Archive de octobre, 2014

Les marques adorent votre photo de profil

Des logiciels passent les réseaux sociaux au crible afin de détecter les logos qui figurent sur les photos des internautes. Le but : cerner le profil des consommateurs et optimiser le ciblage des publicités.

Connaissez-vous Ditto ? Si vous êtes adepte des réseaux sociaux et postez régulièrement vos photos, Ditto, lui, vous connaît certainement.

Créée par des ingénieurs du Massachusetts Institute of Technology, la société américaine Ditto Labs a élaboré des logiciels de reconnaissance d’images capables de détecter les logos de marques qui figurent sur les photos des plateformes telles que Twitter, Instagram, Pinterest et Tumblr, relate The Times. Sont également analysées les expressions de visage, les vêtements et le cadre, afin de cerner le profil des personnes qui achètent leurs produits. Le but : récolter des informations sur les goûts des utilisateurs afin de mieux cibler les publicités de ses clients et permettre aux sites d’afficher des publicités sur mesure. Ditto a ainsi pu établir que 13 % des internautes qui postaient des photos contenant le logo d’Adidas avaient également partagé des contenus sur Justin Bieber.

Parmi les clients de Ditto se trouvent Procter & Gamble, la société qui commercialise des marques comme Ariel, Duracell, Oral-B et Pantène, note le Times.

Ditto Labs est également en mesure d’identifier l’endroit où sont pris les clichés grâce à la géolocalisation, ajoute le journal. La géolocalisation, un paramètre de l’appareil photo, permet de définir les coordonnées GPS de l’endroit. Selon M. Rose, environ 30% des utilisateurs d’Instagram et 5% des utilisateurs de Twitter utilisent la géolocalisation sur leurs appareils.

Utiliser ce type d’informations à l’insu des utilisateurs est certes légal mais va beaucoup trop loin, estime Big Brother Watch, un groupe de pression britannique qui défend les libertés et la protection des données privées. « Scruter nos photos afin d’identifier des logos et l’environnement géographique va bien au-delà de ce que peut imaginer la majorité d’entre nous », observe sa directrice, Emma Carr. « Il faudrait obliger [Ditto] à demander l’autorisation explicite [des utilisateurs] ». (Source: Courrier international)

Facebook durcit le ton contre les faux «j’aime»

Le réseau social en ligne Facebook a indiqué […] avoir durci sa bataille contre ceux qui promettent de doper contre finances le nombre de «j’aime» sur un compte, mettant en garde contre ces pratiques.

Dans un message sur son blogue officiel, Facebook dit avoir obtenu des condamnations en justice pour ce type d’actions pour près de 2 milliards de dollars. Il ne dit pas clairement quelle part de cette somme il a effectivement récupérée.

Ces procédures judiciaires visent entre autres l’achat de clics massifs sur le bouton «j’aime», caractéristique de Facebook, en vue de faire apparaître plus populaires sur le réseau des pages consacrées à des personnalités politiques ou des marques par exemple.

Une industrie parallèle s’est créée qui peut promettre par exemple d’ajouter «10 000 j’aime» sur une page en échange d’un paiement.

«Nous édictons des règles et les machines apprennent à reconnaître les comportements suspects», écrit un ingénieur de Facebook, Matt Jones, sur le blogue.

Cela passe par diverses techniques, comme l’utilisation d’algorithmes pour déceler un bond suspect de «j’aime» sur une page.

«Quand nous repérons de l’activité frauduleuse, nous travaillons pour la contrer et à l’empêcher, ce qui inclut le blocage de comptes et la suppression de faux « j’aime »», détaille-t-il.

Les procédures judiciaires sont pour leur part destinées «à rappeler aux contrevenants potentiels que nous répliquerons pour empêcher les abus sur notre plateforme», ajoute-t-il.

«L’activité frauduleuse est mauvaise pour tout le monde: les propriétaires de pages, les publicitaires, Facebook et les gens sur notre plateforme», relève-t-il encore. (Source: LaPresse.ca)