catégorie 'Législation'

Ecoles et communes appelées à la prudence sur Facebook

 

[…] Pour Mélanie Buard, les réseaux sociaux, Facebook en premier lieu, forment un point sensible. «Je déconseille aux collectivités publiques en général d’utiliser une page Facebook à moins qu’aucune donnée personnelle n’y figure. Au-delà de la question du droit à l’image, même avec l’accord d’une personne privée majeure, ou des parents d’un mineur, la protection des données ne peut être garantie.»

Certains trouveront cette position exagérée. La préposée s’en explique: «Comme avec toutes les solutions de cloud computing qui emploient des serveurs à l’étranger, surtout aux Etats-Unis, le risque de perdre la maîtrise des données est important. Les niveaux de protection des données personnelles varient d’un pays à l’autre. On ne peut pas garantir que des images ne seront pas utilisées à des fins commerciales.»

L’autre source d’inquiétude et de réticence, c’est que le développement technologique est en train de transformer la moindre photo d’un individu reconnaissable en donnée personnelle exploitable. «Même si aucun nom n’est publié, les systèmes de reconnaissance faciale se perfectionnent et il serait possible, par exemple, d’identifier les goûts de quelqu’un en matière d’habillement», affirme Mélanie Buard. Elle conseille de privilégier l’emploi de sites Internet dont les données sont stockées en Suisse, ce qui rend leur utilisation contrôlable.

Le thème est encore plus délicat lorsque des enfants sont impliqués: «En publiant une photo d’un mineur sur Facebook, même si les parents sont d’accord, on interfère dans son identité numérique. Toutes les données concernant cet enfant pourront être retrouvées plus tard. Sans s’en rendre compte, on crée son identité pour son futur. Et peut-être qu’un jour il sera gêné par l’accès public à des photos de son enfance, par exemple dans le cadre d’une recherche d’emploi.» […]

(Source: 24 heures)

Sur les écrans, je respecte les oeuvres

La Semaine des médias 2016 – Le respect dans un monde numérique

Droit d’auteur, téléchargement, streaming : à qui – et à quoi – s’appliquent les droits d’auteur ? Qu’est-ce qu’une oeuvre ? Quelles différences légales entre l’utilisation personnelle et la diffusion publique ?
Avec Vincent Salvadé, Docteur en droit, Faculté de droit de l’Université de Neuchâtel – Directeur adjoint de la SUISA et David Marchon, photographe professionnel.

La fiche pédagogique

L’épisode

(Source: e-media.ch)

Les normes PEGI ne sont pas là pour faire joli sur la boîte!

Pan European Game Information (PEGI) est un système d’évaluation européen des jeux vidéo fondé pour aider les consommateurs européens à s’informer de chaque type de jeux vidéo à l’aide de différents logos exposés sur leur boîte d’origine. Ce système a été fondé par Interactive Software Federation of Europe (ISFE) et utilisé pour la première fois en avril 2003. Il est désormais utilisé dans plus d’une trentaine de pays. Il est composé de cinq catégories d’âge et de huit descriptions qui informent du contenu d’un jeu. (Source)

Et les jeux en ligne?

Un jeu en ligne est un jeu numérique qui nécessite une connexion active à un réseau. Il s’agit non seulement des jeux sur Internet, mais également des jeux en ligne via des consoles, téléphones portables ou réseaux P2P. Un jeu mobile est un jeu vidéo utilisé sur téléphone portable, smartphone ou ordinateur portable.

A l’heure actuelle, il existe quatre principaux types de jeux en ligne.

1. Mini-jeux / Jeux par navigateur. Il s’agit de versions en ligne des jeux classiques d’arcade, de plateau ou numériques. Ils sont généralement gratuits et souvent disponibles sur des sites web et portails de jeux dans un cadre publicitaire. Ces jeux sont essentiellement destinés à un seul joueur et n’impliquent aucun monde virtuel descriptif. Spacewar, PacMan, de même que les jeux de carte tels que le Solitaire et Blackjack sont des exemples très répandus et constituent la majeure partie des jeux en ligne.

2. Les jeux vidéo publicitaires sont destinés à promouvoir un produit spécifique, une société ou un projet politique. Ces jeux caractérisent généralement de façon bien visible le produit d’une société et seront utilisés en ligne sur le site web de la société ou mis à disposition pour être téléchargés. Ils sont étroitement liés à des campagnes marketing virales, les jeux s’efforçant de diffuser le produit et la connaissance de la société par le bouche à oreille, les e-mails et les blogs.

3. Les jeux en réseau sont généralement utilisés en ligne avec un PC, mais de plus en plus de joueurs ont recours à des consoles de jeu avec une connexion Internet. Leur succès a augmenté avec l’accès Internet forfaitaire et une technologie à large bande que l’on peut aisément se procurer. Ils couvrent la majorité des types de jeux, mais il s’agit principalement de jeux de combat tactique tels que les jeux de tir subjectif dans le cadre desquels le joueur voit l’environnement à travers les yeux du personnage. Ces jeux se jouent à deux ou en équipes. Call of Duty est l’un des jeux les plus populaires de cette catégorie. Les jeux de stratégie en temps réel ayant recours à des plans tactiques sont un développement informatisé des jeux de guerre traditionnels, alors que les jeux en réseau multi-joueurs sont également très répandus dans différents domaines sportifs tels que la course automobile et le football.

4. Les jeux massivement multi-joueurs diffèrent des autres jeux en ligne par le nombre important de joueurs qui participent simultanément à un même jeu et par la nature persistante des jeux (ils continuent indépendamment du fait qu’un joueur spécifique participe ou non). Ces jeux offrent un vaste univers en trois dimensions peuplé de milliers de joueurs. Le jeu World of Warcraft de Blizzard Entertainment/Vivendi compte plus de 6 millions d’abonnés (1 million en Europe et plus de 1,5 million en Chine). Everquest, longtemps réputé leader sur le marché, a environ 500 000 abonnés, et Ultima Online en compte 250 000. Cette catégorie est dominée par les jeux de rôle où les participants endossent les rôles de personnages fictifs et créent ou suivent ensemble une histoire. Leur approche ludique est généralement moins directive et ils se distinguent par les aspects sociaux et collectifs mis à disposition par le biais de ce service.

Un grand nombre de jeux en ligne favorisent la constitution de communautés virtuelles. Au sein de ces communautés, les joueurs communiquent en temps réel, généralement sans se connaître, d’où certains risques du fait que l’évolution du contenu n’est pas contrôlable, le comportement des joueurs peut ne pas convenir à des mineurs, des données personnelles peuvent être échangées. PEGI Online vient compléter le système PEGI. Il vise à améliorer en Europe la protection des mineurs contre les jeux au contenu inapproprié et à aider les parents à mieux comprendre les risques et les effets nocifs potentiels de cet environnement. Le logo PEGI Online figurera sur l’emballage des jeux vendus sur CD/DVD ou directement sur le site de jeu. Le logo indiquera si le jeu convient à une utilisation en ligne et si le jeu ou site concerné est contrôlé par un opérateur qui veille à la protection des mineurs.

Conseils

  • Il ne faut PAS accepter un mauvais comportement, un langage grossier ou la tricherie ! Vous pouvez bloquer l’accès du joueur, en faire part au fournisseur du jeu ou en parler à vos parents.
  • Si quelque chose vous rend mal à l’aise, parlez-en immédiatement à vos parents.
  • Ne communiquez jamais vos coordonnées personnelles telles que votre adresse, n° de téléphone ou votre photo.
  • N’acceptez jamais de rencontrer une personne avec laquelle vous jouez en ligne sans en parler d’abord à vos parents. (Source)

Questions – cycle 2 et 3

  1. Est-ce que tu es tenté de jouer à des jeux indiqués pour un âge plus élevé que le tien? Pour quelles raisons? Qu’attends-tu de ces jeux? Qu’y as-tu trouvé (si tu y as joué)?
  2. Joues-tu en ligne? Communiques-tu avec d’autres joueurs? Est-ce que te parents t’ont fixé des règles? Lesquelles? Sinon, t’es-tu fixé tes propres règles? Lesquelles?

 

Questions – cycle 3

  1. Pour quelles raisons les diffuseurs de jeux indiquent-ils des recommandations concernant l’âge du joueur?
  2. Connais-tu le travail d’un concepteur de jeux vidéos? Quels sont ses objectifs? Penses-tu qu’il tienne compte de l’âge des joueurs dans son travail de création?
  3. Est-ce que tu visionnes des tutoriels de jeux vidéo? S’agit-il de jeux indiqués pour ton âge?
  4. Qui fixe les normes PEGI? Quelles sont leur valeur légale? Peut-on être puni si on vend un jeu inadapté à un enfant?

 

Les commentaires sont modérés avant leur publication. Pour être approuvés, ils doivent être en accord avec la Charte RPN.

Cet article en pdf.

 

Voir aussi:

Pourquoi certains jeux vidéo sont-ils déconseillés aux enfants? (sudouest.fr)

Sport TV sur la signalétique jeux vidéo PEGI (NetPublic)

Promotion des compétences médiatiques et réglementation – Aménagement futur de la protection des enfants et des jeunes face aux médias en Suisse

3E FORUM NATIONAL PROFESSIONNEL POUR LA PROTECTION DE LA JEUNESSE FACE AUX MÉDIAS

Lundi 7 septembre 2015 | 9h00 – 17h00 Centre Paul Klee, Berne

Le mode d’utilisation des médias a encore changé fondamentalement avec la propagation fulgurante des smartphones observée ces dernières années. Nous sommes non seulement joignables par téléphone en tout temps et en tout lieu, mais nous avons aussi accès à n’importe quel moment à des contenus Internet, aux réseaux sociaux et à d’autres services de communication. Toujours et partout en ligne: ce n’est pas seulement valable pour les adultes, mais aussi pour les enfants et adolescents, qui possèdent aujourd’hui de plus en plus tôt un smartphone.

Le 3e forum national professionnel sera consacré aux changements sociétaux découlant de cette évolution et aux défis qui se posent pour la protection des enfants et des jeunes: que savons-nous du comportement des enfants et des adolescents face aux médias? Comment évaluer les opportunités et les risques liés aux médias numériques? Les efforts déployés pour développer les compétences médiatiques en famille, à l’école, durant les loisirs et dans les structures d’accueil portent-ils leurs fruits? Comment repérer précocement les comportements à risque? Quelles sont les perspectives et les limites de la réglementation?

Le 3e forum national professionnel qui clôture le programme national Jeunes et médias offre la possibilité de discuter de ces questions, des expériences faites ces cinq dernières années, des défis à venir, mais aussi de la collaboration et de la répartition des tâches entre les divers acteurs. La Confédération continuera de jouer un rôle actif dans la protection de la jeunesse face aux médias, de soutenir les cantons et les organisations privées dans l’accomplissement de leurs tâches et d’assurer la coordination dans le domaine de la réglementation.

(Source: Jeunes et médias)

Vie privée – « Facebook bafoue les législations européennes »

Facebook sera-t-il, après Google, le prochain grand adversaire des autorités européennes de protection des données personnelles? Suite à l’entrée en vigueur en janvier d’une nouvelle politique de confidentialité, la firme fait l’objet d’une attention particulière de ces autorités qui ont décidé de travailler de concert.

Et l’équivalent belge de la Cnil, qui avait commandé à des juristes une étude approfondie des règles de confidentialité et des conditions d’utilisation des services de Facebook, est d’ores et déjà parvenu à une première conclusion :

« Facebook bafoue les législations européennes et belges en matière de vie privée, et ce à différents niveaux » écrit la Commission de protection de la vie privée (CPVP) dans un communiqué. Un avis sans ambiguité.

« Facebook traite les données en secret: aucun consentement n’est demandé pour le traçage et l’utilisation de cookies. Aucun renseignement ciblé n’est fourni. Les informations disponibles sont vagues et autorisent en fait presque tout » tranche-t-elle encore.

Sur la base de ce constat, la Commission a décidé d’émettre une première recommandation portant spécifiquement sur l’utilisation des plugins sociaux, le bouton « J’aime » chez Facebook. Lors de leurs recherches, les experts belges constataient que Facebook collectaient des données personnelles par leur intermédiaire, même si l’internaute n’interagit pas directement avec ces plugins, et y compris s’il n’est pas utilisateur du réseau social.

« Ceci ne concerne pas uniquement les utilisateurs de Facebook, mais quasi tous les internautes de Belgique et d’Europe » insiste la CPVP. Le réseau social avait réagi et reconnu que ses cookies avaient pu espionner des internautes non inscrits, mais seulement en raison d’un bug.

Une explication semble-t-il assez peu satisfaisante pour la Commission de protection belge, et de toute façon insuffisante. Elle recommande des changements de comportement à  » 3 groupes cibles ». Aux sites Internet affichant ces plugins sociaux, la CPVP préconise d’utiliser un instrument tel que ‘Social Share Privacy’.

Une « sorte de solution à deux clics pour les plug-ins sociaux, comme manière valable d’obtenir le consentement du visiteur du site Internet » précise-t-elle. Quant aux internautes désireux de protéger leur vie privée, il « leur est conseillé d’utiliser des add-ons de navigateur qui bloquent le traçage ou d’utiliser le mode incognito de leur navigateur. »

Facebook va lui aussi devoir procéder à des changements, et ce même si l’entreprise assure ne dépendre que de l’autorité irlandaise de protection des données. La « Commission vie privée belge est compétente » et « le droit belge s’applique également à Facebook » réplique au contraire celle-ci.

« La manière dont la vie privée de ces membres et également celle de tous les internautes est méprisée nécessite des mesures. Avec cette première recommandation, nous faisons un premier pas vers Facebook et tous les acteurs d’Internet qui utilisent Facebook afin de leur permettre de fonctionner tout en respectant réellement la vie privée. Ça passe ou ça casse » déclare le président de la CPVP, Willem Debeuckelaere.

(Source: zdnet)

Réseaux sociaux: la pub sans foi ni loi

Café scientifique

Mercredi 20 mai 2015, de 18h à 19h30 à la cafétéria du bâtiment principal UniNE Av. du 1er-Mars 26, Neuchâtel

Les réseaux sociaux offrent aux publicitaires un champ de créativité sans scrupules. En octobre 2014, l’acteur Mathieu Kassovitz usurpait les comptes Facebook de critiques de cinéma pour la promotion d’un film dans lequel il incarne… un usurpateur d’identité. En plein dans le mille, mais à la limite de la légalité ! Plus léger, le hashtag #FindSandra de l’automne dernier a piégé bon nombre d’internautes. Ce n’était pas une histoire d’amour, mais un coup de pub pour un chocolat suisse. Il a fait de nombreux déçus, trompés par une intention qu’ils croyaient sincère. Mais les messages ambigus ne se rencontrent pas seulement sur les réseaux sociaux. Les média traditionnels expérimentent sur internet des formes de publireportage qui ressemblent de plus en plus à des éditoriaux. Que penser de toutes ces actions ? Comment les cadrer juridiquement et surtout dans la pratique?

(Source: unine.ch)

Données personnelles & Facebook

Désormais, Facebook n’a qu’à bien se tenir… Depuis quelque temps, on voit fleurir en toutes langues tout un tas d’avertissements, sur les murs du monde entier. Bon, on sait pas vous… mais nous on en peut plus !
« Veuillez prendre en compte ma déclaration suivante, le 05 décembre 2012 :Conformément à la législation, à la réglementation (blablabla,…) :J’INTERDIS FORMELLEMENT à toute personne physique, à toute personne morale, à toute institution ainsi qu’à toute agence de toute structure,(blablabla…), l’utilisation et la divulgation de tout ou partie des données me concernant.
J’AVERTIS toute personne physique, toute personne morale, (blablabla…) ,que VOUS N’AVEZ PAS MA PERMISSION d’utiliser la moindre des informations contenue et/ou liée à mon profil, ni aucun des contenus (blablabla…) postés sur mon profil par moi ou tout autre utilisateur de ce site Web.
Vous êtes avisé qu’IL VOUS EST STRICTEMENT INTERDIT de divulguer, de copier, de distribuer, de diffuser, ou de prendre toute autre action contre moi à l’égard de mon profil et le contenu des présentes, de quelques manières que ce soit (blablabla…). »
Nous pensions, un peu naïvement, que les pauvres internautes amnésiques finiraient par se rappeler qu’au moment de la création de leur compte Facebook ils ont reconnu avoir lu et compris les conditions d’utilisation de Facebook :
Lesquelles sont pourtant très claires au sujet des données utilisateur :
Informations toujours publiques
Les types d’informations figurant ci-dessous sont toujours publics et sont traités de la même manière que les informations que vous décidez de rendre publiques.
  • Nom
  • Photos de profil et de couverture
  • Réseau
  • Sexe
  • Nom d’utilisateur et identifiant

Soyons clair : en créant un profil Facebook, on autorise directement (et sciemment) la société à utiliser ces données-là ! Et pas la peine de crier ensuite sur son mur qu’on est contre :

  • il suffisait à l’origine de ne pas accepter lesdites conditions.
  • crier sur un mur n’a jamais eu beaucoup d’écho
  • la seule solution pour qu’aucune donnée ne soit utilisée : SUPPRIMER SON COMPTE !

Concernant les données publiées directement par l’utilisateur sur son mur, là non plus pas de surprise :

C’est l’utilisateur lui-même qui décide comment sont gérées ses publications :
  • Public (un globe) => le monde entier a accès à l’ensemble du profil et des publications et peut les réutiliser, les partager, en faire ce que bon lui semble
  • Amis seulement (deux petits profils de bonhommes) => seuls les amis peuvent voir le profil complet et les publications – et peuvent donc ensuite les partager, les réutiliser ou en faire ce que bon leur semble
  • Personnalisé (une roue dentée) => l’utilisateur décide de qui va pouvoir intéragir avec ses publications, soit en fonction de listes pré-établies, soit pour chaque publication. […]

En soi, les textes que trop de gens copient / collent sont déjà des aberrations juridiques, mais la bêtise moutonnière atteint son paroxisme quand on y lit :

« J’AVERTIS toute personne physique, toute personne morale,(…) qu’IL VOUS EST STRICTEMENT INTERDIT de divulguer, de copier, de distribuer, de diffuser, ou de prendre toute autre action contre moi à l’égard de mon profil et le contenu des présentes, de quelques manières que ce soit (…). Le contenu de mon profil est privé, contient des informations confidentielles et est protégé par la loi. Toute violation des droits, interdictions et restrictions ci-mentionnés est punie par la loi et fera l’objet de poursuites judiciaires. »

Ok, dont acte comme dirait l’autre, le jour où un internaute a publié cet avertissement sur son mur, il est devenu IMPOSSIBLE à quiconque de le copier / coller pour le reprendre à titre personnel… Du coup, chaque utilisateur l’ayant publié sur son mur s’est automatiquement mis « hors-la-loi » au regard du texte en question.

Et là, c’est le drame… Des dizaines de millions d’utilisateurs se voient contraints de se faire la guerre à grands coups de « poursuites judiciaires », les tribunaux croulent sous le poids des dossiers, on commence à faire des heures de queue devant les portes des commissariats, l’exaspération monte. Petit à petit, la rue s’enflamme…

Et c’est ainsi que par la faute de Facebook, arriva la fin du monde, le 21 décembre 2012! (Source: Hoaxbuster)

Arrêtez de partager ce message sur la modification des statuts de Facebook: cela ne changera rien!

Ce mercredi, Facebook a envoyé à tous ses utilisateurs une notification concernant un changement de ses règles de confidentialité et de partage d’informations pour des publicités plus ciblées pour chaque utilisateur. Du coup, ces derniers se mettent en branle et espèrent changer les choses avec un statut à partager… Mais cela n’est pas aussi simple.

Ce message, vous avez certainement déjà dû le voir sur le mur d’un de vos amis sur le réseau social Facebook:

« En raison du fait que Facebook a choisi d’impliquer un logiciel qui permettra le vol de mes renseignements personnels, je déclare ce qui suit: À cette date du 27 novembre 2014, en réponse aux nouvelles lignes directrices de Facebook et en vertu des articles L.111, 112 et 113 du code de la propriété intellectuelle, je déclare que mes droits sont attachés à toutes mes données personnelles, dessins, peintures, photos, textes etc … publiées sur mon profil. Pour une utilisation …commerciale de ce qui précède mon consentement écrit est nécessaire en tout temps. »

Et deux paragraphes suivent encore. Ce long texte qui ressemble à un pavé juridique n’a en fait aucune valeur aux yeux de Facebook. En effet, dès le moment où vous vous êtes inscrit sur le réseau social de Mark Zuckerberg, vous avez accepté les fameuses Conditions Générales d’Utilisation (aussi appelés CGU), ce règlement en petits caractères semblable à un véritable roman. Personne ne prend vraiment le temps de les lire avant de s’inscrire sur un réseau social ou même sur un site web lambda, et pourtant ils sont très importants pour vos droits futurs.

Dès que vous cliquez sur « Accepter », vous offrez à Facebook les accès indiqués dans les CGU. Et cela concerne notamment la transmission de vos données personnelles ou de votre historique de recherche pour permettre des publicités plus ciblées sur les pages que vous visiterez ensuite.

Il en sera de même après le 1er janvier 2015. Comme l’indique Facebook, il vous suffit de continuer à utiliser ses services après cette date et vous accepterez alors implicitement ses nouvelles conditions concernant la confidentialité. Pour éviter d’accepter cette nouvelle politique, il vous faudra… quitter Facebook. C’est le seul moyen jusqu’à présent d’éviter ces nouvelles règles.

Toutefois, le réseau social a lancé en même temps un site nommé « Les bases de la confidentialité » (à lire en cliquant ici) pour permettre à chaque utilisateur de gérer au mieux son profil et ses activités sur Facebook. Il suffirait de suivre ces quelques conseils pour éviter une publicité ciblée… Cela reste à vérifier mais vous savez désormais pourquoi il ne sert désormais à rien de publier le statut ci-dessus. (Source: Sudinfo.be)

Les marques adorent votre photo de profil

Des logiciels passent les réseaux sociaux au crible afin de détecter les logos qui figurent sur les photos des internautes. Le but : cerner le profil des consommateurs et optimiser le ciblage des publicités.

Connaissez-vous Ditto ? Si vous êtes adepte des réseaux sociaux et postez régulièrement vos photos, Ditto, lui, vous connaît certainement.

Créée par des ingénieurs du Massachusetts Institute of Technology, la société américaine Ditto Labs a élaboré des logiciels de reconnaissance d’images capables de détecter les logos de marques qui figurent sur les photos des plateformes telles que Twitter, Instagram, Pinterest et Tumblr, relate The Times. Sont également analysées les expressions de visage, les vêtements et le cadre, afin de cerner le profil des personnes qui achètent leurs produits. Le but : récolter des informations sur les goûts des utilisateurs afin de mieux cibler les publicités de ses clients et permettre aux sites d’afficher des publicités sur mesure. Ditto a ainsi pu établir que 13 % des internautes qui postaient des photos contenant le logo d’Adidas avaient également partagé des contenus sur Justin Bieber.

Parmi les clients de Ditto se trouvent Procter & Gamble, la société qui commercialise des marques comme Ariel, Duracell, Oral-B et Pantène, note le Times.

Ditto Labs est également en mesure d’identifier l’endroit où sont pris les clichés grâce à la géolocalisation, ajoute le journal. La géolocalisation, un paramètre de l’appareil photo, permet de définir les coordonnées GPS de l’endroit. Selon M. Rose, environ 30% des utilisateurs d’Instagram et 5% des utilisateurs de Twitter utilisent la géolocalisation sur leurs appareils.

Utiliser ce type d’informations à l’insu des utilisateurs est certes légal mais va beaucoup trop loin, estime Big Brother Watch, un groupe de pression britannique qui défend les libertés et la protection des données privées. « Scruter nos photos afin d’identifier des logos et l’environnement géographique va bien au-delà de ce que peut imaginer la majorité d’entre nous », observe sa directrice, Emma Carr. « Il faudrait obliger [Ditto] à demander l’autorisation explicite [des utilisateurs] ». (Source: Courrier international)

Facebook durcit le ton contre les faux «j’aime»

Le réseau social en ligne Facebook a indiqué […] avoir durci sa bataille contre ceux qui promettent de doper contre finances le nombre de «j’aime» sur un compte, mettant en garde contre ces pratiques.

Dans un message sur son blogue officiel, Facebook dit avoir obtenu des condamnations en justice pour ce type d’actions pour près de 2 milliards de dollars. Il ne dit pas clairement quelle part de cette somme il a effectivement récupérée.

Ces procédures judiciaires visent entre autres l’achat de clics massifs sur le bouton «j’aime», caractéristique de Facebook, en vue de faire apparaître plus populaires sur le réseau des pages consacrées à des personnalités politiques ou des marques par exemple.

Une industrie parallèle s’est créée qui peut promettre par exemple d’ajouter «10 000 j’aime» sur une page en échange d’un paiement.

«Nous édictons des règles et les machines apprennent à reconnaître les comportements suspects», écrit un ingénieur de Facebook, Matt Jones, sur le blogue.

Cela passe par diverses techniques, comme l’utilisation d’algorithmes pour déceler un bond suspect de «j’aime» sur une page.

«Quand nous repérons de l’activité frauduleuse, nous travaillons pour la contrer et à l’empêcher, ce qui inclut le blocage de comptes et la suppression de faux « j’aime »», détaille-t-il.

Les procédures judiciaires sont pour leur part destinées «à rappeler aux contrevenants potentiels que nous répliquerons pour empêcher les abus sur notre plateforme», ajoute-t-il.

«L’activité frauduleuse est mauvaise pour tout le monde: les propriétaires de pages, les publicitaires, Facebook et les gens sur notre plateforme», relève-t-il encore. (Source: LaPresse.ca)