Archive de mai, 2015

Expert du web. Ses cinq commandements

Cela fait 30 ans que Fulup Le Foll tisse sa toile sur le web… Il a commencé à déployer le premier réseau Internet en France dès 1985 alors qu’il travaillait comme chercheur au Centre d’électronique de l’armement (Celar), à Bruz […]. C’est donc un vrai spécialiste du web qui a accepté de donner cinq conseils simples pour protéger ses données personnelles et sa vie privée sur la toile, mais aussi dans la vie de tous les jours.

1. Les questions sans réponses tu laisseras. « Sur Internet, il ne faut pas répondre aux questions si ce n’est pas indispensable, par exemple ne pas donner son numéro de téléphone si le site n’a pas impérieusement besoin de vous rappeler par la suite. Et si le numéro est exigé pour passer à la page suivante, donnez plutôt un faux ! Pour la date de naissance, par exemple, je mets toujours le 1e r janvier 1970, date du début d’Unix, l’ancêtre de Linux. Beaucoup d’informaticiens font la même chose ! ».

2. Avant de publier une photo sur Facebook tu réfléchiras. « Il faut ne publier que ce dont on sera encore fier dans dix ans… Par exemple, un jeune qui poste une photo de lui éméché devrait penser que l’employeur devant qui il se présentera dans dix ans tombera peut-être dessus. Car même en la supprimant trois jours après sa publication, elle aura été dupliquée entre-temps ». Le web n’oublie rien, alors mieux vaut parfois se faire oublier !

3. Une adresse mail temporaire tu donneras. « Sur les sites marchands, mieux vaut donner une adresse mail temporaire en passant par ce que l’on appelle un site d’obfuscation, comme yopmail ». Objectif : ne pas être inondé de spams (ou pourriels, comme disent les cousins québécois) pendant les 107 prochaines années !

4. De bons mots de passe tu choisiras. « Pour faire un bon mot de passe, à la fois simple à mémoriser et sécurisé, il faut prendre un mot de la vie de tous les jours et remplacer certaines lettres par des signes ». Ainsi, « t€l€gr@mm€ » est mieux que « telegramme56 ! ». « Ne pas utiliser toujours le même mot de passe. Il faut en avoir au moins trois différents : un très sécurisé que l’on ne confie jamais à personne pour la banque et les impôts ; un autre pour sa messagerie téléphonique et le travail ; un troisième pour les sites marchands, les blogs… ».

5. Aux cartes de fidélité tu renonceras. « Je dis toujours aux caisses des magasins que je ne suis pas fidèle ! Je n’ai aucune carte car je ne suis pas prêt à vendre ma vie privée pour 0,5 % de remise. La logique de ces cartes, c’est de mémoriser tous vos achats et de connaître vos habitudes. On peut même imaginer qu’ils connaissent vos opinions politiques suivant le journal que vous achetez… Ce qui est dangereux dans l’identité numérique, ce n’est pas une information unitaire, mais le recoupement d’informations. Ça ne me gêne pas que mon médecin sache que je suis malade, mais je ne veux pas qu’il vende cette information à mon banquier ou mon employeur qui pourraient l’utiliser pour ne pas m’octroyer un prêt ou me renvoyer. Aux États-Unis, si vous avez un excès de vitesse, votre cotisation d’assurance auto augmente. En France, ces pratiques sont interdites ».

(Source: letelegramme.fr)

Vie privée – « Facebook bafoue les législations européennes »

Facebook sera-t-il, après Google, le prochain grand adversaire des autorités européennes de protection des données personnelles? Suite à l’entrée en vigueur en janvier d’une nouvelle politique de confidentialité, la firme fait l’objet d’une attention particulière de ces autorités qui ont décidé de travailler de concert.

Et l’équivalent belge de la Cnil, qui avait commandé à des juristes une étude approfondie des règles de confidentialité et des conditions d’utilisation des services de Facebook, est d’ores et déjà parvenu à une première conclusion :

« Facebook bafoue les législations européennes et belges en matière de vie privée, et ce à différents niveaux » écrit la Commission de protection de la vie privée (CPVP) dans un communiqué. Un avis sans ambiguité.

« Facebook traite les données en secret: aucun consentement n’est demandé pour le traçage et l’utilisation de cookies. Aucun renseignement ciblé n’est fourni. Les informations disponibles sont vagues et autorisent en fait presque tout » tranche-t-elle encore.

Sur la base de ce constat, la Commission a décidé d’émettre une première recommandation portant spécifiquement sur l’utilisation des plugins sociaux, le bouton « J’aime » chez Facebook. Lors de leurs recherches, les experts belges constataient que Facebook collectaient des données personnelles par leur intermédiaire, même si l’internaute n’interagit pas directement avec ces plugins, et y compris s’il n’est pas utilisateur du réseau social.

« Ceci ne concerne pas uniquement les utilisateurs de Facebook, mais quasi tous les internautes de Belgique et d’Europe » insiste la CPVP. Le réseau social avait réagi et reconnu que ses cookies avaient pu espionner des internautes non inscrits, mais seulement en raison d’un bug.

Une explication semble-t-il assez peu satisfaisante pour la Commission de protection belge, et de toute façon insuffisante. Elle recommande des changements de comportement à  » 3 groupes cibles ». Aux sites Internet affichant ces plugins sociaux, la CPVP préconise d’utiliser un instrument tel que ‘Social Share Privacy’.

Une « sorte de solution à deux clics pour les plug-ins sociaux, comme manière valable d’obtenir le consentement du visiteur du site Internet » précise-t-elle. Quant aux internautes désireux de protéger leur vie privée, il « leur est conseillé d’utiliser des add-ons de navigateur qui bloquent le traçage ou d’utiliser le mode incognito de leur navigateur. »

Facebook va lui aussi devoir procéder à des changements, et ce même si l’entreprise assure ne dépendre que de l’autorité irlandaise de protection des données. La « Commission vie privée belge est compétente » et « le droit belge s’applique également à Facebook » réplique au contraire celle-ci.

« La manière dont la vie privée de ces membres et également celle de tous les internautes est méprisée nécessite des mesures. Avec cette première recommandation, nous faisons un premier pas vers Facebook et tous les acteurs d’Internet qui utilisent Facebook afin de leur permettre de fonctionner tout en respectant réellement la vie privée. Ça passe ou ça casse » déclare le président de la CPVP, Willem Debeuckelaere.

(Source: zdnet)

«Ne dites surtout pas aux jeunes que leurs amis Facebook sont virtuels!»

Loin d’être alarmiste, la sociologue genevoise Claire Balleys jette un regard nouveau sur l’ultra-connectivité des jeunes. Pour elle, sociabilité réelle et sociabilité virtuelle ne sauraient être mises en opposition.

Facebook, Snapchat, Whatsapp, jeux en réseau: les jeunes passent leurs journées les yeux rivés sur leur smartphone. De quoi s’inquiéter?

Nous vivons dans une société qui adore s’inquiéter, surtout pour les jeunes. Effectivement, ces outils occupent une grande place dans la vie des ados. Mais ils leur permettent de rester connectés entre eux, de construire, de maintenir les liens d’amitié, les premières relations amoureuses. Ils ne sont donc pas seuls avec leur machine, ils s’en servent pour communiquer avec les autres. Alors oui, ils y passent beaucoup de temps, trop certainement, mais si on pense qu’internet est juste dangereux, on passe à côté de tout ce qui compte dans la vie des ados…

Il s’agit tout de même de fixer des limites!

Bien sûr. D’autant que beaucoup de jeunes considèrent leur smartphone un peu comme un doudou, ils aiment l’avoir sous l’oreiller quand ils s’endorment. Or, s’ils y passent trop de temps au détriment de leur sommeil, leur santé peut en souffrir. C’est aux parents de poser un cadre, ce qui n’est pas forcément facile: ils n’arrivent pas toujours à prendre le téléphone à leur enfant au moment du coucher.

N’y a-t-il pas également un risque qu’ils passent trop de temps à tisser des liens uniquement virtuels?

Non, parce que ce qui les intéresse, c’est d’être connectés avec les gens qu’ils connaissent. Avec les amis les plus proches, les bandes de copains, les camarades de classe, les membres du club de foot, etc. Il n’y a donc pas d’opposition entre la sociabilité du monde réel et celle du monde virtuel. Cela fonctionne comme des vases communicants.

C’est-à-dire?

Il y a une continuité: tout ce qui se passe à l’école va être débattu le soir sur Whatsapp, et tout ce qui est échangé sur Snapchat va être sujet de discussion à l’école le lendemain. Il ne faut surtout pas dire aux jeunes que leurs amis Facebook sont des amis virtuels!

Mais que penser d’un ado qui préfère chatter une après-midi avec son pote sur Whatsapp alors qu’il aurait la possibilité de le voir?

Pour les jeunes, ces outils ont un facteur désinhibant. Ils osent dire plus de choses via un écran, et ce, pour le meilleur comme pour le pire, pour les insultes et les déclarations d’amour et d’amitié. Ils s’aventureront plus à se dire je t’aime sur les réseaux sociaux qu’en vrai. Il y a même un phénomène de surenchère dans ces déclarations. Cela dit, je ne pense pas que ça les empêche de se rencontrer, ce n’est en tout cas pas ce que montrent les études. A l’âge du gymnase notamment, ils sont moins connectés, ils ont davantage le droit de sortir, et peuvent donc se voir en vrai.

Même lorsqu’ils se voient, ils ont les yeux rivés sur leur smartphone…

Oui, mais c’est comme ça que ça marche aujourd’hui. Ils sont ensemble, ils communiquent, ils voient quelque chose qui les amuse, le montrent aux autres. C’est aussi un moment de partage, au service du lien social.

De quelle autre manière les réseaux ont-il influencé la sociabilité des adolescents?

Ce qui a le plus changé, c’est la visibilité. Aujourd’hui, tout se sait plus, et il y a une forme de matérialisation. Je m’explique: avant, on savait que deux adolescentes étaient meilleures amies lorsqu’elles passaient du temps ensemble. Ou alors on entendait la rumeur qu’un nouveau couple s’était formé. Tout cela circulait de manière orale, non figée, non matérielle. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, ce qui était de l’ordre de l’implicite devient explicite, tout existe sous forme écrite, tout est publié, accessible en ligne. Ce passage à l’écrit est très nouveau. Et cela implique un devoir de témoignage, il s’agit de tout documenter.

Par exemple?

Si une adolescente ne publie rien sur le mur Facebook de sa meilleure amie, si elle ne poste aucune photo d’elles deux sur Instagram, c’est louche. Cela veut dire que ce n’est pas une vraie relation, qu’elle n’est pas authentique. De même que si un garçon ne fait pas exister sa toute nouvelle histoire d’amour sur les médias sociaux, il y a suspicion: les autres se demandent s’il a honte, s’il n’assume pas son couple, s’il veut faire croire qu’il est toujours libre…

C’est une lourde pression, ce devoir de témoignage!

Oui, effectivement. D’autant que pour être visible sur les réseaux, il s’agit d’avoir une vie privée à valoriser. C’est une injonction sentimentale. Il faut avoir des amis proches. Ce n’est pas uniquement une question de quantité, mais aussi de qualité. Il faut montrer qu’on a des vrais amis, avec qui on partage quelque chose d’intime, d’exclusif. Ceux qui n’en ont pas sont désignés comme des sans-amis: c’est une figure de rejet total. Avoir des amis, des relations amoureuses, c’est aussi montrer qu’on est un grand: le principal souci des enfants qui sortent de l’école primaire.

Et les réseaux sociaux exacerbent tout cela…

Exactement. Mais la logique est la même qu’avant, lorsqu’on traversait le village avec sa copine sur sa mobylette. Les ados ont toujours eu une vision très collective du couple, de l’amitié, des liens sociaux. Ce n’est pas nouveau, de même que la pression de se soumettre au regard des autres.

Qu’en est-il de la tendance à se mettre en scène, notamment avec les selfies?

Cette théâtralisation est en effet très importante, mais elle a toujours existé. Il y a toujours eu les jeunes avec les bons looks, les bons habits. Bien sûr, les selfies ont renforcé cette mouvance, avec des effets de pose, de stylisation: les jeunes deviennent assez pros en la matière. Cependant, on a tendance à oublier que c’est un phénomène de société beaucoup plus large, qui ne touche pas uniquement les ados. Et il ne faut pas perdre de vue que ces enfants vivent avec un appareil photo braqué sur leur visage depuis leur premier jour. C’est facile de pointer les jeunes du doigt, les adultes l’ont toujours fait.

Vous parliez du facteur désinhibant des réseaux sociaux, pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Vous pensez au harcèlement?

Oui, exactement. Mais là encore, le phénomène n’est pas nouveau, il n’est pas né avec les réseaux sociaux. Le cyber-harcèlement est toujours le prolongement du harcèlement scolaire. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que l’enfant est poursuivi jour et nuit, mais il a toujours la possibilité de se déconnecter. S’il a ce réflexe, les discussions à son encontre se tariront: elles n’ont lieu d’être que si elles peuvent l’atteindre.

Vous ne pensez pas que le cyber-harcèlement soit un réel problème alors?

Attention, je ne cherche pas à minimiser les choses, ce n’est pas mon intention. Mais c’est très important de distinguer ce qui est nouveau de ce qui ne l’est pas, afin de pouvoir agir efficacement.

Il y a aussi ces histoires de jeunes filles qui envoient à leur petit ami des photos intimes…

On est toujours dans cette logique de témoignage. Ce geste est perçu par l’adolescente comme un gage de confiance. De tout temps, les jeunes filles ont bravé des interdits par amour. L’élan n’est pas nouveau. C’est le risque de diffusion qui l’est. A l’époque, avec une photo imprimée, le garçon la montrait peut-être à quelques copains mais cela n’allait pas plus loin. Aujourd’hui le partage est beaucoup plus large, beaucoup plus rapide. Mais il faut savoir que la majorité des garçons gardent pour eux ces images. Ce n’est que quand il y a eu rupture de confiance qu’on en entend parler. Et ce genre de situation n’est pas propre aux ados: on a vu des politiciens se faire prendre au piège.

Au-delà des liens entre ados, on entend souvent des parents se plaindre qu’à la maison, leurs enfants passent tout leur temps sur leur smartphone…

Là encore, c’est aux parents de définir très tôt les contextes dans lesquels les smartphones, les tablettes sont à proscrire. Durant les repas pris en famille par exemple. Mais une certaine cohérence est indispensable: de nombreux papas gardent leur téléphone à table. Cette tendance s’inscrit dans un mouvement beaucoup plus large d’individualisation de la société. Et la famille a énormément évolué.

Dans les années cinquante, les enfants n’avaient pas le droit de parler à table, sauf si on leur posait une question. Alors oui, les choses ont changé, mais l’erreur principale des adultes est d’enjoliver systématiquement le passé.

(Source: Migros Magazine)

 

 

Ados : le partage du rien sur Internet

Photos d’une banalité confondante, vidéos sans intérêt… Pour meubler le vide, les jeunes produisent sur les réseaux sociaux un flot de néant qui a déjà un nom : le « borecore ».

Les parents s’inquiètent souvent de la façon dont les ados peuvent montrer leurs corps sur les réseaux sociaux. Mais le plus caractéristique de l’adolescence n’est-il pas la mise en scène du rien ? Sur Instagram, on trouve ainsi de nombreuses perles : une vidéo d’une éponge nettoyant un lavabo, des photos d’un placard à chaussures… Sur Internet, le gros de ce que postent les gens en général, et les ados en particulier, n’est ni titillant sexuellement, ni drôle, ni offensant.

Dans le New York Times Magazine, Jenna Wortham a récemment trouvé un nom à ce flot de rien : le « borecore ». De l’ennui pur. A peine l’acte de naissance du « normcore » déposé, lui a-t-on déjà trouvé un successeur. De l’esthétique de la normalité à celle de l’ennui, on peut toujours faire confiance à la fabrique à concepts américaine.

Pour s’en faire une idée, il suffit de taper « Je me fais iech » sur Twitter ou aller sur les nouveaux services de « live streaming » qui font défiler les contenus postés par l’ensemble des utilisateurs et permettent à des gens qui s’ennuient de voir ce qui se passe dans la vie d’autres gens qui s’ennuient. Sur le site Younow, le cinquième sujet tendance (après « guys », « girls », « music », « dance »), c’est « bored » (qui s’ennuie). Sur VPeeker, où défilent des vidéos mises en ligne sur Vine, vous serez frappés par le nombre d’ados qui filment… leur télévision.

L’abondance de borecore, du rien produit et partagé dans l’indifférence générale, est le problème d’une époque où on a presque toujours sous la main un téléphone équipé d’une caméra mais pas forcément un chaton qui joue du piano à filmer.

Evidemment, les adolescents n’ont pas attendu les nouvelles technologies pour documenter leur désœuvrement. On doit pouvoir trouver quelques hectares de couvertures de cahiers de texte décorées, sans compter des années de journaux intimes et de blogs lus de leurs seuls auteurs. Et la vidéo n’a pas non plus attendu les ados pour raconter l’ennui. En 1963, Sleep, d’Andy Warhol montrait un homme qui dort pendant cinq heures et vingt minutes. Dans les années 1990, des producteurs avaient déjà commercialisé des vidéos de feux de cheminée ou de poulets tournant sur une rôtissoire. Le robinet à borecore, c’est le croisement des deux possibilités.

Pourquoi les jeunes ne s’ennuieraient-ils pas aussi en ligne ? « On se figure communément le rapport que les ados entretiennent avec le numérique comme une relation euphorique placée sous le signe d’un engouement toujours renouvelé. Avec le numérique, on a d’avantage d’outils, de formats, de registres pour vivre l’ennui et l’exprimer », note Joëlle Menrath, qui a conduit en 2014 des entretiens avec 25 adolescents de milieux sociaux et géographiques différents. « Les ados connectés s’ennuient avec leurs outils numériques, comme ils peuvent s’ennuyer à l’école, ou avec leurs parents. C’est troublant pour les adultes qui ont un rapport plus attentif aux écrans. », observe-t-elle. « La lassitude, le trop-plein, l’inintérêt ou encore la disqualification des contenus et des services dont ils font pourtant couramment usage tiennent une large part dans leur discours. Ils sont « gavés », « saoulés », ne leur trouvent « aucun intérêt » et font « ça comme ça, parce que y a rien d’autre ». »

Peut-être faut-il regarder la vidéo du lavabo ou les photos du placard à chaussures comme on faisait auparavant des petites fresques gribouillées sur un carnet à petits carreaux pendant un coup de téléphone. Comme l’écrit Joëlle Menrath dans son étude : « Allumer son ordinateur est un geste désormais équivalent à allumer la lumière de sa chambre. L’ambiance est modifiée, mais la lampe n’occupe pas pour autant le centre de l’attention. »

La prochaine fois que vous tombez sur la photo d’un paquet de cigarettes sur Instagram, relisez cette lettre dénichée par Joëlle Menrath d’un Gustave Flaubert de 17 ans à un de ses amis : « Si je t’écris maintenant, mon cher Ernest, ne mets pas cela sur le compte de l’amitié, mais plutôt sur celui de l’ennui… »

(Source: LeMonde.fr)