Archive de mai, 2016

Ecoles et communes appelées à la prudence sur Facebook

 

[…] Pour Mélanie Buard, les réseaux sociaux, Facebook en premier lieu, forment un point sensible. «Je déconseille aux collectivités publiques en général d’utiliser une page Facebook à moins qu’aucune donnée personnelle n’y figure. Au-delà de la question du droit à l’image, même avec l’accord d’une personne privée majeure, ou des parents d’un mineur, la protection des données ne peut être garantie.»

Certains trouveront cette position exagérée. La préposée s’en explique: «Comme avec toutes les solutions de cloud computing qui emploient des serveurs à l’étranger, surtout aux Etats-Unis, le risque de perdre la maîtrise des données est important. Les niveaux de protection des données personnelles varient d’un pays à l’autre. On ne peut pas garantir que des images ne seront pas utilisées à des fins commerciales.»

L’autre source d’inquiétude et de réticence, c’est que le développement technologique est en train de transformer la moindre photo d’un individu reconnaissable en donnée personnelle exploitable. «Même si aucun nom n’est publié, les systèmes de reconnaissance faciale se perfectionnent et il serait possible, par exemple, d’identifier les goûts de quelqu’un en matière d’habillement», affirme Mélanie Buard. Elle conseille de privilégier l’emploi de sites Internet dont les données sont stockées en Suisse, ce qui rend leur utilisation contrôlable.

Le thème est encore plus délicat lorsque des enfants sont impliqués: «En publiant une photo d’un mineur sur Facebook, même si les parents sont d’accord, on interfère dans son identité numérique. Toutes les données concernant cet enfant pourront être retrouvées plus tard. Sans s’en rendre compte, on crée son identité pour son futur. Et peut-être qu’un jour il sera gêné par l’accès public à des photos de son enfance, par exemple dans le cadre d’une recherche d’emploi.» […]

(Source: 24 heures)

Big data: adieu vie privée

Plus possible de faire ses courses, de brancher son GPS ou de s’inscrire sur un site de rencontre, sans laisser des traces de nos données personnelles. Les dossiers médicaux deviennent numériques et vous avez tous un score de solvabilité accessible aux sociétés qui vous accordent des crédits, ou pas!

Comment ces données sont-elles massivement collectées et utilisées? Dans quel but? Et par qui?

Du 9 au 14 mai 2016, la RTS examine les atouts et les risques du big data.

#mesdonnees – la première enquête participative au cœur de nos données

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(Source: rts.ch)