Archive de septembre, 2013

Que pouvez-VOUS faire pour protéger votre réputation en ligne?

Une vidéo donnant des conseils pratiques sur ce qui doit être pris en considération avant de publier des renseignements en ligne. (Source: Commissariat à la protection de la vie privée du Canada)

Générations numériques: des enfants mutants?

Ils jouent sur des tablettes dès l’âge de deux ans. Très tôt, ils savent manier les smartphones mieux que leurs parents. À l’adolescence, ils se passionnent pour les jeux vidéo en ligne et les échanges sur Facebook ou Twitter… Ces nouvelles pratiques suscitent l’inquiétude des parents et des éducateurs.


Serions-nous confrontés à des enfants mutants?
Internet change-t-il le cerveau et les manières d’apprendre? La pratique des écrans est-elle un facteur d’appauvrissement ou au contraire d’enrichissement cognitif, psychique, culturel? L’engouement des jeunes pour les réseaux sociaux engendre-t-il l’isolement ou de nouvelles sociabilités? La construction de la personnalité se trouve-t-elle affectée par ces nouvelles manières de communiquer, de s’exprimer, de se construire? Et encore, les écrans sont-ils générateurs de pratiques addictives? Sont-ils des canaux qui initient à la violence, qui répandent la pornographie? Pourquoi l’école semble-t-elle si lente à s’emparer de ces nouvelles technologies?

Toutes ces questions n’appellent pas de réponses manichéennes et définitives. Nous commençons seulement à prendre la mesure des changements majeurs qui se profilent depuis une quinzaine d’années avec le développement spectaculaire des outils numériques. Nombre de philosophes parlent d’une véritable révolution culturelle, aussi importante que celle vécue par les humains avec l’apparition de l’écriture ou de l’imprimerie.


Bien sûr, comme ce fut le cas pour toutes les grandes innovations techniques, les avis se partagent entre optimistes et pessimistes, technophobes et technophiles… Dans les sciences humaines, les études s’empilent et ne cessent de se contredire, attestant davantage d’un combat entre ces deux camps et de la conviction de ceux qui les mettent en avant. [Le dossier du dernier numéro de Sciences humaines] se propose de faire le point, sur ce que l’on sait, et ce que l’on peut dire et ce que l’on peut faire, à un moment où nous sommes en pleine phase de transition et de transformation. Les auteurs s’accordent tous cependant sur un point : il convient plus que jamais de ne pas abdiquer son rôle d’éducateur, et d’encadrer les usages des écrans par des pratiques appropriées à chaque âge. [Source: Sciences humaines]

Les pratiques en ligne des adolescents évoluent

Il y a quelques années, les ados ne juraient que par les blogs, ces espèces de petits journaux à la fois intimes et publics, faciles à créer et à manipuler. De 2001 à 2008, les spécialistes parlaient même de « génération exhibition » lorsqu’ils voulaient désigner les adolescents âgés de 12 à 18 ans. La radio Skyrock était alors un des leaders dans ce domaine grâce à sa plate-forme de blogs « Skyblog ». Les habitudes sont cependant en train de changer… Le nombre de visites sur Skyblog a diminué de 33% en un an alors que dans le même temps, Facebook, le fameux réseau social basé à Palo Alto, a poursuivi sa croissance. Il compte aujourd’hui plus d’un demi-milliard d’utilisateurs actifs dans le monde, seize millions en France et près de trois millions en Belgique. Dans [ce] pays, 52,7 % des internautes sont membres de Facebook. Un record ! […] Pour Olivier Trédan, enseignant-chercheur à l’université française de Rennes-I et auteur d’une thèse sur l’usage des blogs par les adolescents et jeunes adultes, la tendance est générale :

Facebook a progressivement cannibalisé l’usage du blog, parce que c’est le moyen le plus efficace pour apparaître aux yeux de ses pairs, sans être consulté par des lecteurs indésirables. […]

Cette évolution du paysage virtuel n’est pas une nouveauté dans l’Histoire du web. Le réseau social Myspace avait construit son succès en cannibalisant Friendster… puis avait lui-même été écrasé par Facebook. Et à moins de tomber sur un concurrent sérieux répondant aux mêmes usages, le site pourrait vivre encore de nombreuses années. Pour Olivier Trédan, réseaux sociaux et blogs peuvent cohabiter sur la toile.

Sur Facebook, on a un public composé uniquement de ses pairs, et il n’y a pas véritablement d’historique. A l’opposé, les blogs permettent de recréer de la mémoire, et de créer un lien via les commentaires, avec l’extérieur. D’une certaine manière, les deux espaces pourraient donc être complémentaires, même si cela ne s’applique pas à tous les cas. […]

Facebook et Skyblog ont également tous deux intégré une fonction de messagerie instantanée, qu’ils ne possédaient pas à leurs débuts. Une manière de rogner sur la part de Messenger. Mais Internet est un cadre d’activité, pas un élément unique. Jamais un service web ne s’est imposé sur la durée en gagnant sur tous les tableaux. (Source: enseignons.be)

Elle se lâche sur Facebook, est licenciée mais gagne son procès

Une employée d’une banque danoise, licenciée après avoir insulté ses clients sur son compte Facebook, a gagné son procès contre son ancien employeur. Un tribunal d’arbitrage a conclu qu’un avertissement aurait suffi, et a condamné la banque à lui verser presque huit mois de salaire. […]

Un collègue avait pris une capture d’écran de son statut et l’avait montré à leur employeur le 3 janvier. La râleuse avait alors été immédiatement licenciée. […]

« Cette affaire m’a appris qu’on a beau essayer de rendre son profil le plus privé possible, on ne peut pas se protéger contre ceux qui le mettent dans le domaine public ». (Source: arcinfo.ch)

Stop au cybermobbing!

Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus incontournables. Facebook, twitter, instagram sont des outils d’échanges et de partage, des outils qui peuvent aussi parfois aboutir à des situations dramatiques… comme par exemple des suicides d’adolescents harcelés sur internet. Ce harcèlement, c’est ce qu’on appelle le cybermobbing. (Source: rtn)

La radio RTN accueillait le 4 septembre dernier René Longet, responsable romand de Pro Juventute. Selon lui, les enfants et les adolescents ne sont pas toujours conscients du danger que peut représenter une simple photographie mise en ligne sur internet.

Ecouter l’émission

La campagne de Pro Juventute

Les usages des jeunes, oui, mais pas sans «accompagnement»!

[…] Quelle éducation, quel enseignement est possible dans un monde peuplé d’écrans plus attirants les uns que les autres ?

Rappelons d’abord qu’une mauvaise habitude fait souvent « emmêler » ou « confondre » éducation et enseignement ou plutôt scolarité et cela selon les contextes. Certes l’un et l’autre sont liés, mais il est toujours nécessaire de rappeler de ce dont on parle car trop souvent on pourrait penser que l’éducation se réduit à la scolarisation, en particulier dans une société dans laquelle la parentalité est très bousculée. […]

Déplorer l’attitude des jeunes c’est aussi déplorer les choix éducatifs des adultes, mais encore faut-il faire le travail personnel qui s’impose. Mais ce qui est très intéressant dans cette évolution c’est le renvoi à la responsabilité et au choix. Certes avec tous les médias, papiers ou autres, la question est un peu la même. Mais avec la place prise par le numérique dans le quotidien elle devient cruciale. Car outre la consommation dite passive, en réalité en réception, il y a désormais une consommation dite active, en émission. Si l’on compare avec l’écrit, auquel l’école est censée former, force est de constater que la très grande majorité des jeunes et des adultes en font très peu usage au cours de leur vie, ou tout au moins dans des usages fonctionnels restreints. Tout le monde n’écrit pas des livres, des articles etc… Qu’en est-il alors du numérique ?

On constate que la multiplication des écrans entraine la multiplication des écrits (de toutes sortes). Elle entraine même la multiplication en réception comme en émission. Car la possibilité de diffusion permise «autorise». Même si elle ne déclenche pas des torrents de littérature, cette évolution libère de nombreux complexes (les fautes d’orthographes témoignent de cela). Opportunité formidable dont on se demande pourquoi les enseignants de lettres ne profitent pas davantage. […]

Outre la nécessaire lucidité sur soi qu’il est bien plus facile à avoir quand on a une somme d’expérience que quand on découvre le monde, il y a une posture à construire, tant du coté des adultes que de celui des jeunes, mais à faire advenir pour eux. Or la responsabilité des adultes c’est bien la construction de la jeunesse et du monde dans lequel elle va vivre. Malheureusement on prétend souvent le premier terme, mais on refuse souvent d’en assumer le second. Construire la jeunesse, les adultes le revendiquent, mais le monde qui restera après eux (après nous), ils ont bien plus de mal à accepter leur responsabilité. En choisissant de mettre des écrans dans les mains de nos enfants, il faut aussi en assumer la construction des pratiques et non pas se contenter de les observer en les critiquant.[…] accompagnement. Effectivement c’est un mot fourre-tout, mais surtout un mot-valise qui facilite la stimulation de l’imaginaire. Si l’étymologie du mot (manger le pain avec) est respectée, alors il y a là une approche riche et variée qui ouvre des possibilités dont la principale est celle de la posture d’humilité qu’elle impose dans la relation. Or c’est souvent là que le bât blesse  dans un monde scolaire fondé justement, de part et d’autre sur une autre posture relationnelle.

Il se trouve que le numérique en impose aux adultes autant qu’aux jeunes mais de manière un peu différente. Et justement il propose (voire impose matériellement) des évolutions dans la gestion de la relation.  […] (Source: Bruno Devauchelle)