Archive de mai, 2014

Des jeunes Britanniques piégés par leurs traces numériques

De jeunes internautes britanniques ont été les victimes, la semaine dernière, d’une expérience visant à sensibiliser au nombre de données personnelles qui sont stockées en ligne. Évoquant des informations sur leurs vies, des inconnus sont venus les aborder dans des bars, en prétextant qu’ils les connaissaient. Les anecdotes avaient toutes été récupérées sur le web et les réseaux sociaux. Par Magali Philip. (Source: Sonar-RTS)

Ecouter l’émission.

Ce que vous risquez en publiant sur les réseaux sociaux

Dans cette infographie réalisée par « Trend Micro », une étude détaillée est réalisée pour recenser les risques liés aux publications sur les réseaux sociaux.
 
Les menaces que chacun d’entre nous doit craindre mais surtout connaitre et s’en protéger ! Pour cela, je vous conseille notre dossier « Protégez-vous sur les réseaux sociaux : le guide complet ! » qui regroupe tous nos astuces et conseils afin d’utiliser les réseaux sociaux en toute sécurité. (Source: inf0mag)

Cette photo s’autodétruira dans dix secondes… peut-être…

Snapchat permet de partager des photos sans laisser de traces numériques derrière soi grâce à une idée simple: les photos s’autodétruisent au bout de dix secondes. Cette application aux faux airs de Mission: impossible est née d’une question que se sont posée deux jeunes programmeurs: “Et si les photos embarrassantes disparaissaient dès l’instant où elles sont vues?” Avec 200 millions de photos échangées chaque jour, le concept trouve visiblement ses adeptes. (Source: Courrier international – 9 juillet 2013) 

Un expert a annoncé avoir découvert une faille dans l’application Snapchat, qui permet de récupérer l’ensemble des photos reçues par un utilisateur. Les fichiers sont en réalité stockés dans un dossier caché sur le disque dur du téléphone. Une entreprise a décidé d’en tirer une exploitation commerciale: pour 300 à 600 dollars, elle propose désormais aux « parents et à la justice » de récupérer les images Snapchat de tout téléphone. Un peu embêtant pour les plus de 40 millions de personnes qui utilisent précisément Snapchat pour ne pas laisser de traces de leurs conversations privées. (Source: rezonances – 10 mai 2013) 

La FTC, le gendarme américain de la concurrence, accuse Snapchat d’avoir trompé ses utilisateurs sur le caractère éphémère des snaps publiés (photos, vidéos, textes…), censés «disparaître pour toujours» en moins de dix secondes. Snapchat a notamment négligé de les informer que les snaps pouvaient être sauvegardés indéfiniment, en utilisant d’autres applications.

Ce service pour smartphones est devenu très populaire, mais sa croissance a nourri des inquiétudes, car l’application peut donner aux adolescents une fausse impression de sécurité quand ils publient des photos.

La FTC accuse aussi Snapchat d’avoir collecté, sans leur dire, les contacts des carnets d’adresses de ses utilisateurs. «Si une entreprise vend un service fondé sur la sécurité et la confidentialité, c’est essentiel qu’elle tienne ses promesses», a estimé la présidente de la FTC. (Source: lemonde.fr – 9 mai 2014)

Voir aussi la vidéo « Snapchat ou le succès (éphémère?) de l’éphémère » (2:16) 

Cet article en pdf

Questions – cycles 2 et 3

  1. Pourquoi les internautes partagent-ils des photos ou des images?
  2. Pour quelles raisons l’application Snapchat a-t-elle rencontré un si grand succès?
  3. Si tu étais parent, accepterais-tu que ton enfant utilise cette application?

Questions – cycle 3

  1. Les photos partagées via Facebook sont-elles davantage sécurisées que sur Snapchat?
  2. Que peux-tu faire si tu as diffusé une image sur internet et que tu veux la récupérer?
  3. Si tu étais parent et que tu avais des inquiétudes à propos de l’usage que ton enfant fait de son smartphone, utiliserais-tu les services d’une entreprise pour récupérer des fichiers effacés?

Les commentaires sont modérés avant leur publication. Pour être approuvés, ils doivent être en accord avec la Charte RPN.

Justice: Google devra respecter «le droit à l’oubli numérique»

Google estime qu’il lui faudra «plusieurs semaines» pour trouver un moyen de se conformer à une décision de la justice européenne. Celle-ci l’oblige à effacer certaines données privées de ses résultats de recherche au nom du «droit à l’oubli».

La Cour européenne de justice (CEJ) de Luxembourg a débouté le groupe américain mardi, estimant que les particuliers pouvaient obtenir, sous certaines conditions, la suppression des liens vers des pages internet comportant des données personnelles. Ils doivent pour cela s’adresser directement au fournisseur de ces liens.

«L’arrêt a des implications importantes pour la manière dont nous gérons des demandes de retrait» d’informations dans les résultats de recherche, a indiqué un porte-parole de Google. […]

La décision s’applique à tous les pays de l’UE, mais son application sera supervisée par les organismes nationaux en charge de la protection des données.

Dès le lendemain de l’arrêt, certains experts et acteurs du secteur technologique avaient prévenu que sa mise en oeuvre serait compliquée, certains y voyant même un risque d’ouvrir la porte à la censure. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s’est aussi inquiétée d’une obstruction dans le travail d’enquête journalistique.

Google n’a pas communiqué sur le nombre de demandes de retrait d’informations qu’il a reçues depuis l’arrêt. Certains médias, notamment britanniques, ont fait état d’une nette augmentation. (Source: laliberte.ch)

Identité numérique: un sujet à aborder avec nos élèves

Qu’est-ce que l’identité numérique?
Pouvons-nous façonner notre identité numérique?
Quels sont les enjeux et les impacts de nos gestes sur le Web?
Ce sont autant de questions que nous sommes en droit de se poser dans une ère où les jeunes sont si actifs sur les réseaux sociaux.

Afin de favoriser un comportement éthique et sécuritaire en ligne chez les jeunes, il semble important d’aborder le concept de citoyenneté numérique en classe. En effet, tous les adultes jouant un rôle-clé auprès des élèves sont invités à les aider à exercer leur cybercitoyenneté de façon éthique et responsable afin que qu’ils évoluent positivement dans cet univers de technologie. L’appropriation des outils, leur utilisation en réseau, les médias sociaux, l’éthique des technologies sont des éléments à aborder afin de former les élèves à devenir de bons citoyens numériques. […]

En amorce, le visionnement de cette vidéo, réalisée par des élèves dans le cadre d’un projet en ECR, a amené des discussions et réflexions pertinentes sur les impacts de leurs publications en ligne.

Communiquer, commenter, taguer, géolocaliser, indexer sont autant de caractéristiques des médias sociaux que les élèves étaient en mesure d’identifier et d’expliquer.

Traces à notre sujet…
Consulter, télécharger, déposer, commenter, publier, partager, « aimer », « retweeter »… peu importe l’utilité qu’ils en font, ces derniers ont pris conscience des traces qu’ils laissaient sur le Web!

Savez-vous quelle image vous renvoyez sur Internet ?
Les jeunes ont testé leur identité numérique en se « googlant »! Certains étaient surpris des informations trouvées, d’autres connaissaient les traces laissées sur le Web. Certaines volontaires, d’autres involontaires c’est-à-dire, publiées par d’autres!

De saines pratiques…
L’association sur l’accès et la protection de l’information a développé une trousse pédagogique destinée à l’élève afin de l’amener à développer de saines pratiques dans la diffusion de son image et de ses renseignements sur le Web. Les comportements à risque sur Internet, la vie privée, l’éthique et le savoir-vivre sont autant de sujets abordés dans cette trousse que nous avons exploitée avec les élèves.

Implication des élèves dans le choix des règles…
Comment l’exploitation des médias sociaux peut-elle aider sans nuire? Quelles sont les règles à mettre en place afin de façonner notre identité numérique tout en protégeant notre vie privée et celle des autres? […] (Source: L’équipe APO de la DSTI)

L’application Snapchat accusée d’avoir trompé ses utilisateurs

L’application Snapchat, dont les messages s’autodétruisent en moins de dix secondes, va devoir améliorer sa confidentialité et sa sécurité, selon les termes d’un accord passé avec la Federal Trade Commission (FTC), le gendarme américain de la concurrence, qui l’accuse d’avoir trompé les utilisateurs.

La FTC, qui a annoncé cet accord jeudi 8 mai, accuse notamment Snapchat d’avoir trompé ses utilisateurs sur le caractère éphémère des snaps publiés (photos, vidéos, textes…), censés «disparaître pour toujours» en moins de dix secondes. Snapchat a notamment négligé de les informer que les snaps pouvaient être sauvegardés indéfiniment, en utilisant d’autres applications.

Ce service pour smartphones est devenu très populaire après son lancement, en septembre 2011. Mais sa croissance a nourri des inquiétudes, car l’application peut donner aux adolescents une fausse impression de sécurité quand ils publient des photos

Le gendarme de la concurrence accuse aussi Snapchat d’avoir collecté, sans leur dire, les contacts des carnets d’adresses de ses utilisateurs possédant un iPhone, un iPad ou un iPod. Il lui reproche également de n’avoir pas suffisamment sécurisé son service Find a Friend (« trouver un ami »), qui a permis à des pirates d’accéder à sa base de données et de voler les noms et les numéros de téléphone de 4,6 millions d’utilisateurs. « Si une entreprise vend un service fondé sur la sécurité et la confidentialité, c’est essentiel qu’elle tienne ses promesses », a estimé la présidente de la FTC, Edith Ramirez, dans un communiqué.

Aucune amende n’a été évoquée, mais Snapchat pourrait être l’objet de sanctions financières si elle ne respectait pas les conditions de l’accord, selon la FTC.

Snapchat a promis, dans un communiqué, de répondre aux questions soulevées par la FTC et dit avoir déjà réglé plusieurs de ces problèmes. Snapchat assure qu’elle continue notamment à investir massivement dans la sécurité et les moyens d’empêcher les abus. (Source: lemonde.fr)

Quel est ton avis?

L’intention générale de ce projet est de vous fournir une plateforme destinée à favoriser l’expression écrite des élèves et de susciter la réflexion critique sur les usages des médias sociaux.

Les notions de protection des données, de sphère privée, d’identité numérique, de recherche et de validation de l’information ou encore de propriété intellectuelle peuvent être abordées dans le cadre de leçons consacrées explicitement à l’éducation aux médias, mais peuvent également faire l’objet de « leçons de choses numériques », à l’occasion d’une question soulevée par un élève ou encore en présentant et en commentant un événement d’actualité.

Le blog Médias sociaux recense des éléments pertinents sur ce thème et propose des articles dont le contenu est à même de susciter des moments de discussion et d’échanges au sein de la classe.

Le RPN vous propose ainsi régulièrement l’un ou l’autre de ces articles sur sa page d’accueil en vous invitant à les exploiter en classe, à débattre de leur contenu et à les commenter. La possibilité est offerte de rédiger une synthèse des commentaires de la classe ou de suggérer aux élèves de publier des commentaires individuels.

Les commentaires sont modérés avant publication. La modération se base sur la charte du RPN pour ce qui concerne le domaine de la responsabilité personnelle et de l’éthique. Pour la langue écrite, une norme intermédiaire peut être établie en se référant à la fiche-méthode «La dictée et l’exercice de réécriture», Atelier du langage 9, p. 12. Les auteurs de commentaires non publiés sont informés directement (par courriel) des raisons qui ont conduit le modérateur à renoncer à la publication de leur texte. (Source: RPN)

Les articles déjà publiés sont ici.

 

Sauter dans l’eau froide?

« C’est le défi du moment sur Facebook dans la région: se jeter dans l’eau froide par n’importe quel temps et partager son exploit avec ses amis. Les plongeons sont filmés et postés sur le réseau social. Le phénomène se propage à grande vitesse.

Il suffit de surfer une dizaine de minutes sur Facebook pour découvrir de nombreuses vidéos. On y voit des jeunes, filles ou garçons, qui se jettent dans l’eau de jour comme de nuit. Certains ont choisi une piscine, d’autres une rivière […], une fontaine, un étang… […]

Ces défis fonctionnent sur le principe d’une chaîne: vous êtes invités par un de vos amis à le relever dans les 48 heures. Soit vous acceptez, soit vous offrez un souper à celui ou celle qui vous a défié. Une fois que vous avez réalisé votre plongeon, vous défiez à votre tour trois autres personnes. […]

Si ce jeu se veut bon enfant à la base, certains internautes, notamment des parents, craignent un accident: une mauvaise chute ou un choc thermique par exemple. » (Source: RFJ – 4 mai 2014)

« […] la police cantonale rappelle que le fait de s´immerger dans des eaux froides comporte des risques d´accident (hydrocution pouvant entrainer un malaise, voire le décès, noyade, glissade, etc.).

Il y a également lieu d´être attentif à la profondeur et/ou au débit du cours d´eau.

D´un point de vue strictement légal, si pour accomplir ce défi, les personnes concernées se rendent dans des propriétés privées ou clôturées, sans l´autorisation du propriétaire, ce dernier peut déposer plainte (violation de domicile, art. 186 du Code pénal suisse). » (Source: Police cantonale jurassienne – 6 mai 2014)

Tout était parti d’une très bonne intention. Celle de sauver […]  un petit bébé américain […] atteint d’une très grave tumeur au cerveau. Un mouvement de solidarité s’est rapidement créé […] afin de récolter des fonds pour financer les soins. […]

Ils ont ainsi lancé « Plunge for Landon », « Plongez pour Landon ». Il s’agit simplement de se jeter dans une eau obligatoirement très froide et de défier au moins trois amis d’en faire autant dans les 24 heures. Pour chaque personne qui relève le défi, vous vous engagez à verser un certain montant à l’association qui finance les soins du bébé. Pour prouver que vous avez bien bravé le froid, il vous suffit ensuite de publier la vidéo de vos exploits sur la page Facebook « Plunge for Landon ».

L’idée, plutôt amusante et plutôt utile, s’est répandue comme une traînée de poudre. […] En fin de semaine dernière, selon le « Kansas City Star », plus de 233 000 dollars (203 000 francs) avaient été récoltés dans 28 pays différents. […]

Une belle aventure qui prend un tournant un peu différent depuis quelques jours. En particulier du côté du Jura, où les vidéos se multiplient sur les réseaux sociaux.

Mais ici, on a visiblement oublié l’origine caritative du mouvement. « Vous avez 48 heures pour faire la même chose, sinon vous nous devez un souper et un T-shirt », explique Alex sur sa page Facebook. La motivation est devenue nettement moins altruiste. […].

En Suisse alémanique, des accidents liés à cette pratique ont été enregistrés la semaine dernière. Hier, la police cantonale jurassienne a diffusé un communiqué préventif. « Le fait de s’immerger dans des eaux froides comporte des risques d’accident (hydrocution pouvant entraîner un malaise, voire le décès, noyade, glissade, etc.). » […]

En revanche, en l’absence de cas qui auraient mal tourné, la Police neuchâteloise n’entend pas communiquer sur un phénomène qui « frise la connerie », selon le mot du porte-parole Pierre-Louis Rochaix. (Source: Arcinfo – 7 mai 2014)

Voir aussi « Se jeter dans l’eau froide est le nouveau défi lancé sur Facebook », RTS, le journal du 6 mai 2014.

 

Questions – cycles 2 et 3

  1. Pour quelles raisons les personnes qui sautent dans l’eau froide acceptent-elles ce défi?
  2. Si un accident survient, qui en est responsable?
  3. Que répondrais-tu à la personne qui te mettrait au défi?

Questions – cycle 3

  1. Ce défi aurait-il autant de succès sans passer par Facebook?
  2. Connais-tu d’autres circonstances où quelqu’un lance un défi à d’autres personnes? Quelles différences vois-tu avec le défi sur Facebook?
  3. Pour quelles raisons les médias traditionnels (presse, TV, radio) ont-ils donné un écho à ce buzz?

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Les commentaires sont modérés avant leur publication. Pour être approuvés, ils doivent être en accord avec la Charte RPN.

Education: L’école selon Google

Google a lancé en version beta Google Classroom, une plateforme à destination des enseignants et des élèves. L’objectif est d’améliorer la communication des enseignants envers les élèves, rassembler toutes les informations concernant les apprenants, suivre leurs travaux dans toutes les matières et réduire au maximum l’utilisation du papier et des livres en utilisant des ebooks scolaires.

Au final, le projet est d’éviter de se disperser dans les paperasses pour maximiser le temps d’apprentissage.

Pour le moment, seuls quelques privilégiés ont accès à Google Classroom, l’entrée est sur invitation, comme à chaque fois que le géant du net lance un projet stratégique. Une fois testée, cette plateforme intégrera ensuite les applications Google dédiées à l’éducation.

Ce nouveau projet va rassembler tous les outils dont la firme dispose pour proposer aux professeurs et aux élèves l’école de demain, tout en préservant la vie privée précise Google sur son blog.
De plus, la firme de Mountain View annonce que ces outils seront gratuits et ajoute qu’une douzaine d’écoles américaines sont déjà partenaires pour tester ce concept. (Source: idboox.com)

Wikipédia pour tous

Les personnes intéressées à contribuer à l’encyclopédie en ligne Wikipédia, ou simplement à en comprendre le fonctionnement, sont conviées, aujourd’hui de 12h à 14h, à la Wikipermanence qui se tiendra à la bibliothèque de l’Institut d’ethnologie et du Musée d’ethnographie de Neuchâtel. Cette rencontre, première du genre à Neuchâtel, se tiendra désormais une fois par mois.

Il ne s’agit pas d’une simple rencontre entre habitués de la communauté. La Wikipermanence, organisée par l’association Wikimédia, est là pour répondre aux questions, permettre des démonstrations, offrir une aide aux premiers pas et, si cela se fait régulièrement, permettre un suivi. Le public d’une Wikipermanence vient pour recevoir de l’aide pour mettre en ligne un article sur Wikipédia, pour partager des photos sur Wikimedia Commons, recevoir des conseils techniques ou pratiques sur l’utilisation des wikis, pour trouver des personnes pour constituer une équipe de rédacteurs ou de photographes, ou parler de tout ce qui tourne autour de Wikipédia. Les séances sont ouvertes aux contributeurs débutants et confirmés, comme aux simples curieux. Entrée libre. Les prochaines rencontres auront lieu le 20 mai et le 26 juin. (Source: Arcinfo)