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«Plus nous divulguons des données personnelles, plus nous sommes vulnérables»

Interview de Solange Ghernaouti. Cette professeure en cybercriminalité à l’université de Lausanne explique pourquoi les cybercriminels ne sont presque jamais arrêtés et pourquoi nous faisons leur jeu avec les médias sociaux.

Existe-t-il aujourd’hui des exemples d’attaques cybercriminelles de grande envergure?

Aux États-Unis, il y a eu effectivement un cas où l’alimentation électrique d’une ville a été piratée et paralysée. La cybercriminalité représente déjà un grand danger pour les Etats et les entreprises et devrait être traitée comme un thème central de la politique de sécurité nationale. Cet été, les données personnelles de 37 millions d’utilisateurs du service Internet «Ashley Madison» ont été volées par des inconnus. Il s’agit d’un service de rencontre en ligne dont les utilisateurs supposaient que leurs données étaient conservées en toute sécurité et qu’ils naviguaient de façon anonyme sur cette plateforme. Mais cela s’est avéré un leurre. Pour de nombreuses personnes, les effets sur leur vie privée et professionnelle ont été désastreux.

Sommes-nous tous potentiellement vulnérables face à la cybercriminalité?

Evidemment! Sur Internet, on constate régulièrement des cas de fraude. Grâce à Internet, il est devenu très simple pour les criminels de faire chanter des victimes et de les mettre sous pression. Aujourd’hui, chacun est exposé à des risques et la plupart des utilisateurs Internet sont incapables de se défendre, car ils ne disposent pas des technologies et des connaissances nécessaires. Il ne suffit plus aujourd’hui d’installer un logiciel antivirus.

Mais quelqu’un qui agit avec prudence sur Internet et n’est pas dupe des escroqueries par e-mail peut surfer en toute sécurité, non?

Pas forcément. Aujourd’hui, beaucoup de choses se déroulent de façon cachée. Des données personnelles peuvent être volées sans que l’on remarque quoi que ce soit. Ce n’est pas la même chose lorsque je perds mon portemonnaie et que je sais précisément quelle carte je dois bloquer. Que peut-on faire pour mieux se protéger contre ces attaques et ces vols? Pour ne pas courir de risques inutiles, il faut divulguer le moins de données possible sur Internet. Plus une personne fournit des données sur Internet, plus il est simple pour les criminels de l’escroquer, de lui extorquer de l’argent ou de manipuler son identité sur le Web. Grâce à la multitude de données disponibles sur Internet, les cybercriminels nous connaissent généralement beaucoup mieux que nous nous connaissons nous-mêmes. Plus nous utilisons des services Internet et des médias sociaux, plus nous sommes vulnérables. C’est très dangereux!

Comment éviter ces risques?

J’utilise Internet uniquement à des fins professionnelles. Je ne communique pas via les médias sociaux et je n’achète pas non plus sur Internet. J’essaie donc de réduire autant que possible les données me concernant.

A quel point les médias sociaux sont-ils critiques en termes de cybercriminalité?

Facebook, Twitter, Linkedin et d’autres services sont le point de mire des cybercriminels, car les personnes y divulguent une très grande quantité de données personnelles. La plupart des médias sociaux ne sont pas en mesure de garantir la sécurité des données personnelles.

Comment peut-on améliorer la sécurité du cyberespace?

Nous devons avant tout inciter les grandes sociétés Internet à lutter contre la vulnérabilité de leurs utilisateurs et les failles de sécurité du système. Même s’ils apprennent à évoluer avec prudence sur Internet, les utilisateurs Internet n’ont aucun contrôle sur les failles de sécurité du système.

A quel point est-ce difficile pour la police de lutter contre les cybercriminels?

Aujourd’hui encore, la police est quasi impuissante. La cybercriminalité ne s’arrête pas aux frontières et les traces dans le cyberespace sont très faciles à effacer. Il est donc extrêmement difficile d’identifier les auteurs d’une attaque. Les criminels peuvent se trouver n’importe où dans le monde et s’introduire dans mon ordinateur. De plus, il arrive souvent que les particuliers aient trop honte pour contacter la police. Les cybercriminels le savent et en profitent sans aucun scrupule.

La Suisse est-elle bien préparée pour faire face aux cyberattaques?

Pas vraiment. On prend de plus en plus conscience de l’urgence du problème, mais les ressources et les mesures concrètes font encore défaut. Jusqu’à présent, seules deux affaires ont été portées devant le Tribunal fédéral, même si nous savons que les délits sont beaucoup plus nombreux.

 

(Source: Technoscope 3/15)

L’Académie suisse des sciences techniques propose un concours sur la cybersécurité. Plus d’infos ici.

Ecole romande: la peur des médias sociaux

La formation générale MITIC du Plan d’étude romand (PER) pourrait bénéficier de l’exploitation pédagogique des médias sociaux en classe.

Savez-vous que les deux tiers des enfants de treize ans utilisent tous les jours ou presque un réseau social pour s’informer et communiquer avec leurs pairs?

Les jeunes vivant en Suisse sont toutes et tous équipé-e-s d’un smartphone utilisé intensément pour communiquer et s’informer. Selon l’étude JAMES près de 90% des jeunes ont un compte sur un réseau social. A treize ans, la moitié interviennent quotidiennement ou plusieurs fois par semaine sur Facebook. Les 18-19 ans sont 91%. Instagram a aussi la cote pour poster des photos de même que Google+ qui est en forte progression. La plupart ont plusieurs comptes, ce qui signifie que le pourcentage des jeunes qui font un usage intense des médias sociaux est bien plus élevé.

L’audience de la presse diminue. L’audience du journalisme d’information diminue tandis qu’augmente la consommation de contenus d’info-divertissement à forte charge émotionnelle et sans mise en perspective, révèle la dernière étude sur la qualité des médias de l’Université de Zürich (étude fög). La part de jeunes adultes qui s’informent régulièrement par les journaux imprimés payant, la télévision et la radio diminue. Simultanément on observe que croît la part des jeunes qui cherchent à s’informer par des canaux alternatifs aux médias traditionnels, avant tout par les médias sociaux.

La propagation des nouvelles par bouche à oreille augmente. Un nouveau phénomène se fait jour chez les adolescent-e-s et les jeunes adultes: le partage d’information sur le mode de la propagation virale par les réseaux sociaux. Voie royale pour la diffusion de rumeurs et la désinformation. D’un clic on retransmet ou on «like» l’information, avant même d’avoir envisagé les conséquences de son action.

Par ailleurs, les stratégies marketing des marques exploitent les réseaux sociaux pour communiquer directement, librement, avec les jeunes en les incitant par des contenus attractifs ou des jeux à se faire leurs agents auprès de leurs ami-e-s ou contacts. Or distinguer information et publicité ne semble pas aller de soi. Une récente étude réalisée en Grande-Bretagne révèle que 60% des jeunes âgé-e-s de 12 à 15 ans n’identifient pas les liens sponsorisés qui résultent d’une recherche avec Google comme de la publicité (lire l’article). Pour les plus jeunes, c’est encore pire!

Suspicion vis-à-vis des écrans. En quelques années, les réseaux sociaux se sont répandus dans le grand public. Dans le même temps où les pratiques culturelles et les habitudes de vie des jeunes ont profondément changé consacrant les écrans comme support privilégié de la communication et de l’accès à l’information, on constate que les milieux de l’éducation les considèrent avec suspicion. Entre l’école et les jeunes, il y a un grand fossé numérique (lire l’article «L’école et les jeunes, le grand écart du numérique»).

En Suisse romande, les discours dominants sur les réseaux sociaux sont focalisés sur les risques et les dangers. Bien réels, certes, mais ceux qui tiennent ces propos ne s’intéressent que peu aux aspects positifs comme le fait que ces nouveaux moyens permettent de favoriser les échanges et la collaboration. Des journées cantonales, des conférences, des ateliers, des sites et des pages web, des guides, des flyers, des bandes dessinées, des albums illustrés, des jeux vidéo, des fil Twitter, des pages Facebook ont pour leitmotiv la prévention et la promotion de la santé vis-à-vis des écrans en général et de l’usage des réseaux sociaux en particulier. Offices fédéraux, cantons, communes, établissements scolaires, associations de parents, ONG proposent des mesures de prévention et communiquent à ce sujet. C’est une véritable croisade!

Et la pédagogie des médias dans tout cela? Elle y tient une place secondaire ou est simplement totalement ignorée. Peut-on raisonnablement développer les compétences médiatiques des jeunes comme le prévoit le Plan d’étude romand (PER), en particulier vis-à-vis de cette nouvelle espèce de média, sans les utiliser dans un cadre éducatif. En Suisse romande, on semble le croire tant sont rares les propos qui envisagent les usages scolaires des réseaux sociaux. Pourtant les digital natives ont appris à utiliser les médias sociaux par eux-mêmes et avec leurs pairs. Quel danger y aurait-il à s’en servir en classe, puisqu’ils/elles les utilisent déjà massivement?

Outre la prévention qui pourrait bénéficier de conseils donnés en situation par les pédagogues, les réseaux sociaux peuvent être utilisés comme outils au service d’objectifs pédagogiques les plus variés. Par exemple, en diffusant des contenus informatifs par le truchement d’un journal de classe ou d’établissement. La communication avec les parents pourrait aussi en bénéficier.

Renforcer les compétences de l’ensemble des élèves de chaque classe d’âge à utiliser les médias numériques de façon responsable est une mission fondamentale de l’école publique pour éviter la fracture numérique entre jeunes provenant de milieux sociaux différents.

Peut-on en attendre des plus-values pédagogiques des médias sociaux?Oui, bien sûr: développer l’esprit critique, favoriser l’autonomie, entretenir la motivation, développer la collaboration, enrichir les moyens d’expression (écrite et audiovisuelle), développer les compétences communicationnelles. En Belgique, on l’a bien compris. La Fédération Wallonie-Bruxelles communique pour montrer tous les bénéfices que l’on peut tirer des usages scolaires des réseaux sociaux. Une brochure vient de paraître: A la conquête des réseaux sociaux dans l’enseignement: usages professionnels et pédagogiques (lire la brochure). Tout un programme!

La ministre de l’éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles déclare dans son introduction: «À l’heure d’une transition vers le numérique annoncée, le défi est lancé: exploiter les réseaux sociaux pour en faire un usage pédagogique et offrir ainsi une plus-value à tous les enseignements!». Voilà qui tranche avec les discours timorés de Suisse romande.

(Source: blog de Jean-Claude Domenjoz)


Références

Formation générale MITIC, Plan d’étude romand (PER), Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP).

Isabel Willemse et al, JAMES – Jeunes, activités, médias – enquête Suisse, Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), Zurich, 2014.

Qualité des médias, Forschungsinstitut Öffentlichkeit und Gesellschaft (FOEG), Universität Zürich, 2015.

Henry Mance, «Young ‘digital natives’ naive about internet advertising», Financial Times, 20 November 2015.

A la conquête des réseaux sociaux dans l’enseignement, Cellule Projets TICE, Fédération Wallonie-Bruxelles, septembre 2015.

Social Media : 10 tendances pour 2016

La créativité des marketplaces

La Chine voit grandir l’influence de vendeurs d’un nouveau genre : sur les médias sociaux (WeChat, Taobao), ces vendeurs d’e-commerce élaborent désormais leur propre stratégie éditoriale pour promouvoir les produits qu’ils commercialisent.

Ils créent ainsi un nouveau média qui s’inscrit « hors du périmètre de contrôle de la marque »– qui doit donc être prudente – mais peut s’avérer être une grande réussite ! Pour vendre un rouge à lèvres Yves Saint Laurent, des revendeurs d’Alibaba ont ajouté les images d’une sitcom à succès à la publicité originale, l’ont diffusé sur les réseaux sociaux et ont fait exploser les ventes. Une tendance qui pourrait se développer en France, où les marketplaces ont généré un chiffre d’affaire de plus de deux milliards d’euros en 2014.

L’omniprésence de Facebook

« Facebook n’est pas mort » assure Marie Dollé, responsable de la stratégie de contenu et du digital chez Kantar Media. Ce serait même tout le contraire, puisque 2016 devrait plus que jamais marquer l’année de son omniprésence. L’objectif du réseau social est de se transformer : à la fois « source d’information de référence » et « assistant virtuel », devenant ainsi essentiel pour l’utilisateur. Pour ce faire, Mark Zuckerberg entamera en 2016 une refonte de son centre de notifications – qu’il veut plus personnalisé – après une année 2015 axée sur la protection de ses utilisateurs (comme avec le Safety Check).

Les stratégies de communication autour de la data

Employer sa data pour enrichir et inspirer la communication de sa marque ? Un certain nombre d’entreprises se sont déjà laissées tenter par ce nouvel emploi des données chiffrées.

Des communicants d’un nouveau genre ont alors vu le jour : les data storytellers. Leur fonction consiste à analyser les données internes de l’entreprise et en tirer le meilleur pour créer un contenu valorisant pour sa stratégie de communication. Si certaines marques s’en tiennent à une campagne, d’autres en ont fait une véritable stratégie publicitaire à l’image d’Amazon qui publie annuellement depuis deux ans son classement des 20 villes où l’on lit le plus de livres provenant de la plateforme. […]

La transformation des notifications push

Les push notifications, ces courts messages d’alerte reçus sur mobile via une application, d’abord employées par Facebook, le sont aujourd’hui par tous les réseaux sociaux. Mais ces messages, déjà très efficaces (« une application disposant de notifications actives verraient son taux d’ouverture amplifié de 80% » selon Loyaltics) devraient se complexifier pour toujours plus de ciblage et de personnalisation. Elles pourraient aussi, en parallèle du développement des objets connectés se recomposer pour proposer de nouveaux formats, plus sensoriels (à l’image des vibrations sur l’Apple Watch par exemple).

La fin de la publicité intrusive

La pub en ligne indispose bon nombre d’internautes et la toile voit fleurir les installations d’adblockers (une augmentation de 41% ces 12 derniers mois selon une étude Adobe etPage). Le challenge pour les publicitaires est donc de reconquérir ces internautes en les replaçant « au centre du dispositif publicitaire » ce que Kantar Media qualifie d’« UX Advertising ». Pour aider les marques directement touchées par cette hostilité à leur égard, les réseaux sociaux ont crée des services spécialisés destinés à les conseiller sur desméthodes publicitaires non intrusives adaptées « aux usages, codes et spécificités de chaque réseau social » (Zoo sur YouTube, Brand Strategy sur Twitter ou encore Creative Shop sur Instagram).

Vidéo: du mini au micro

La séquence animée est partout : sur Periscope, Merkat, Fyuse.. Mais aussi surFacebook qui propose désormais de remplacer sa classique photo de profil par une vidéo de sept secondes. Pour Marie Dollé la courte vidéo « très apprécié à l’ère du Quick Action Web » devrait encore se raccourcir en 2016. Instagram avec son application Boomerangqui propose des micro-séquences de trois secondes ringardise Vine et les vidéos de six secondes que l’application proposait lors de son lancement en 2012.

Le « phygitale » dans le langage commun

Pour Kantar Media nous assistons à une « révolution du phygital » (contraction physique et digital). On connaissait le QR Code, plutôt délaissé en France (et toujours très en vogue en Chine), mais des dispositifs nouveaux ont vu le jour pour lier le monde physique et le monde digital. Ces rencontres – indispensable pour créer le contact avec l’utilisateur – se concrétisent sous diverses formes, à l’image d’iBeacon (Apple) qui permet de  numériser son contenu informatif dans l’espace physique. Réel et digital devraient converger de plus en plus fréquemment dans le futur et sous des formes de plus en plus diverses. Nous n’en serions qu’aux prémices du « digital immersif »

La consécration de l’éphémère

La « culture de l’éphémère » a la cote. Et elle ne se résume pas aux contenus auto-détruits de Snapchat. Facebook s’y est mis également, en créant une option similaire qui propose aux messages envoyés sur Messenger de s’effacer une heure après leur envoi. Cette tendance pourrait trouver une applicabilité sur chaque réseau social à l’avenir et devenir bien plus globale qu’elle ne l’est actuellement. De nombreuses marques en tirent déjà parti, profitant de l’image d’exclusivité et de rareté qu’offrent ces limites temporelles et essayant de nouveaux modes d’expression. […]

La démocratisation des boutons d’action rapide

L’immédiateté d’Internet a donné naissance à des outils facilitant chacune de nos actions en ligne. Mais il en est un que l’on n’utilise encore peu en France : il s’agit du bouton d’action rapide.

Très répandu en Asie avec le « Clic to buy », il l’est aussi aux Etats-Unis où il permet une action directement à partir de l’objet du mail –inutile d’entrer dans le corps du mail ! Ce bouton est aussi apparu sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook (avec les boutons d’appel à l’action et les boutons à réaction) et Twitter (avec des boutons de sondages). Nul doute que les marques sauront se saisir de cette tendance qui permet de satisfaire des désirs immédiats et de créer le réflexe.

La mise en place de rendez-vous sociaux

Si le web est le média de la délinéarisation par excellence, on assiste de plus en plus au retour des rendez-vous. Les contenus y sont toujours plus nombreux et il peut être difficile d’y trouver sa place. Sur les réseaux sociaux (certains twittos influents ont compris comment gagner un instant de visibilité), dans les rédactions (Les Echos proposent par exemple deux newsletters quotidiennes à 8h et 18h) ou pour les marques (Orange avec la campagne #AidezVictor, sur Twitter encore).

Pour Kantar Media, mettre en place ces rendez-vous permet également de créer des automatismes chez l’audience. Véritable stratégie pour se démarquer et fidéliser, il ne fait aucun doute que cette pratique social media poursuivra son développement en 2016.

(Source: meta-medias.fr)

Stromae porte un regard amer sur les médias sociaux avec son dernier clip Carmen

L’auteur-compositeur-interprète Stromae réalise un autre grand coup d’éclat avec son dernier vidéoclip intitulé Carmen où il verse dans la critique acerbe de la relation qu’ont les humains avec les médias sociaux. Paroles illustrées par Sylvain Chomet (Les triplettes de Belleville, L’Illusioniste) on y voit un Stromae affublé d’un oiseau bleu comme « animal de compagnie », incarnation sans aucune subtilité de l’emblème de Twitter. Le clip débute avec un selfie en apparence innocent. Au fur et à mesure de sa lecture, les paroles et dessins expriment le rapport malsain que nous entretenons avec les médias sociaux, dont la recherche constante du « like » et du « love ».

Le plus ironique de la situation – ironie habilement orchestrée – c’est que les illustrations de ce videoclip ont d’abord été publiées sous forme de teaser pour lancer le nouveau compte Instagram de Stromae. C’est Buzzfeed US, site de divertissement fort populaire – aussi critiqué pour son contenu à calories vides – qui a eu l’exclusivité 24 heures avant sa diffusion officielle.

Mon entourage me demandait comment avais-je reçu cette nouvelle sortie de Stromae. À sa première vue, je vous avoue avoir ressenti un certain malaise. Étais-je aussi « fêlée » que ce que dénonce ses paroles? Je ne crois pas non, mais la ligne peut être mince. Je pense constamment à ma façon d’articuler ma présence sociale, essayant de doser entre le « branding personnel » et l’intérêt que pourraient porter mes amis-abonnés-lecteurs à mes propos. Est-ce que la société est réellement rendue à la selle de l’expression égocentrique nourrie par les médias sociaux, comme l’image du vidéoclip où l’oiseau devient plus gros que Stromae et finit par le porter?

Je ne peux que saluer la vive intelligence et la vivacité d’esprit du grand Stromae qui encore une fois arrivent à se démarquer par des prestations hors de l’ordinaire, vibrantes, qui secouent comme un électro-choc.

(Source: Marika Laforet sur metro)

Les jeunes Américains suivent avant tout l’actualité sur les réseaux sociaux

Selon une étude, une majorité des jeunes Américains s’intéresse quotidiennement à l’actualité. Ces jeunes privilégient cependant les réseaux sociaux, et particulièrement Facebook, pour s’informer.

Des jeunes adultes peu intéressés par ce qui se passe autour d’eux, voire totalement insensibles à l’actualité? Une étude américaine vient de démontrer que cette idée reçue était fausse. Au contraire: selon l’American Press Institute et l’Associated Press-NORC Center for Public Affairs, 85% des Américains de 18-34 ans déclarent que se tenir informé de l’actualité est quelque chose d’important à leurs yeux. Concrètement, 69% d’entre eux consultent les nouvelles au moins une fois par jour.

Toutefois, ces jeunes sont nombreux à «tomber» sur des informations sans forcément l’avoir voulu, notamment en consultant les réseaux sociaux, Facebook en premier lieu. Ainsi, pas moins de 88% des jeunes interrogés trouvent de l’information sur Facebook. A l’inverse, une infime minorité des jeunes Américains achète encore des journaux papier. […]

«Les médias sociaux me tiennent plus informés que d’autres sources d’information», explique Elese, 25 ans, citée dans l’étude. «En parcourant rapidement mon fil d’actualités, je peux voir passer les infos majeures. Si j’ai besoin d’approfondir un sujet, je peux aller sur un site web spécialisé en actualité». S’informer ne résulte donc pas forcément d’une démarche proactive de la part des 18-34 ans.

L’étude affirme que 40% de ces 18-34 ans paient pour obtenir de l’information, notamment sous forme d’applications payantes. Mais beaucoup de jeunes déclarent souhaiter que l’accès à l’information soit gratuit. «Je ne voudrais vraiment pas payer, pour quelque type d’informations que ce soit», estime Sam, 19 ans, «parce qu’en tant que citoyen c’est mon droit de connaître l’actualité».

(Source: etudiant.lefigaro.fr)

Quelles tendances sur les réseaux sociaux pour 2014?

Les médias sociaux ont changé notre façon de nous informer, de communiquer, de nous divertir…

En 2013, les grands acteurs sont restés les mêmes : Facebook, Twitter, Google+, Instagram, Pinterest… mais la sphère social media est en perpétuelle mutation.

Quels sont donc les changements actuels et les évolutions à venir en cette nouvelle année 2014 ?
Facebook toujours leader mais est-il sur le point d’être détrôné ? Twitter, nouveau réseau social des jeunes ? Instagram, Pinterest, Tumblr s’ouvrent à la publicité : quels changements cela va-t-il engendrer ? Les réseaux sociaux de demain : réseaux de niche ou réseaux ‘tout-en-un’?

Autant de questions auxquelles Vanksen tente de répondre dans sa présentation « Tendances Social Media 2014 : actualités, opportunités pour les marques et tendances à venir ».

Consulter la présentation. (Source: Vanksen)

Une charte contre le cyber-harcèlement

Reportage de la RTS (Nouvo)

De plus en plus de jeunes sont victimes de harcèlement sur les réseaux sociaux. Pour la première fois en Suisse romande, une école privée propose à ses élèves de signer une charte de comportement sur Internet.

De récents cas de débordements ont poussé le directeur l’école Moser à proposer une charte, pas seulement pour les élèves, mais aussi pour les enseignants et le personnel. L’idée, c’est d’adopter un comportement responsable sur les médias sociaux et sur internet en général, conscient que certaines pratiques morales douteuses peuvent aussi avoir des conséquences pénales ou civiles. Publier des photos contre le gré d’un élève, la diffamation, la calomnie, l’injure sont par exemple des actes condamnables sur le plan légal.

Au travers de cette démarche, l’école ne cherche pas à interdire l’usage d’internet ou des médias sociaux, mais d’en montrer les dérives, les dangers et les répercutions possibles sur la réputation future d’un élève (qu’il soit victime ou bourreau).

La charte engage celui qui la signe et ne pas la respecter peut mener jusqu’au renvoi de l’établissement. Cette première suisse pourrait faire des émules. D’autres écoles privées se sont montrées intéressées par la démarche. (Source: Nouvo)

Le Conseil fédéral ne veut pas de loi pour les réseaux sociaux

Le Conseil fédéral n’entend pas édicter une loi spécifique pour les réseaux sociaux. Il considère que la loi actuelle est suffisante.

La législation actuelle est suffisante pour régler les risques occasionnés par Facebook, Twitter et autres blogs: le Conseil fédéral n’entend pas édicter une loi spécifique pour les réseaux sociaux. Il pourrait toutefois légiférer sur la responsabilité civile des exploitants de sites internet et fournisseurs d’accès.

Le droit suisse ne présente pas de lacune importante face aux problèmes que posent ces nouveaux canaux de communication, conclut mercredi le gouvernement dans un rapport publié mercredi en réponse à un postulat. Les réglementations générales inscrites par exemple dans la loi sur la protection des données ou dans le code civil valent aussi pour les réseaux sociaux.

Par contre, la responsabilité des fournisseurs de services permettant l’accès au réseau est moins claire. Le Conseil fédéral charge donc le Département de justice et police de voir s’il convient de légiférer. Si cela devait être le cas, les services de Simonetta Sommaruga prépareraient un projet d’ici fin 2015.  (Source: ATS via Arcinfo)

Que pouvez-VOUS faire pour protéger votre réputation en ligne?

Une vidéo donnant des conseils pratiques sur ce qui doit être pris en considération avant de publier des renseignements en ligne. (Source: Commissariat à la protection de la vie privée du Canada)

L’histoire de la publicité sur les médias sociaux

Unified a réalisé une infographie sur l’évolution de la publicité sur les médias sociaux, fortement marquée par l’émergence de la mobilité et des API. Facebook et Twitter semblent être les plateformes qui tirent le mieux leur épingle du jeu, avec une évolution adaptée de leurs offres. (Source: carrementplus.net)