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Je le sais, je l’ai vu sur internet!

Internet et les réseaux sociaux ont changé la façon dont nous accédons à l’information et dont nous communiquons. Le schéma pyramidal traditionnel de diffusion de l’information et de l’opinion s’effrite et est remplacé petit à petit par un système inversé de libre accès pour tous.

L’un des effets de ce changement est la propension de certaines personnes à s’attribuer une expertise qu’elles n’ont pas après avoir été capable de faire une «recherche» sur internet. La démocratisation de l’information a conduit à une fausse impression de démocratisation de l’expertise.

Le résultat est «l’effet Jenny McCarthy», du nom d’une célébrité qui pense qu’elle peut substituer sa propre opinion de non-expert au consensus solide des experts sur la sécurité et l’efficacité de la vaccination au prétexte qu’elle a fait «ses propres recherches». Elle est un exemple patent de ce que la recherche d’informations sur le web peut conduire quelqu’un à une confiance infondée dans une opinion non scientifique.

Confiance en nos propres connaissances

Le premier écueil a fait l’objet de la publication récente d’une série d’expériences conduites par Matthew Fisher, doctorant en psychologie cognitive de l’université de Yale. Il a observé spécifiquement la recherche en ligne d’informations et la confiance accordée en nos propres connaissances sur le sujet recherché. Bien entendu, si nous cherchons et lisons des informations sur un sujet, notre confiance dans nos connaissances sur ce sujet augmente. Fisher a observé que le public avait une plus grande confiance en ses connaissances même quand il cherchait en ligne sur un sujet plutôt que d’obtenir ces informations directement, quand le sujet ne présentait pas d’informations pertinentes en ligne, quand les informations pertinentes étaient filtrées, ainsi que quand il lisait une information en ligne plutôt qu’en version imprimée. De fait, l’acte de chercher soi-même semblait augmenter la confiance du public dans ses propres connaissances.

Il semble donc que l’accès à une vaste somme de connaissances que l’on peut passer au crible augmente le degré de confiance que l’on accorde en ses propres connaissances, indépendamment de la pertinence de ces connaissances.

Biais de confirmation

La recherche internet est une mine d’informations dans laquelle on peut sélectionner (consciemment ou non) celles de ces informations qui confirment ce que l’on croit déjà ou ce que l’on veut croire. Faire une recherche en ligne sur la vaccination donnera des tonnes d’informations soutenant sa sécurité et efficacité, tandis que quantité d’autres informations rabaisseront la vaccination. Pour n’importe quel sujet polémique, le résultat sera le même.

Le biais de confirmation est puissant et dangereux, spécifiquement parce qu’il donne l’illusion que les données soutiennent nos croyances car nous ne percevons pas le point auquel nous avons filtrée et biaisée cette recherche.

La version extrême de ce phénomène est ce que nous appelons la «caisse de résonance». Le filtrage de l’information peut être formalisé en ligne au sein de communautés où une seule perspective est exprimée, et l’information soutenant cette perspective est partagée, alors que l’information opposée est filtrée ou directement contredite.

Confusion entre connaissance et expertise

Souvent, des personnes potentiellement très intelligentes, avec un gros bagage de connaissances factuelles, arrivent cependant à des conclusions absurdes dans lesquelles elles placent un haut degré de confiance. Le problème, c’est qu’elles ne s’engagent pas vraiment avec la communauté intellectuelle pertinente.

Il est crucial d’engager la communauté, spécialement pour des domaines de connaissance hautement techniques et complexes. Il peut être très difficile pour un individu de voir la complexité d’un problème sous tous ses angles et de considérer toutes les perspectives. Laissés seuls, nous aurons tendance à nous raconter des histoires satisfaisantes et à devenir de plus en plus confiants dans la véracité de ces histoires. Engager la communauté aura tendance à mettre à l’épreuve ces histoires, conduisant à une compréhension plus profonde et plus nuancée du sujet. C’est là le cœur de la véritable expertise.

Conclusion

Pour éviter qu’internet créée une armée de pseudo-experts bien trop confiants en eux-mêmes, il y a un certain nombre de parades:

  • L’humilité. Ne pensez pas qu’une petite somme de connaissances fasse de vous un expert. Respectez les opinions des vrais experts. (Vous n’avez pas à être d’accord, mais prenez les au moins au sérieux).

  • Comprenez l’avantage inhérent d’un consensus d’experts plutôt que l’opinion des individus.

  • Lorsque vous faites des recherches sur internet, cherchez également des informations allant à l’encontre de vos croyances ou conclusions actuelles. Suspendez votre jugement personnel jusqu’à ce que vous pensiez avoir entendu ce que chacun avait à dire.

  • Comprenez que la recherche en ligne est un piège à biais de confirmation. Google lui-même peut biaiser les résultats de votre recherche. Vous devez contourner cela.

  • Comprenez qu’en plus du biais de confirmation, il y a d’autres biais sur internet, comme les caisses de résonnance, la propagande publicitaire et politique, et les informations délibérément déformées pour soutenir une idéologie. Soyez sur vos gardes quant aux fausses informations, et examinez minutieusement une source avant de vous reposer dessus.

D’après Steven Novella, The Google University Effect; Traduction en français

Questions (cycle 3)

  1. Quels moteurs de recherche connais-tu?

  2. Comment fonctionnent-ils?

  3. Comment peux-tu évaluer la crédibilité d’une information trouvée sur internet?

  4. Dans quels cas et pour quelles raisons une information fausse peut-elle se trouver sur internet?

  5. Qu’est-ce qu’une connaissance scientifique?

  6. Est-ce qu’il t’arrive de diffuser de l’information sur internet? Dans l’affirmative, s’agit-il de connaissances, d’opinions, d’autre chose? Peux-tu citer des exemples?

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Gérald Bronner: Internet est un incubateur de mythologies contemporaines

Dans son dernier livre, La Démocratie des crédules (PUF), pour lequel il a reçu le prix Procope des Lumières 2014, [Gérald Bronner] met dans le même sac à rumeurs les astrologues, les conspirationnistes du 11 Septembre et ceux qu’il nomme les « précautionnistes », ces lanceurs d’alerte écologique dont il dénonce l’obscurantisme et les méthodes: Gérald Bronner sait choisir ses ennemis. Ce sociologue iconoclaste aime la science d’un amour qu’on peut juger immodéré, moins Internet, ce que deviennent les journalistes et, globalement, le « nouveau marché de l’information », qui, selon lui, pourrait à terme menacer notre démocratie.

Des rumeurs ont récemment amené certains parents à retirer leurs enfants de l’école, où, croyaient-ils, allait leur être enseignée la « théorie du genre« . Auraient-elles pu figurer dans votre livre?

Comme dans certains exemples que j’y relate, tout part d’un groupuscule très organisé et composé d’individus motivés, Egalité et réconciliation, qui diffuse son message bien au-delà de ses espaces de radicalité naturels – l’extrême droite. Il y a vingt ans, il aurait été publié dans un fanzine et serait resté confidentiel. Aujourd’hui, le blog d’où il est parti est l’un des plus consultés de France…  

On invoque souvent le terme de démocratie à propos d’Internet. C’est juste si l’on entend par là qu’en démocratie chacun doit avoir accès à l’information, pouvoir diffuser des informations et s’exprimer. Il est plus douteux de prétendre que ce que l’on peut lire sur Internet, sur un forum par exemple, serait représentatif de l’opinion publique. En effet, on constate que, même sur des médias très modérés, un groupe très structuré comme celui-là peut aisément et rapidement créer une « majorité illusoire », qui n’a plus rien à voir avec la démocratie. 

En l’espèce, le message a été diffusé par SMS et les distributions de tracts à la sortie des écoles ont, semble-t-il, eu sur les parents plus d’effet qu’Internet…

Il n’y a pas de raisons de faire d’Internet un objet particulier : ce n’est qu’un vecteur de diffusion de l’information. D’autres outils, plus anciens, sont toujours actifs. Mais le Web y ajoute sa rapidité. C’est grâce à elle que vous créez de brusques mobilisations. Surtout, la Toile permet de se sentir moins seul, de rendre publics des sentiments qui, auparavant, relevaient de l’intime. Savoir que d’autres partagent les mêmes craintes, les mêmes pensées…  

Rappelez-vous ce bijoutier de Nice qui a tué l’un de ses agresseurs, il y a quelques mois, et la page Facebook de soutien, qui a recueilli plus de 1,6 million de « j’aime ». Une approbation de la loi du talion : il a été attaqué, il s’est défendu,un certain nombre de nos concitoyens ont trouvé qu’il n’y avait là rien de scandaleux. Ce point de vue n’a pas atten du le Web pour être partagé, mais, grâce à Facebook, devient saillant dans l’espace public un sentiment, « c’est bien fait pour sa gueule », qui, sans Internet, serait resté de l’ordre de l’espace privé, de la conversation de comptoir. Là où cela devient pervers, c’est qu’une telle visibilité confère à cette indignation une forme de légitimité, une illu sion de majorité

Ces rumeurs existaient avant Internet… Qu’y a-t-il de nouveau?

L’accélération. C’est fondamental. Prenez la fameuse rumeur des disparues d’Orléans : elle a mis des années à se diffuser. Des embryons de rumeur, il y en a toujours eu. Mais les journalistes, notamment, jouaient le plus souvent leur rôle de « gatekeepers », ils empêchaient les ragots, les théories du complot, les calomnies de se répandre, de sorte que finalement, ces rumeurs, le temps qu’elles atteignent les gens, ne les intéressaient plus. Internet est ce que j’appelle un « incubateur de mythologies contemporaines », parce que de n’importe quel petit objet il fait naître, en quelques heures, une théorie du complot.  

Le jour même des attentats de Boston, on en a recensé quatre différentes ! Auparavant, les théories du complot portaient sur de grands événements historiques, l’assassinat de Kennedy, les premiers pas sur la Lune, Pearl Harbor… Aujourd’hui, n’importe quel micro -événement peut donner lieu à une théorie du complot, et ajouter une pièce de plus au gigantesque millefeuille conspirationniste.  

C’est aussi vrai pour les personnalités. Il fallait une certaine notoriété pour engendrer des croyances : Marilyn Monroe a été tuée, Elvis Presley est encore vivant… En 2012, dès que la mort de Richard Descoings, alors directeur de Sciences po Paris, inconnu du grand public, a été annoncée, des rumeurs ont commencé à circuler sur Internet sur les circonstances de son décès. Avec une bonne mise en scène de faits réels, n’importe qui peut attiser la suspicion. C’est l' »effet Othello », qui, manipulé par Iago, finit par croire, contre toute raison, que Desdémone l’a trahi… 

Vous dénoncez tout particulièrement dans votre livre les croyances des « précautionnistes », certains défenseurs de l’environnement et lanceurs d’alerte. Pourquoi eux et pas les lobbys industriels ou politiques, dont on pourrait penser qu’en matière de manipulation ils sont bien mieux armés?

J’ai vu récemment une publicité pour Greenpeace dans le métro, bien faite mais trompeuse. On y voyait un énorme paquebot et, dans son ombre, un tout petit esquif, avec un slogan qui ressemblait à ça : « Ils ont le pouvoir, nous avons la motivation. » Mais le pouvoir, sur le marché de l’information, c’est précisément la motivation ! Le pouvoir, sur Internet, c’est ça : quand vous tapez  » ondes danger  » sur Google, en majorité, les 30 premiers résultats renvoient à des ONG écologistes, alors que Bouygues Télécom a les moyens de payer des officines pour y figurer en bonne place – et le fait certainement, mais sans y parvenir.

Les journalistes ne sont pas aux ordres des intérêts économiques ou politiques, c’est la même chose pour le marché général de l’information. Cela ne veut pas dire que les entreprises ou les politiques ne cherchent pas à nous manipuler. Mais ils se font plus facilement prendre la main dans le sac, désormais. Témoin, l’intervention américaine en Irak. Dans des conditions aussi extrêmes qu’un conflit majeur dans ce pays lointain, avec des possibilités limitées de vérifier l’information, l’affaire a été éventée. Il a certes fallu pas mal de temps et une guerre, mais, alors qu’une partie de la presse américaine était au garde-à-vous, la vérité a fini par sortir. 

Vous n’êtes pas tendre non plus avec les journalistes, dont vous dites qu’en matière de rumeurs, ils ne jouent plus leur rôle de paratonnerre…

Les journalistes sont les victimes d’une structure de situation, le « dilemme du prisonnier » : dans l’ignorance de ce que vont faire leurs concurrents et par peur d’être devancés dans la course à l’information, ils sont forcés à une surenchère aveugle et irrationnelle. Je n’épargne pas plus les journalistes que je ne les attaque : j’analyse un système. 

Là encore, la concurrence dans la presse n’est pas née avec Internet…

La pression concurrentielle existait avant Internet, c’est vrai. Aux Etats-Unis, elle est à l’origine de la pipolisation de la vie politique, née des affaires Clinton. Avant, il y avait bien des rumeurs, mais elles transpiraient peu dans la presse. Et puis est apparue Fox News, et un regain de pression concurrentielle, plus de chaînes, le câble, et, parmi tous ces nouveaux acteurs, un qui ne joue pas le jeu. Les autres ont été obligés de suivre. On peut se justifier de toutes les manières possibles, avancer des arguments vertueux, dire qu’il ne faut pas cacher l’information au public, que François Hollande s’est mis en danger… La vérité, c’est qu’il y a une appétence du public pour ces questions, une demande et que, concurrence oblige, quand il y a demande, il y a offre. 

Vous défendez la démocratie représentative contre la démocratie participative ou ce que vous appelez la « démocratie cognitive », une société où la connaissance serait le fait de tous…

Je ne suis pas opposé à la démocratie participative ou délibérative. Mais elle suscite une telle adhésion inconditionnelle qu’elle en devient idéologique, notamment chez quelques-uns de mes confrères, les chercheurs en sciences sociales, et chez beaucoup de politiques. Certains processus collaboratifs sont bons pour l’intérêt général, comme Wikipédia. Faut-il pour autant rester béat devant tout phénomène de collaboration ? Vos lecteurs seraient-ils d’accord pour qu’on détermine la valeur du nombre pi à la majorité? Tout ne se décrète pas à l’applaudimètre. 

Mais n’est-il pas normal, puisque c’est un sujet qui vous tient à coeur, de demander leur avis sur des lignes à haute tension à ceux qui vont vivre dessous?

C’est effectivement légitime. Mais il y aurait une certaine naïveté à croire que les délibérations d’un groupe personnellement affecté par la présence de lignes à haute tension seraient nécessairement favorables à l’intérêt général. Tout le monde veut un téléphone portable, personne ne veut d’antenne relais; tout le monde veut de l’électricité, personne ne veut de ligne à haute tension ; personne ne veut du nucléaire… ni payer son électricité trop cher. Quel plus grand conflit d’intérêts que celui de ces riverains à qui on demande de se prononcer sur l’utilité collective d’infrastructures qui perturbent leur environnement?  

Il y a une forme de démission du politique dans ce genre de dispositif. Quand ces revendications sont d’ordre scientifique ou technologique, j’estime que nous nous mettons en danger collectif. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, je dis qu’il faut le faire avec beaucoup de précautions. Il n’est que de voir la façon dont le grand débat national sur la transition énergétique a été organisé… Une gabegie. Et une bien mauvaise utilisation de la démocratie participative. 

Vous allez jusqu’à parler de populisme. Qu’est-ce qui est le plus populiste aujourd’hui : chercher une alternative au pétrole et au gaz ou défendre l’industrie automobile? Faire du gaz de schiste une solution à la crise ou demander aux Français de réduire leur consommation d’énergie?

Le populisme, c’est le débouché politique donné aux pentes les moins honorables de notre esprit. C’est évident en matière de morale : la xénophobie, le sexisme, tout le monde comprend. Dans les cas de figure que vous me citez, le fait d’inciter à une consommation aveugle en faisant croire que les réserves énergétiques sont infinies est populiste. Mais c’est une autre forme de populisme que d’avancer des risques sismologiques ou de contamination des nappes phréatiques sans réalité scientifique à propos des gaz de schiste. Ce n’est pas parce que deux points de vue sont opposés qu’ils ne sont pas également populistes ; cela ne veut pas dire pour autant que dans tous les cas la voie du milieu est la plus sage. 

Comment ce discours est-il reçu par vos collègues?

Mon discours agace cette partie de la sociologie des sciences qui est relativiste, pragmatiste dans le meilleur des cas. J’essaie de penser les choses de façon méthodique, et c’est une position minoritaire dans l’espace des sciences sociales, globalement gouverné par une pensée dite critique, qui conçoit le système social comme un système de domination de certains groupes sur d’autres – ce qui peut être vrai, mais est souvent présenté de manière trop unilatérale pour être crédible. Elle en déduit que la sociologie doit être une sociologie de dénonciation, en fait un outil politique, ce que je récuse.  

On ne peut pas être neutre : ce serait naïf, l’objectivisme. Mais on peut essayer de penser ses propres positions pour prendre un peu de distance avec elles. Je ne crois pas que la sociologie soit un sport de combat. La sociologie a une vocation scientifique, mais elle s’égare parfois dans l’idéologie. Le problème, avec les idéologues, c’est que vous êtes avec eux ou contre eux.Comme je rejette professionnellement cette vision politique, je ne suscite pas toujours l’admiration de mes collègues. Qu’y puis-je ?  (Source: L’Express)

Comprendre le fonctionnement d’un moteur de recherche en 1min30

Comment fonctionnent les moteurs de recherche?  C’est ce que doit expliquer le professeur-documentaliste à ses élèves pour que ces derniers puissent être à même d’effectuer au mieux leurs recherches sur le web.  En connaissant le fonctionnement de l’outil, on en connaît les limites!

Les deux grandes étapes du fonctionnement d’un moteur de recherche sont expliquées dans cette vidéo: l’indexation du web par les spider robots d’une part, la recherche des données  et l’affichage des résultats d’autre part. (Source: fenetresur)

Algorithme, hyperliens, intention et liberté d’usage: quelle éducation?

[…] plusieurs questions […] doivent interroger tout éducateur qui tend à permettre à des jeunes ou des adultes d’acquérir une certaine «maîtrise» de ce qu’ils ou elles font lorsqu’ils ou elles utilisent Internet. La première question concerne les hyperliens, leur sens et leur rôle dans la compréhension des documents proposés en ligne. La deuxième question concerne la pertinence de moteurs de recherche en regard des choix de tri qui sont contenus dans leurs algorithmes. La troisième question concerne l’intention des auteurs de pages web aussi bien que celle des concepteurs d’algorithmes. La quatrième question concerne la liberté supposée laissée à l’usager dans sa navigation sur Internet. La cinquième question concerne la possibilité de «découvrir quelque chose de différent» de ce que l’on connait déjà dans le contexte d’hyper-information […]. (Source: Bruno Devauchelle)