Archive de juin, 2014

Facebook manipule les émotions de ses utilisateurs pour une recherche

Une recherche publiée récemment expliquant comment Facebook a manipulé des informations de près de 700’000 utilisateurs pour une étude suscitait l’inquiétude d’internautes ce week-end.

Pendant une semaine, du 11 au 18 janvier 2012, Facebook et des scientifiques des Universités Cornell et de Californie à San Francisco, ont utilisé le système d’algorithmes du réseau pour modifier le contenu des informations reçues par un groupe d’utilisateurs afin d’étudier l’impact sur leurs émotions.

La recherche a été publiée le 17 juin dans la revue scientifique américaine Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences.

L’étude suscite une attention grandissante sur la toile après des articles publiés samedi dans la revue en ligne Slate et sur les sites du magazine The Atlantic et de Forbes. Certains internautes expriment « leur trouble profond » ou qualifient la méthode utilisée « d’alarmante » ou de « démoniaque ».

Les auteurs affirment que les autorités de leurs universités avaient approuvé ces travaux « car Facebook, apparemment, manipule systématiquement le contenu des informations diffusées ».

De son côté, Facebook a rejeté ces accusations. (Source: RTS)

Instagram juge cette photo «inappropriée» et provoque une révolte de mamans

Un petit vent de révolte s’est répandu chez les mamans blogueuses et instagrameuses, depuis que l’une d’entre elles s’est vu fermer son compte sur le réseau social de partage de photos, Instagram. Sur son blog, Courtney Adamo, (@CourtneyBabyccinokidsraconte :

« Mercredi soir, j’ai posté cette photo de Marlow dans ses bottes de pluie jaunes et sa “culotte de grande”. J’ai raconté comment […] elle avait décidé de devenir propre, et comment elle avait gardé sa culotte sèche toute la journée. J’ai trouvé que cette photo de ma petite fille et de son ventre rond (avec nombril proéminent) était trop mignonne. J’aime que sa fierté soit si visible sur la photo. »

La photo a été dépubliée.

« J’étais sûre que c’était une erreur, donc je l’ai repostée. Et hier soir [jeudi dernier, ndlr], mon compte a été bloqué. »

Pour la mère, c’est un drame. Elle s’explique dans un texte qui en dit long sur ce que sont devenus les réseaux sociaux pour beaucoup: des carnets de bord autant que des albums de famille.

« Instagram a détruit quatre ans de photos et de souvenirs de ma famille: toutes les photos de nos voyages, les anniversaires de mes enfants, toutes mes notes, tous mes commentaires sur les traits de mes enfants et les étapes importantes, tous les mots des amis et de la famille, les messages que j’ai reçus quand Marlow est née. »

Pour la soutenir, un « hashtag » (mot-clé) a été créé : #BringBackCourtneyBabyccino (ramenez Courtney Babyccino). On y trouve 1 000 photos, celle de Marlow postée et repostée avec des messages de soutien.  […]

D’autres postent des photos de leurs propres enfants le nombril à l’air:

« Hey @instagram, tout le monde a un ventre et ce n’est pas inapproprié. »

Enfin certaines utilisatrices notent que d’autres photos d’adultes forts dénudés ne sont pas dépubliées alors qu’on pourrait les imaginer plus choquantes.

L’attitude d’Instagram est intéressante à l’heure où Facebook vient d’autoriserles photos de femmes en train d’allaiter. En attendant que cette «lutte» aboutisse, Courtney Adamo s’est ouvert un nouveau compte depuis samedi. A l’heure où nous publions cet article, il compte déjà 4 983 abonnés. Lundi matin, la blogueuse avait finalement retrouvé son compte d’origine et ses 38 025 abonnés. (Source: Rue89)

« Une appli pour espionner le portable des ados » ou « comment confondre éducation et intrusion? »

Une nouvelle application permet aux parents d’espionner les faits et gestes de leurs enfants sur leur smartphone.

Ça ne va pas plaire à tout le monde, et certainement pas aux jeunes adolescents. Une appli offre désormais aux parents la possibilité de s’équiper d’un système d’espionnage digne de la NSA. Comme son nom l’indique, TeenSafe a été élaboré pour s’assurer de la sécurité des ados lorsqu’ils surfent sur le Net. Le programme n’est autre qu’un moyen de surveillance. Son installation est extrêmement simple. Il suffit de sélectionner le type de téléphone que l’enfant possède. S’il s’agit d’un iPhone, le parent ne devra même pas toucher à l’appareil ciblé. L’identifiant Apple et le mot de passe suffisent. Une fois mis en place, il devient possible pour un parent de vérifier, à partir de son propre téléphone, tout ce qu’un ado fait sur son portable. Le géniteur pourra par exemple consulter les sms envoyés, reçus, et même ceux qui ont été supprimés. Il pourra aussi vérifier l’historique des recherches internet et des pages visitées ou encore voir quels appels téléphoniques ont été effectués. Mais ce n’est pas tout : l’appli donne également accès aux comptes Facebook ou Instagram de l’enfant et permet de le géolocaliser, le tout sans que celui-ci ne s’en aperçoive.

On peut se demander si les parents auront la conscience tranquille après une telle intrusion dans la vie privée de leur enfant. En fait, tout dépend peut-être de leurs intentions. Dans son slogan, TeenSafe suggère aux parents de protéger leur trésor le plus précieux. Alors que les jeunes passent une bonne partie de leur temps devant un écran, les concepteurs du logiciel estiment qu’il est légitime pour les parents de s’inquiéter des dangers du Net. Ils évoquent notamment les harcèlements sur les réseaux sociaux, les éventuels prédateurs ou encore la publication de messages à caractère sexuel et de photos compromettantes. Une question demeure : faut-il dire à l’enfant qu’il est surveillé ? Pour l’équipe TeenSafe, il s’agit là d’un choix personnel, qui dépend notamment du contexte et du comportement du jeune en question.

Ce genre de programme ne pousserait-il pas à certaines dérives ? On peut craindre que si. Lors du téléchargement du logiciel, TeenSafe vous fait certifier sur l’honneur que vous ne l’utiliserez que sur l’appareil mobile d’un enfant dont vous êtes le tuteur légal. Mais l’efficacité de ce système d’espionnage pourrait donner des idées à certains, qui pourraient par exemple être tentés de faire surveiller le téléphone de leurs employés ou encore de leur conjoint. C’est d’ailleurs ce que proposent déjà d’autres applications qui sont toutefois moins faciles à utiliser, le logiciel devant être téléchargé sur le smartphone de la personne visée. Quoiqu’il en soit, mieux vaut sans doute réfléchir avant d’agir. En Belgique, ce genre de pratiques est généralement illégal. Si un parent veut contrôler les actes virtuels de son ado, il doit l’en avertir. Un juge pourrait en effet considérer qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une violation des droits de l’enfant concerné. (Source: rtbf.be par yapaka.be)

Vivre de sa musique… gratuite?

Spotify est un service de streaming musical qui permet une écoute quasi instantanée de fichiers musicaux. Un lien est fourni sur certaines musiques du catalogue pour permettre à l’utilisateur d’acheter directement le titre via un site marchand partenaire.

Les utilisateurs peuvent payer un abonnement mensuel, qui leur permet d’écouter des aperçus ou des chansons entières avant les autres et d’avoir une interface sans publicité.

L’utilisateur peut accéder à plus de 25 millions de titres en les recherchant par artiste, album, titre et genre. Quelques maisons de disques ou artistes sont sous-représentés ou même totalement absents de la bibliothèque musicale, notamment les Beatles.  (Source: Wikipedia)

Radiohead a retiré ses albums « The Eraser » et « Atoms for Peace » de Spotify, mais aussi de Deezer et Rdio, estimant que les plateformes de streaming de musique ne rémunèrent pas suffisamment les artistes. Radiohead rejoint ainsi les rebelles Coldplay et Adele qui préfèrent le téléchargement classique d’iTunes.

La Sacem, puissante société de gestion des droits des auteurs, affirme qu’elle perçoit «entre 90 centimes et 1,10 euros pour un CD de 15 titres.» En comparaison, elle perçoit «70 centimes pour un album équivalent vendu sur iTunes.» Une rémunération qui tombe à 0,0105 euro sur Spotify. Des sommes qu’il faut à chaque fois diviser entre auteur, compositeur et éditeur.

Attaqué, Spotify rétorque qu’ «il n’y a pas la moindre preuve que ne pas diffuser un album sur Spotify soutient les ventes globales. Cela ne fait que punir les fans actuels ou futurs pour avoir choisi un site légal de musique et cela les contraint à aller sur des sites de téléchargement illégaux ou sur YouTube.» (Source: obsession.nouvelobs)

«Certains artistes se sont montrés critiques contre Spotify parce qu’ils ne comprennent pas que nous essayons de redessiner l’industrie, ils ne comprennent pas comment Spotify fonctionne» déclare Mark Williamson, directeur Europe du service Artistes. «Effectivement, notre modèle est nouveau et pose de nombreuses questions. Nous ne vendons pas des morceaux, mais nous fournissons un accès. Les internautes peuvent écouter de la musique gratuitement avec des publicités et certaines limitations, ou en illimité en souscrivant un abonnement. Dans tous les cas, ils génèrent de l’argent qui est reversé pour 70% aux ayants-droits, ceux qui gèrent les droits des artistes», résume-t-il. Charge alors à cet ayant-droit (maison de disques, label…) de reverser une part aux artistes en fonction de leur contrat.

Spotify souligne toutefois que chaque écoute rapporte à l’ayant-droit entre 0,006 et 0,0084 dollars (entre 0,004 et 0,006 euro). Il faut donc compter entre 240 et 162 écoutes pour générer un euro. Et évidemment, plus un artiste est populaire, plus il est rémunéré.  (Source: obsession.nouvelobs)

Spotify vient d’atteindre ses 10 millions d’utilisateurs payants. Un chiffre croissant, certes, mais qui ne permet toujours pas à la plateforme de musique en ligne d’être rentable.

Depuis sa création, Spotify a perdu plus de 200 millions de dollars. Selon Business Week, ces pertes sont principalement dues au modèle économique de Spotify.

«Si Spotify achetait les droits des chansons sous la forme d’un forfait, chaque nouvel abonné apporterait de l’argent à la compagnie, explique le site d’actualité économique. Mais ce n’est pas comme ça que Spotify fonctionne. En réalité, le site dépense une proportion fixe de ses revenus totaux en droits d’auteurs. Donc si Spotify double son nombre d’abonnés, il double aussi la somme qu’il devra dépenser.» Ainsi, ses marges ne risquent pas d’augmenter avec 10 millions d’abonnés. (Source: slate.fr)

Pour Nigel Godrich, l’industrie de la musique est en train de se faire avoir, «et si nous n’essayons pas et ne faisons pas tout pour que ce soit juste pour les nouveaux producteurs de musique et les nouveaux artistes, alors l’art en souffrira.» Le producteur a de plus précisé que les gens ont peur de parler car ils craignent de perdre l’exposition de ces plateformes si elles ne jouent pas le jeu.

Si intégrer d’anciens titres déjà rentabilisés dans ces plateformes a un sens, le problème se situe bien pour les nouveaux artistes, pour les titres plus récents. Il explique ainsi que proposer les morceaux de Pink Floyd est tout à fait normal, «mais si les gens les avaient écouté sur Spotify au lieu d’acheter leurs titres en 1973… Je doute fort que Dark Side of the Moon aurait été fait… Il serait tout simplement trop cher.» (Source: nextimpact.com)

Ne serait-ce qu’en raison de la bonne entente entre compagnies de disques et services de diffusion en direct, je crois que ces derniers sont là pour rester. Les consommateurs sont désormais habitués de payer très peu –voire rien du tout– pour la musique et ils s’attendent à rien de moins qu’une liberté totale de choix et à une sélection illimitée.

Pour les artistes, cela signifie qu’ils devront probablement se résoudre à chercher d’autres sources de revenus, cela veut dire essentiellement la vente de billets de spectacles et de produits dérivés, ainsi que la vente d’éditions spéciales de leurs disques aux fans les plus passionnés: disques de vinyle, coffrets contenant des beaux livres, enregistrements de spectacles vendus uniquement sur leur site web, etc.

Le défi consistera donc pour les artistes à convertir les amateurs éphémères (qui les auront découverts sur Spotify, comme autrefois à la radio) en fans indécrottables, qui en deviendront des ambassadeurs et des promoteurs acharnés, prêts à dépenser beaucoup d’argent pour leurs artistes favoris. (Source: Stéphane Ethier)

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Questions – cycles 2 et 3

  1. Si tu étais artiste, accepterais-tu de figurer dans le catalogue de Spotify?
  2. Trouves-tu juste qu’on puisse écouter gratuitement de la musique qui est payante sur des supports matériels ou sur iTunes?
  3. Quels sont les artistes pour lesquels tu acceptes d’ouvrir ton portemonnaie?

Questions – cycle 3

  1. Penses-tu que Spotify se développera encore et que ce service pourra rétribuer les artistes correctement?
  2. Certains pensent qu’il sera désormais plus difficile pour un nouvel artiste de faire carrière. Quels sont, selon toi, les artistes découverts récemment qui feront une longue carrière?
  3. Qui sont les ayant droits des titres des Beatles? Pourquoi l’oeuvre de ce groupe de légende n’est-elle pas disponible sur Spotify?
  4. Comment Youtube permet-il à son propriétaire de gagner de l’argent? Ce service respecte-t-il les droits d’auteur?

Les commentaires sont modérés avant leur publication. Pour être approuvés, ils doivent être en accord avec la Charte RPN.

Facebook: cacher sa liste d’amis ne sert à rien

Un groupe spécialisé dans la sécurité a découvert une faille sur la plateforme qui permet de rendre publiques les relations privées d’un utilisateur.

Par mesure de confidentialité, Facebook permet à ses utilisateurs de masquer leurs listes d’amis aux yeux des autres membres du réseau social, via l’option «Moi uniquement» dans les paramètres du profil. Or, CyberInt, un groupe américain spécialisé dans la sécurité de l’information, a démontré que la liste privée d’amis ne l’était pas vraiment. Grâce à une simple adresse URL, il est en effet possible de dévoiler les relations de n’importe quel utilisateur, même s’il a pris soin de cacher cette information au public. L’équipe a découvert qu’il suffisait de se servir d’un second profil, celui d’un ami dont la liste d’amis est publique. L’astuce consiste ensuite à comparer les amis en commun entre les deux profils via l’adresse suivante:

https://www.facebook.com/nom.profil[profil avec liste cachée]/friends?and=second.profil[profil avec liste publique]

Pour montrer que la faille est bien réelle, le site Mashable a procédé à un test en utilisant le profil le plus emblématique, celui de Mark Zuckerberg, le cofondateur du réseau social dont la liste d’amis est privée. En le comparant à celui de Chris Cox, l’un de ses employés, dont la liste d’amis est publique, le site a découvert qu’ils avaient pas moins de 248 amis en commun. En répétant l’opération à plusieurs reprises avec d’autres membres, il est ainsi possible de reconstituer peu à peu la liste quasi complète des relations d’une personne sur le site de socialisation. (Source: 20min.ch)

WhatsApp: faites don de vos messages à la science !

Cinq ans après une vaste collecte de SMS, qui a permis le développement de nombreuses et fructueuses recherches, les linguistes des Universités de Neuchâtel, Zurich et Berne se tournent désormais vers les échanges par messagerie WhatsApp. Une vaste campagne démarre dans toute la Suisse à partir du 1er juin, en vue d’engranger des données aussi nombreuses que possible pour la recherche.

L’objectif de ce projet plurilingue (allemand, français, italien, romanche, anglais) est de décrire de manière détaillée les caractéristiques linguistiques de cette forme de communication relativement nouvelle et qui connaît un vif succès. Les données recueillies seront comparées à celles du corpus suisse de SMS qui a été constitué entre 2009 et 2011 (voir le site en cinq langues www.sms4science.ch).

Les messages récoltés permettront de décrire les échanges WhatsApp dans une perspective tant linguistique que communicationnelle. Les questions que se posent les linguistes sont notamment les suivantes: comment se présente la diversité linguistique et dialectale dans les échanges WhatsApp? Comment les utilisateurs de la messagerie interagissent-ils les uns avec les autres? En quoi l’échange par WhatsApp diffère-t-il du SMS, qu’apporte-t-il de nouveau? D’autre part, la langue change-t-elle du fait de la communication mobile ? Et si oui, comment et en quoi?

Des prix à gagner pour les donneurs

La population est appelée à participer à cette collecte en envoyant ses conversations WhatsApp à l’adresse suivante : envoyer@whatsup-switzerland.ch. Chaque semaine, neuf bons CFF ainsi qu’un bon pour une Smartbox seront mis au concours, pour une valeur totale de 4’000 CHF. (Source: UNINE)

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