Archive de novembre, 2014

Arrêtez de partager ce message sur la modification des statuts de Facebook: cela ne changera rien!

Ce mercredi, Facebook a envoyé à tous ses utilisateurs une notification concernant un changement de ses règles de confidentialité et de partage d’informations pour des publicités plus ciblées pour chaque utilisateur. Du coup, ces derniers se mettent en branle et espèrent changer les choses avec un statut à partager… Mais cela n’est pas aussi simple.

Ce message, vous avez certainement déjà dû le voir sur le mur d’un de vos amis sur le réseau social Facebook:

« En raison du fait que Facebook a choisi d’impliquer un logiciel qui permettra le vol de mes renseignements personnels, je déclare ce qui suit: À cette date du 27 novembre 2014, en réponse aux nouvelles lignes directrices de Facebook et en vertu des articles L.111, 112 et 113 du code de la propriété intellectuelle, je déclare que mes droits sont attachés à toutes mes données personnelles, dessins, peintures, photos, textes etc … publiées sur mon profil. Pour une utilisation …commerciale de ce qui précède mon consentement écrit est nécessaire en tout temps. »

Et deux paragraphes suivent encore. Ce long texte qui ressemble à un pavé juridique n’a en fait aucune valeur aux yeux de Facebook. En effet, dès le moment où vous vous êtes inscrit sur le réseau social de Mark Zuckerberg, vous avez accepté les fameuses Conditions Générales d’Utilisation (aussi appelés CGU), ce règlement en petits caractères semblable à un véritable roman. Personne ne prend vraiment le temps de les lire avant de s’inscrire sur un réseau social ou même sur un site web lambda, et pourtant ils sont très importants pour vos droits futurs.

Dès que vous cliquez sur « Accepter », vous offrez à Facebook les accès indiqués dans les CGU. Et cela concerne notamment la transmission de vos données personnelles ou de votre historique de recherche pour permettre des publicités plus ciblées sur les pages que vous visiterez ensuite.

Il en sera de même après le 1er janvier 2015. Comme l’indique Facebook, il vous suffit de continuer à utiliser ses services après cette date et vous accepterez alors implicitement ses nouvelles conditions concernant la confidentialité. Pour éviter d’accepter cette nouvelle politique, il vous faudra… quitter Facebook. C’est le seul moyen jusqu’à présent d’éviter ces nouvelles règles.

Toutefois, le réseau social a lancé en même temps un site nommé « Les bases de la confidentialité » (à lire en cliquant ici) pour permettre à chaque utilisateur de gérer au mieux son profil et ses activités sur Facebook. Il suffirait de suivre ces quelques conseils pour éviter une publicité ciblée… Cela reste à vérifier mais vous savez désormais pourquoi il ne sert désormais à rien de publier le statut ci-dessus. (Source: Sudinfo.be)

Les réseaux sociaux ont beaucoup moins d’impact que les grands médias

Si les réseaux sociaux pèsent lourd dans l’information en nombre de messages, ils ont bien moins d’impact que les grands médias (radios, télés, presse, sites d’info) en nombre de personnes exposées à l’information, selon une étude présentée mardi par Kantar Media.

Les milliers de messages sur les réseaux sociaux, Twitter en tête, représentent désormais l’écrasante majorité du nombre des retombées, souligne Kantar, qui a passé en revue 110 grands médias français et réseaux sociaux sur plusieurs sujets d’actualité.

Mais en terme d’impact médiatique (nombre de personnes touchées, parfois plusieurs fois), le résultat est très différent, souligne le cabinet, qui a analysé en détail la couverture du virus Ebola en octobre.

Pour ce sujet, la radio et la télévision ont eu de loin le plus fort impact médiatique (48%), suivies de la presse écrite (17%) et des médias en ligne (20%), contre seulement 13% pour Twitter et 2% pour les autres réseaux sociaux. De plus, les messages sur Twitter émanent très souvent des grands médias eux-mêmes. […]

Malgré un impact médiatique finalement limité, les réseaux sociaux ont une capacité de mobilisation qui pousse parfois les entreprises à prendre des mesures radicales dès que naît un « bad buzz« , a relevé Kantar.

Un cas type, celui de Danette, qui a vu sa campagne publicitaire de septembre accusée de racisme sur Twitter, à cause d’un visuel montrant une famille noire déguisée en animaux, alors que les familles blanches étaient représentées en vacances à la montagne ou à la mer.

Le 3 septembre, Danette lance sa campagne. Le jour même et le lendemain, des messages indignés fleurissent sur Twitter. Le 5 septembre, Danette annonce sur Twitter le retrait de sa campagne, poussant les grands médias, jusqu’ici muets sur le sujet ou presque, à s’emparer de l’affaire. (Source: L’Expansion)

L’école face à la fureur des écrans

Ce n’est pas un scoop, les écrans, tactiles ou non, colonisent notre quotidien Celui des jeunes en particulier. La quasi-totalité des adolescents suisses possèdent un smartphone. D’après la dernière étude James, publiée tout récemment, ces appareils sont avant tout utilisés comme portes d’accès à internet et aux réseaux sociaux. Impossible d’ignorer cette réalité, qui comporte des risques de dérives. Pour ne pas rester les bras croisés, une journée cantonale de prévention intitulée « Les jeunes et les écrans » a attiré mercredi 150 professionnels de l’éducation à Neuchâtel.

« Les médias sociaux ont envahi nos vies, il ne serait pas raisonnable de lutter contre », a souligné la conseillère d’Etat en charge de l’Education, Monika Maire-Hefti. « Mais nous sommes responsables de prévenir les risques. »

Inscrite dans un programme d’action qui se met en place dans les écoles neuchâteloises […], cette journée avait pour objectif de réfléchir à l’influence des technologies d’information et de communication sur la vie et le développement des jeunes, ainsi que sur l’impact de ces processus sur l’école. Des usages irraisonnés, non cadrés, de ces technologies peuvent entraîner des lacunes de sommeil, des difficultés relationnelles. Ils peuvent aussi attiser la violence, verbale et non verbale.

Aussi, pour les adultes, il s’agit de s’informer et de comprendre comment fonctionnent ces nouveaux médias, pour accompagner les jeunes usagers. Lorsqu’on leur explique les enjeux, « les jeunes sont capables de comprendre » , souligne, pour dédramatiser, Sébastien Gendre, responsable de la prévention et de la formation pour l’ONG Action Innocence. La preuve? « 84% des jeunes membres des réseaux sociaux utilisent les paramètres de protection de la sphère privée et limitent l’accès à leur profil » , signale le travailleur social, constatant qu’il y a eu une énorme évolution.

Il s’agit d’entrer dans une ère d’éducation numérique, plutôt que de résister, remarque Sébastien Gendre. Pour le sociologue Olivier Glassey, il s’agit de remettre chacun à sa place: « On parle de ce que font les jeunes en ligne, mais ce sont les adultes qui ont créé ces outils. » A eux d’endosser leur rôle de référents et de montrer l’exemple.

Pour commencer, les adultes seraient bien inspirés d’appliquer eux-mêmes les règles qu’ils imposent aux jeunes. Il est par exemple absurde d’interdire aux adolescents d’employer leur portable à table si on bondit soi-même sur son téléphone lorsqu’il sonne en plein repas.

Par ailleurs, pour les parents et les professionnels de l’éducation, il est indispensable de comprendre pourquoi la plupart des adolescents passent des heures sur les réseaux sociaux. De tout temps, les jeunes ont cherché « des terrains éducatifs désertés par les adultes » , note Sébastien Gendre. Des espaces de liberté nécessaires à leur développement. A ce propos, il est intéressant de constater que « seuls » 59% des 12-13 ans ont un compte Facebook, alors qu’ils sont 82% sur Instagram. Cette migration, explique Sébastien Gendre, est due au fait que les parents et grands-parents sont désormais eux aussi actifs sur Facebook, qui n’est plus réservé aux jeunes.

Les réseaux sociaux semblent aujourd’hui répondre à un réel besoin. L’identité numérique joue un rôle dans la réalisation de soi, l’estime, l’appartenance à un groupe, constate Sébastien Gendre. On se construit une identité en ligne. De là, naît une peur d’être déconnecté, de rater quelque chose. Au lieu d’interdire, il s’agit d’expliquer les enjeux, la nécessité de se protéger, de rappeler que les règles de la vie réelle s’appliquent aussi sur la Toile et que chacun de nos actes laisse des traces en ligne. (Source: Arcinfo)

Réseaux sociaux: du hoax à la chasse aux clowns…

Les réseaux sociaux bruissent des rumeurs les plus folles sur une invasion de clowns violents dans certaines villes françaises. Depuis une semaine, ce qui n’était qu’un « hoax » chez nos voisins est devenu réel avec les interpellations, par la police, de plusieurs individus grimés, qualifiés de menaçants. La Suisse n’échappe pas aux phénomène avec la création de plusieurs pages Facebook qui prétendent indiquer la localisation de ces clowns. Des pages et des groupes qui cartonnent auprès des ados, dont certains se déclarent prêts à aller taper du clown « pour de vrai ». (Source: Sonar-RTS)