Archive de octobre, 2013

Quand Twitter s’invite à l’école

Imaginez des petits de 5 ans qui ne savent ni lire ni écrire mais qui tweetent quotidiennement à leurs parents ce qu’ils ont fait en classe via un compte privé. […] Si les petits gazouillent sur le site de microblogging, c’est dans un but pédagogique, assure leur maître. Tweeter servirait à les initier au passage de différents alphabets et de l’oral à l’écrit, à synthétiser leur pensée en 140 signes, et à les sensibiliser, ainsi que leurs parents, à la communication sur internet.

[…] confronter les enfants dès leur plus jeune âge aux réseaux sociaux a-t-il du sens? «Tout dépend de ce que l’on en fait», estime Christian Georges, collaborateur scientifique à la Conférence intercantonale de l’instruction publique (CIIP). En charge du site d’éducation aux médias, il milite pour une approche responsabilisante et préventive de l’utilisation des nouvelles technologies, comme le recommande le Plan d’études romand (PER). La question à se poser est: y a-t-il une réelle plus-value à utiliser un réseau social? Si tel est le cas, bien encadrée, l’expérience peut être tout à fait bénéfique.»

Dans le cadre de la Semaine des médias à l’école en Suisse romande, son équipe et lui ont d’ailleurs proposé pour la troisième année consécutive de «faire entrer Twitter en classe» en créant un journal sur le site de microblogging. Le public concerné est certes un peu plus âgé puisqu’il s’agit d’élèves entre 8 et 16 ans, mais le but poursuivi est le même: favoriser la production d’écrit sur un support atypique, apprendre à écrire de façon concise et réfléchie ou encore à porter un regard critique sur le chemin et le traitement de l’information sur internet.

[…] Christian Georges ne le cache pas, les enseignants romands sont sur la défensive: «J’observe auprès de nos relais cantonaux une grande frilosité face à l’usage pédagogique possible de Facebook ou Twitter. Et les professeurs sont très réticents à y recourir, car ils craignent les dérapages.»

Enseignant à l’Ecole de commerce Aimée-Stitelmann, à Genève, Antoine Melo confirme. Il y a deux ans, cet ingénieur de formation a introduit le microblogging dans ses classes et il fait toujours figure de pionnier. «Les dérapages du style «Ta gueule, je t’emmerde» existent, reconnaît-il. Mais ils ne durent pas car l’un des buts est justement de sensibiliser les élèves aux conséquences de tels comportements.»

Pour rester maître du contenu, il a lancé son site de microblogging via son propre serveur. Une initiative qui devrait s’étendre à tous les établissements scolaires, estime-t-il. «Le problème, c’est que l’administration publique connaît mal ces technologies.»

Utiliser internet et les divers supports technologiques dans un but pédagogique et non pas comme une télé bis, l’objectif est clair, mais à quel âge préparer la génération dite des digital natives à affronter la réalité virtuelle? Pour Sébastien Fanti, avocat spécialisé dans le droit des nouvelles technologies et internet, rien ne sert d’aller trop vite. Le problème avec le Net, dit-il, c’est comme laisser jouer un enfant au bord de la piscine: vous ne pouvez pas le laisser seul. Et de rappeler que l’âge minimum légal pour ouvrir un compte personnel Twitter ou Facebook est toujours de 13 ans, même si les pressions pour l’abaisser à 8 ans se font toujours plus fortes.

Difficile d’imaginer pour autant préserver son enfant de tout contact avec le monde numérique quand les écrans et les tablettes sont aussi familiers à un petit que son doudou. «Là n’est d’ailleurs pas le but», assure Sébastien Fanti. Habituer les enfants aux technologies est essentiel. Seulement, les parents doivent être à même d’accompagner leurs petits dans cet apprentissage, plaide-t-il. Et c’est là que le bât blesse: «C’est la première fois dans l’histoire que les parents ne sont plus les référents. Il est urgent d’organiser des mises à niveau.» (Source: Migros Magazine)

Vérification des cyberrisques

Alerte rouge ou tout est OK? La vérification des cyberrisques te montre si tu es concerné(e) par des risques liés au sexting, au cyber-mobbing ou autres. Pour qu’Internet soit un peu plus sûr, tu trouves des conseils pratiques pour ta sécurité ou tu peux inviter tes amis à la vérification des cyberrisques. (Source: Pro Juventute)

Les smartphones sont omniprésents dans notre société et ils modifient les moeurs

Le smartphone est pour beaucoup devenu un objet indispensable et change même les comportement en société. Est-ce grave docteur?
 

Ces ados qui dorment très peu

Les perturbations hormonales, intensifiées par les nouvelles technologies, privent souvent les jeunes entre 15 et 19 ans d’un sommeil réparateur.

[…] Aujourd’hui, la technologie et les écrans auxquels [les jeunes] sont tellement connectés viennent en rajouter dans leurs troubles du sommeil.  » 14 % des enfants d’âge scolaire éprouvent des difficultés d’endormissement ou se réveillent en cours de nuit , explique Michèle Freud. Discussions interminables au téléphone ou sur Internet, télévision, jeux vidéo sont autant d’interactions qui retardent l’heure du coucher et intensifient les décalages dans les phases de sommeil.  »

Ainsi, les utilisateurs d’écrans, le soir, réduisent leur durée de sommeil de 30 à 45 minutes. La lumière vive des tablettes d’ordinateur dérègle en effet la sécrétion de mélatonine (l’hormone du sommeil) et retarde l’endormissement.

C’est alors comme si une  » information contradictoire  » était envoyée au cerveau de l’ado: tu n’arrives pas à t’endormir, alors surfe un peu sur les réseaux sociaux… mais tu pourras alors encore moins dormir, car la lumière de l’écran te met dans un état de veille et d’excitation diurne. Les textos des smartphones sont, eux aussi, venus remplacer les histoires qui aident à s’endormir. Une enseignante de l’université de Villanova, en Pennsylvanie, interviewée sur une chaîne locale de CBS, a notamment révélé que les envois répétés de SMS perturbent l’endormissement des jeunes utilisateurs… Qui sont même parfois réveillés en pleine nuit par des messages auxquels ils répondent dans un état quasi comateux, entre veille et sommeil!

Comment les aider à retrouver le plaisir de s’abandonner au sommeil, à lâcher prise sur tant de sollicitations amicales, ludiques et technologiques? Pour Michèle Freud, l’option pédagogique est recommandée.  » On expliquera à l’adolescent ces effets toxiques de la lumière d’écran sur l’endormissement , suggère-t-elle. Et, surtout, on apprendra à l’ado à reconnaître ces signes si précieux qui lui indiquent qu’il a physiologiquement besoin d’aller se coucher: yeux qui clignent, bâillements, baisse de la température du corps…  »

 » Qu’il puisse se créer un sas de décompression avant le sommeil est impératif , ajoute Michèle Freud. Changer de tenue, se laver les dents et éteindre son smartphone peuvent devenir ses rituels du soir.  » Certains professionnels estiment aussi qu’écouter la radio peut avantageusement remplacer les médias plus « hard » – car lumineux – dans ce moment d’abandon nécessaire.

Enfin, lui apprendre à se reconnecter à ses sensations corporelles avant de dormir s’avérera profitable. […] (Source: Le Figaro par Arcinfo)

Facebook fait évoluer les paramètres de confidentialité des 13-17 ans

Sur Facebook, les messages des 13-17 ans seront désormais limités par défaut au cercle des amis.

S’ils choisissent de publier publiquement, des messages de pédagogie viendront alerter l’utilisateur.

Facebook s’est suffisamment souvent fait tacler sur sa gestion de la vie privée de ses utilisateurs. L’objectif est donc clair pour le réseau social au 1 milliard d’utilisateurs : montrer son souci pour la protection de la vie privée des adolescents.

Dès [le 17 octobre 2013], la confidentialité des nouveaux inscrits entre 13 et 17 ans sera fixée par défaut à « Amis ». Auparavant, ce paramètre était fixé à « Amis et amis d’amis », ce qui rendait l’information visible à un cercle plus large (et moins contrôlé) de personnes.

A noter que les adolescents de 13 à 17 ans qui auront créé leur compte avant la date du 17 octobre 2013 ne verront pas de changement dans les paramètres de sécurité. Michelle Gilbert, Communication Manager de Facebook France, me précise qu’il est de leur volonté de minimiser la confusion auprès de leurs utilisateurs, et qu’il est donc important de ne pas modifier les réglages de millions de comptes.

L’adolescent pourra toujours faire le choix de passer ses messages en « public » mais verra apparaître une série de messages pédagogiques qui vont en expliciter les « risques », précisant que les messages seront visibles auprès de personnes qu’ils ne connaissent pas, qui pourront ensuite réaliser des demandes d’ajout en amis. L’adolescent devra alors valider son choix de publier publiquement en cliquant sur un bouton « OK » ou pourra revenir en arrière grâce à un bouton « Changer la confidentialité de cette publication ».

Contrairement au changement de confidentialité par défaut, ces messages pédagogiques apparaîtront auprès de l’ensemble des 13-17 ans à partir [du 17 octobre 2013]. […]

Facebook […] est maintenant responsable de la confidentialité d’informations postées par plus d’un milliard d’êtres humains. Elle souhaite donc prouver sa maturité en mettant en place un ensemble de mécaniques de sécurité, de confidentialité et de pédagogie. (Source: Presse-citron)

Violations de la personnalité dues au progrès des techniques de l’information et de la communication

Postulat déposé par Luc Recordon au Conseil des Etats le 27.09.13 (Extraits)

Le Conseil fédéral est invité à fournir un rapport sur les risques que les progrès des Techniques de l’information et de la communication (TIC) font courir aux droits de la personnalité et sur les solutions envisageables.Les TIC apportent maintes améliorations à la vie quotidienne, surtout en facilitant les contacts épistolaires et en limitant le besoin de déplacements ou de conversations orales. Mais toute médaille a son revers et toute technique produit ses effets secondaires indésirables. C’est ainsi que les TIC recèlent un danger accru de violation des droits de la personnalité et du droit fondamental à l’autodétermination de chaque personne sur les informations la concernant. Or, notre ordre juridique ne le pallie pas toujours à satisfaction. Pour ne citer qu’un petit nombre d’exemples, l’indexation dépréciative par les moteurs de recherche peut causer de très sérieux déboires sans que la jurisprudence y porte remède. Dans le secteur de la consommation, les profils de clientèle se multiplient sur la base d’observations effectuées sur des listes de paiement par carte ou sur les images de caméra. Il faut sans doute songer, pour répondre à ce genre de problèmes, à renforcer la législation de droit privé, voire public, en cette matière (le Code civil, voire pénal, et la loi fédérale sur la protection des données) après avoir dûment répertorié les situations les plus choquantes. Un autre sujet brûlant à traiter, tout particulièrement pour les enfants adolescents, consiste en l’introduction d’un droit à l’oubli numérique. (Source: Le Parlement suisse)

Le Conseil fédéral ne veut pas de loi pour les réseaux sociaux

Le Conseil fédéral n’entend pas édicter une loi spécifique pour les réseaux sociaux. Il considère que la loi actuelle est suffisante.

La législation actuelle est suffisante pour régler les risques occasionnés par Facebook, Twitter et autres blogs: le Conseil fédéral n’entend pas édicter une loi spécifique pour les réseaux sociaux. Il pourrait toutefois légiférer sur la responsabilité civile des exploitants de sites internet et fournisseurs d’accès.

Le droit suisse ne présente pas de lacune importante face aux problèmes que posent ces nouveaux canaux de communication, conclut mercredi le gouvernement dans un rapport publié mercredi en réponse à un postulat. Les réglementations générales inscrites par exemple dans la loi sur la protection des données ou dans le code civil valent aussi pour les réseaux sociaux.

Par contre, la responsabilité des fournisseurs de services permettant l’accès au réseau est moins claire. Le Conseil fédéral charge donc le Département de justice et police de voir s’il convient de légiférer. Si cela devait être le cas, les services de Simonetta Sommaruga prépareraient un projet d’ici fin 2015.  (Source: ATS via Arcinfo)