Archive de avril, 2016

AVEC PERISCOPE, SOURIEZ VOUS ÊTES FILMÉS!

Qu’est-ce que c’est ?

Gratuite et disponible sur smartphone, tant avec le système d’exploitation Android qu’IOS, Periscope a été lancée en mars 2015. En une année, elle a déjà séduit, selon un article du Temps du 8 février 2016, plus de 10 millions d’utilisateurs.
But essentiel cette application ? Diffuser en direct des vidéos grâce au live streaming. Elle est le complément « idéal » de l’application Twitter, qui en est devenu propriétaire pratiquement dès son lancement. Entre autres fonctionnalités, Periscope possède un système de géolocalisation des vidéos diffusées. Elle propose également deux modes de diffusion : public, c’est-à-dire ouvert à tout utilisateur inscrit, ou privé, réservé à un nombre déterminé d’utilisateurs.

Que risque-t-on ?

Les risques liés à Periscope concernent tant les suiveurs (receveurs) que les diffuseurs.

Dans le premier cas, on peut être confrontés à des contenus inappropriés : vidéos pornographiques, insultes, etc. Mais il est facile de bloquer et de dénoncer celles et ceux qui ne respectent pas les règles édictées par Periscope.

Le second cas est nettement plus délicat. L’utilisation de Persicope est si aisée qu’il est facile de filmer tout et n’importe quoi en le diffusant en direct. Le côté grisant et désinhibant de la vidéo, en comparaison de l’écrit, favorise les dérapages. On l’a récemment vu avec le footballeur du Paris Saint-Germain Serge Aurier qui a proféré des injures et des propos homophobes à l’égard de son entraîneur et de ses coéquipiers. Sans forcément aller jusqu’à ce type de comportement extrême, la tentation peut être grande pour un élève de filmer sa classe durant un cours, des camarades dans des postures délicates ou humiliantes.

Comment réagir ?

La priorité consiste à désactiver la géolocalisation, ce qui enlève un élément d’identification. Il faut bien évidemment éviter les diffusions publiques et ne pas hésiter à dénoncer tout contenu inapproprié et bloquer les diffuseurs malveillants.

Il faut également rendre conscient les jeunes qu’une vidéo diffusée par Periscope peut être enregistrée, même si l’application ne propose pas cette fonction. Dès lors, cela peut engendrer des conséquences nuisibles à très long terme, telles que le cyber-harcèlement ou le chantage.

(Source: edu.ge.ch)

A l’école des élèves connectés – Assises romandes de l’éducation 2016

La huitième édition des Assises romandes de l’éducation se tiendra à  l’Amphimax de l’Uni de Lausanne le samedi  24 septembre 2016.

Au programme, le ressenti et le désarroi qui peuvent se faire jour dans le système éducatif qui est aux prises avec l’une des plus formidables évolutions de la société, celle des mutations technologiques. Toute la problématique se résume dans le titre retenu: «A l’école des élèves connectés». Le groupe d’organisation, dans lequel siègent des responsables du SER, de la CIIP, des HEP et des associations de directeurs et de parents d’élèves, vous concocte une magnifique manifestation, avec plusieurs intervenants de qualité, d’horizons différents, dont il sera question dans ces mêmes colonnes dans les prochains numéros.

Comme oratrice principale et grand témoin de cette journée, avec une forte interaction avec les participants, nous aurons le plaisir d’accueillir Mme Divina Frau Meigs, professeure à l’Université de Paris III et experte auprès de l’UNESCO, de la Commission européenne, du Conseil de l’Europe (entre autres). Auteure de multiples livres, rapports, articles touchant aux problèmes des jeunes, des médias et des technologies, Madame Frau-Meigs croit à la nécessité d’œuvrer à «un développement numérique durable». La magnifique phrase affichée en page d’accueil de son site résume bien le sens de son combat: «Il faut civiliser le numérique pour apprendre autrement et savoir-devenir». Les Assises l’interrogeront sur son souci de l’enfant connecté, les espoirs qu’elle met dans l’école, les qualités professionnelles qui lui semblent indispensables pour les enseignants du XXIe siècle et les perspectives qui peuvent nous attendre.

(Source: le-ser.ch)