Archive de décembre, 2013

Un soldat virtuel pour intéresser les jeunes à l’Histoire

Le mémorial de Caen raconte depuis aujourd’hui la vie quotidienne d’un jeune Français avant, pendant, et après le débarquement de juin 1944 en Normandie. Les internautes peuvent interagir avec le soldat.

Quelle aurait pu être la vie d’un soldat pendant la Seconde guerre mondiale si les réseaux sociaux existaient? Une uchronie à laquelle s’est attaqué le mémorial de Caen à l’approche du 70e anniversaire du Jour J, en créant sur Facebook et Twitter le faux profil d’un Français engagé dans les troupes américaines. Le tout, pour la bonne cause: intéresser les plus jeunes aux destins héroïques de ces combattants. […]

Le GI français s’appelle Louis Castel, il est né le 19 mars 1920 et a donc 23 ans. Il s’est engagé en tant que GI après avoir vu à la télé, depuis le sol américain, la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler en octobre 1940. Il aime le baseball, les westerns et… raconter sa vie quotidienne sur ses comptes Facebook et Twitter. Son histoire numérique a commencé le 15 novembre avec ce message: «Bientôt en permission, je vous écrirai le 19 décembre…». […]

«C’est de la folie», s’enflamme déjà le directeur de la communication du Mémorial, Franck Moulin. Le compte du faux GI affichait à la mi-journée 20 tweets et 1951 abonnés sur Tweeter et 3669 mentions «j’aime» sur Facebook. Un concept similaire avait déjà été lancé par le musée de la Grande guerre de Meaux qui avait créé un faux Poilu, Lucien Vivien, sur Facebook. Le Poilu virtuel avait affiché plus de 60.000 «followers». (Source: Le Figaro)

Apprentissage collaboratif et web2.0

Nous vivons dans un environnement très fortement marqué par le « numérique », qui investit rapidement toutes les activités sociales, économiques, culturelles. Ceux qui apprennent et ceux qui enseignent sont de plus en plus nombreux profiter des opportunités offertes par le web2.0 quand ils en ont les moyens … et l’autorisation.
 
Depuis longtemps, nous savons que produire une ressource sur un thème est une des meilleures façons de le maîtriser et qu’apprendre en petit groupe de travail est très efficace. 
 
Le web2.0 a ouvert la voie aux « communautés virtuelles » et rendu facile l’apprentissage collaboratif. De leur domicile, les apprenants ont un accès illimité et pratiquement gratuit aux contenus et services du web, ils peuvent s’organiser en ligne, partager leurs trouvailles et réflexions, écrire ou produire à plusieurs, publier les résultats de leur travail pour le partager plus largement.
 
Un atelier a été proposé sur ce thème lors des rencontres « Boussoles du numérique » organisées près de Bordeaux les 11 et 12 décembre 2013. Les diapos et les commentaires de la présentation permettent de comprendre le déroulement d’une séance exemple et d’avoir quelques éclairages sur sa préparation. (Source: Educavox)
 

Apprendre l’histoire au temps des réseaux sociaux

Les différentes manières de se servir des nouveaux médias produits par le développement des technologies de l’information – YouTube, Myspace, Wikipédia, etc. – se répercutent-elles sur l’apprentissage scolaire de l’histoire? Devient-il plus facile pour les élèves, grâce aux nouvelles formes de coopération rendues possibles par les «réseaux sociaux», de comprendre certains aspects de l’histoire? L’auteur de cette thèse de doctorat, axée sur la didactique de l’histoire, a observé et questionné à ce sujet 40 élèves du secondaire II (années scolaires 10–12 pré-HarmoS) et recueilli un corpus de textes produits de manière collective. Les données ont été dépouillées avec les méthodes de la «théorie ancrée» (grounded theory) et l’analyse de contenu qualitative.

Les résultats mettent en évidence le fait que les élèves ne réfléchissent guère aux implications du recours à ces médias digitaux dans leurs apprentissages concernant des thématiques historiques. Mais les nouvelles technologies pourraient néanmoins s’avérer utiles lorsqu’il s’agit de mieux atteindre les objectifs de l’enseignement de l’histoire et ce nouvel élément ne devrait pas être sans conséquences majeures sur l’avenir de cet enseignement. L’auteur a également pu observer chez les élèves un mode de pensée rhizomatique qui se manifeste lorsqu’ils travaillent avec des médias digitaux. Observation qui pourrait également influer de manière positive sur l’enseignement de l’histoire de demain. (Source: CSRE)

Passe ton permis internet d’abord

L’émission Sonar (RTS) se penche sur le « permis internet » de l’Education nationale.

En France, le bon usage d’internet va être enseigné à l’école. Dès janvier, tous les élèves de 9 à 11 ans vont être sensibilisés à la manière dont on doit se conduire sur le web et les réseaux sociaux. A l’issue de plusieurs séances de 45 minutes dispensées par les enseignants, qui s’appuieront sur un kit, un test devra être passé et un permis internet pour récompenser ces « nouveaux internautes responsables » sera délivré. Cette vraie politique de sensibilisation au web en milieu scolaire tranche avec l’attitude nonchalante des autorités suisses en la matière. (Source: RTS)

Une charte contre le cyber-harcèlement

Reportage de la RTS (Nouvo)

De plus en plus de jeunes sont victimes de harcèlement sur les réseaux sociaux. Pour la première fois en Suisse romande, une école privée propose à ses élèves de signer une charte de comportement sur Internet.

De récents cas de débordements ont poussé le directeur l’école Moser à proposer une charte, pas seulement pour les élèves, mais aussi pour les enseignants et le personnel. L’idée, c’est d’adopter un comportement responsable sur les médias sociaux et sur internet en général, conscient que certaines pratiques morales douteuses peuvent aussi avoir des conséquences pénales ou civiles. Publier des photos contre le gré d’un élève, la diffamation, la calomnie, l’injure sont par exemple des actes condamnables sur le plan légal.

Au travers de cette démarche, l’école ne cherche pas à interdire l’usage d’internet ou des médias sociaux, mais d’en montrer les dérives, les dangers et les répercutions possibles sur la réputation future d’un élève (qu’il soit victime ou bourreau).

La charte engage celui qui la signe et ne pas la respecter peut mener jusqu’au renvoi de l’établissement. Cette première suisse pourrait faire des émules. D’autres écoles privées se sont montrées intéressées par la démarche. (Source: Nouvo)

Selfies: pourquoi l’abus est plus dangereux pour les filles que pour les garçons

Les « selfies », ces photos que l’on prend de soi-même, n’ont rien d’une photo-souvenir. Le but affiché par les jeunes (et surtout les filles) est de s’exposer au jugement de ses pairs sur les réseaux sociaux.

Les jeunes ont une étonnante capacité à s’approprier les nouvelles technologies, d’une façon qui déroute parfois leurs concepteurs. Ainsi l’extraordinaire succès de Facebook, à l’origine destiné à mettre en réseau des personnes à distance. En peu de temps, Facebook est devenu un outil très prisé des jeunes pour reproduire ce que les cours d’écoles connaissaient depuis longtemps: les jeux d’alliance pour devenir « populaire » et pour exclure les indésirables.

A y regarder de plus près, Facebook n’a pas réussi à offrir cet espace de liberté et d’expression revendiqué par les jeunes. Au contraire, il s’agit pour eux d’un monde extrêmement formaté où il faut suivre à la lettre les codes, au risque de se faire exclure ou dénigrer violemment. En bref, il faut « liker » (= « j’aime ») ce que font les personnes « populaires » pour avoir des chances de gagner en popularité. Celle-ci se grappille à travers le nombre d’amis affiché, de supporters devrait-on dire, et la beauté. C’est là qu’interviennent ces fameuses photos personnelles, les selfies.

Car sur les réseaux sociaux, il faut se mettre en évidence ! Être vu est la condition sine qua non pour exister. Mais pas n’importe comment. Les photos de soi ne sont jamais anodines : elles sont toujours posées, et montrent une belle facette de soi-même. Mais ne nous y trompons pas, le but de la photo est d’être vu, si possible apprécié, par les personnes qui la verront. Il ne s’agit pas d’un acte égoïste où se rejouerait le drame de Narcisse. Non, c’est un acte social par excellence, où le regard et le jugement des autres sont primordiaux. D’autant plus à l’adolescence où le regard des pairs devient crucial.

Les selfies n’ont rien des photos souvenirs que l’on regarde pour se remémorer de beaux instants passés. Elles ont pour but d’exposer la personne, de la jeter dans l’arène des jugements d’autrui. C’est pour cela que l’estime de soi est en péril. Il suffit que ces clichés soient dénigrés pour que l’image personnelle en prenne un coup. On comprend dès lors pourquoi ce sont les filles qui en raffolent le plus, elles pour qui l’apparence est essentielle sur le marché de la séduction. Et cela explique pourquoi elles encourent un risque plus grand que les garçons…

Alors que faire ? Soyons réalistes : les commentaires des adultes et des spécialistes n’y changeront rien. Il faut que jeunesse se fasse. Les selfies continueront de déferler sur le web. Et les psys continueront de réparer l’estime de soi abîmée de celles et ceux qui s’y seront brûlé les ailes. Heureusement une minorité, car les autres auront appris grâce à cela que le regard des anonymes n’est pas forcément bienveillant, et surtout qu’il n’est pas nécessaire pour s’apprécier soi-même. L’estime de soi se construit de l’intérieur, rarement derrière un objectif photographique, et jamais derrière un écran d’ordinateur. (Source: Atlantico)

Faire une recherche sur Internet, ça s’apprend! Méthodologie en 6 étapes et site dédié

Faire une recherche, ça s’apprend! Ce site rare est entièrement consacré à la recherche d’information sur Internet : un effort rare, une réalisation de Martine Mottet, enseignante chercheuse en Sciences de l’éducation à l’Université de Laval au Québec.

Ce professeur dédie un site entier à la formation à la recherche d’information en bibliothèque et sur le Web, avec la spécificité de s’adresser aux jeunes publics, aux enseignants, aux familles… et aussi aux animateurs multimédia. Cet espace en ligne s’inscrit dans le cadre de l’éducation au numérique et d’un apprentissage pensé en mode pédagogique. (Source: NetPublic)