein Pacifique.
Une “soupe” de plastique ingérée par les poissons et même le plancton, la base de toute la chaîne alimentaire. Ces plastiques libèrent dans l’environnement des produits chimiques, des perturbateurs endocriniens, dont on commence à peine à découvrir les effets sur les animaux et les hommes. Ouvrez le lien “Synopsis” pour accéder à des images et au bonus vidéo.

http://www.dailymotion.com/videoxb224p

Sur le même sujet,un extrait d’une émission diffusée sur France 3, dans l’émission Thalassa (je n’ai malheureusement pas trouvé la date de diffusion).

Image de prévisualisation YouTube

Coût du littering

Le littering coûte 200 millions de francs par année

L’abandon de déchets dans l’espace public génère près de 200 millions de francs par an de coûts de nettoyage. L’ardoise a été révélée jeudi par la première étude sur le “littering” réalisée sur mandat de l’Office fédéral de l’environnement.
Jusqu’ici les coûts de nettoyage n’avaient donné lieu qu’à des estimations, précise l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) dans  un communiqué. L’élimination des détritus jetés sur la voie publique représente trois quarts de la note, le reste correspond aux déchets abandonnés dans les transports publics.

Emballages de repas et mégots

Les restes et emballages de repas et de boisson arrivent en tête du hit-parade des abandons: ils représentent plus de 50% des coûts imputables au “littering”. Dans les communes, un tiers des frais est en outre lié au ramassage des mégots de cigarettes. Les transports publics sont moins concernés par ce problème (5% des coûts) mais davantage par l’élimination de journaux et prospectus (24%).

Sans surprise, les zones particulièrement exposées à l’abandon de déchets sont les abords des gares, les lieux de fêtes et les zones de pique-nique.

Les contribuables et les usagers des transports doivent passer à la caisse. Le coût du nettoyage des lieux particulièrement salis incombe en effet aux transporteurs et aux communes qui répercutent les frais dans les impôts communaux.

Coûteux

Tiré du résumé de la publication «Littering kostet», à télécharger sur www.bafu.admin.ch

Pour les grandes villes, l’ardoise atteint facilement plusieurs millions par an. L’application du principe de pollueur-payeur leur pose des difficultés car souvent elles ne peuvent pas mettre à contribution les personnes effectivement responsables des détritus qui jonchent leur espace public.

L’étude a été réalisée sur la base d’échantillons représentatifs prélevés entre juin et septembre 2010 dans 40 communes et neuf entreprises de transports publics de tailles diverses. Pour les communes, la marge d’erreur est de plus ou moins 20%. Aucun taux d’exactitude n’a été défini pour les transports publics.

Le travail doit servir de base à la table ronde annuelle des acteurs concernés par le “littering” que l’Office fédéral de l’environnement réunit une fois par an depuis 2008.

ats/hof

Source: www.tsr.ch, 5 mai 2011