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Sur les écrans, je respecte les règles du jeu

La Semaine des médias 2016 – Le respect dans un monde numérique

Consoles de jeux, jeux en ligne, tablettes et smartphones : à quoi servent les jeux vidéo ? Quel encadrement privilégier ? Que signifie la réglementation d’âge PEGI et à quoi sert-elle ? Comment crée-t-on un jeu pour les enfants ? Avec Nicolas Akladios, président de Swiss Gamers Network et de la Swiss Interactive Entertainment Association (SIEA) et Stéphane Donnet, cofondateur de WitchLake Studio.

La fiche pédagogique

L’épisode

Voir aussi sur le blog: Les normes PEGI ne sont pas là pour faire joli sur la boîte!

Promotion des compétences médiatiques et réglementation – Aménagement futur de la protection des enfants et des jeunes face aux médias en Suisse

3E FORUM NATIONAL PROFESSIONNEL POUR LA PROTECTION DE LA JEUNESSE FACE AUX MÉDIAS

Lundi 7 septembre 2015 | 9h00 – 17h00 Centre Paul Klee, Berne

Le mode d’utilisation des médias a encore changé fondamentalement avec la propagation fulgurante des smartphones observée ces dernières années. Nous sommes non seulement joignables par téléphone en tout temps et en tout lieu, mais nous avons aussi accès à n’importe quel moment à des contenus Internet, aux réseaux sociaux et à d’autres services de communication. Toujours et partout en ligne: ce n’est pas seulement valable pour les adultes, mais aussi pour les enfants et adolescents, qui possèdent aujourd’hui de plus en plus tôt un smartphone.

Le 3e forum national professionnel sera consacré aux changements sociétaux découlant de cette évolution et aux défis qui se posent pour la protection des enfants et des jeunes: que savons-nous du comportement des enfants et des adolescents face aux médias? Comment évaluer les opportunités et les risques liés aux médias numériques? Les efforts déployés pour développer les compétences médiatiques en famille, à l’école, durant les loisirs et dans les structures d’accueil portent-ils leurs fruits? Comment repérer précocement les comportements à risque? Quelles sont les perspectives et les limites de la réglementation?

Le 3e forum national professionnel qui clôture le programme national Jeunes et médias offre la possibilité de discuter de ces questions, des expériences faites ces cinq dernières années, des défis à venir, mais aussi de la collaboration et de la répartition des tâches entre les divers acteurs. La Confédération continuera de jouer un rôle actif dans la protection de la jeunesse face aux médias, de soutenir les cantons et les organisations privées dans l’accomplissement de leurs tâches et d’assurer la coordination dans le domaine de la réglementation.

(Source: Jeunes et médias)

L’homo numericus en dessins

Ne serait-on parfois un peu ridicule avec nos ordinateurs, nos tablettes, nos cigarettes électroniques, nos « objets connectés » et autres smartphones? Il faut croire que oui. Jean Jullien […] le pointe en tout cas avec malice sur son tumblr, News of the times, en faisant même son sujet de prédilection. Le site Ufunk a d’ailleurs fait une sélection de ses meilleurs essais sur le sujet.

A voir : Comment Jean Jullien voit notre petit monde connecté

l-homo-numericus

(Source: Télérama)

Tablettes et smartphones empêchent les enfants de dormir

Les enfants qui ont accès à des tablettes ou des smartphones dans leur chambre bénéficient de moins de sommeil que ceux qui n’en n’ont pas, pointe une étude américaine publiée dans la revue Pediatrics.

L’étude a été menée sur 2.048 enfants entre 10 et 13 ans, scolarisés dans le Massachusetts (nord-est des Etats-Unis). Elle montre que, sur l’ensemble des collégiens étudiés, ceux qui disposent de tablettes et de smartphones dans leur chambre la nuit dorment en moyenne 21 minutes de moins que leurs camarades qui n’en sont pas dotés.

En outre, les enfants qui ont une télévision au pied de leur lit voient leur sommeil amputé de 18 minutes par rapport à ceux qui n’ont pas de télécommande à portée de main.« Ces résultats doivent servir de mise en garde contre un accès illimité à des écrans dans les chambres d’enfants », soulignent les auteurs de l’étude emmenés par Jennifer Falbe de l’institut de Santé publique à l’Université de Californie. (Source: sciencesetavenir.fr)

«Les jeunes lisent toujours, mais pas des livres»

Extraits d’un entretien avec Sylvie Octobre, chargée de recherche au ministère de la culture.

Les jeunes lisent moins de livres et, surtout, lisent moins pour le plaisir. La lecture n’est plus considérée comme la porte d’accès privilégiée au savoir et n’est plus synonyme de plaisir. Ce désamour pour les livres vient, à mon avis, du glissement de notre société de ce qu’on appelait les humanités vers le technico-commercial. Auparavant, les filières les plus prestigieuses nécessitaient une pratique assidue de la lecture. Or la lecture, en tant que loisir tout du moins, n’est plus vraiment obligatoire pour devenir ingénieur. Le français laisse peu à peu la place aux mathématiques.

Le numérique aussi a changé notre façon de lire : les séquences de lecture des jeunes sont plus courtes, souvent liées à leurs échanges écrits sur Internet, et donc sont très liées à la sociabilité. Les choix de lecture se font en interaction avec les autres, de plus en plus par des recommandations des pairs. Or lire un livre est, par nature, une activité plutôt longue et solitaire. A l’ère du numérique, la façon dont les jeunes construisent leur approche culturelle ne va pas naturellement vers la lecture. Pourtant, certains jeunes, statistiquement plutôt les filles, se tournent de nouveau vers la lecture comme activité à contretemps et déconnectée, comme pour stopper le flux d’informations continu qui leur parvient. […]

Les 15-29 ans lisent des textos, Wikipédia, des blogs… Il y a bien des façons de lire. En réalité, on n’a jamais tant lu : des textes, des publicités, des articles, etc. Mais le goût pour la lecture de littérature baisse. Ces deux types de lectures sont différents. La lecture HTML est « additive », les liens et les articles se superposent les uns aux autres. Pour ne pas se perdre dans le flot d’informations, il faut construire une séquence de lecture. Il faut faire le tri, ne pas se perdre pour éviter la saturation informationnelle, le moment où l’on ne comprend plus rien à ce qu’on lit et où l’on tourne en rond. Ce sont des compétences très difficiles à acquérir.

L’école a son rôle à jouer dans ces évolutions. Au collège, les élèves se trimballent 15 kilogrammes de livres sur le dos toute la journée, qui sont des manuels scolaires. Le poids physique devient aussi un poids psychique, avec le temps. Les manuels donnent également du livre une image utilitaire. On note que les enfants en primaire lisent beaucoup, et ils aiment ça. Quand ils arrivent au collège, la lecture devient une contrainte, c’est l’effet pervers de la scolarisation de la lecture. De plus, les réseaux sociaux et la sociabilité sont si importants pour les adolescents pour se construire qu’il leur est difficile de s’en extraire et de construire des espaces de solitude pour lire. […]

Le smartphone est devenu le premier terminal culturel des adolescents et jeunes adultes. Les jeunes regardent toujours la télévision, mais sur leur ordinateur ou leur téléphone. Les blogs, forums et chaînes musicales remplacent les radios, qui s’écoutent en podcast. La presse également est consommée essentiellement sur Internet. Seuls les magazines spécialisés ou thématiques résistent à cette tendance, comme ceux consacrés au sport ou à un chanteur. Aujourd’hui, les premiers pourvoyeurs d’info sont les réseaux sociaux. Un adolescent que j’ai rencontré lors d’une enquête m’a dit, très justement : « S’il y avait la guerre, je l’apprendrais sur Facebook. » […]

Comment réduire la fracture numérique d’un côté et la fracture générationnelle de l’autre ? Mettre dans les mains des plus jeunes les textes anciens qui transitent à travers les générations, mais aussi, dans l’autre sens, former les personnes âgées aux nouvelles technologies, cela permet de créer du commun, de créer du lien intergénérationnel. C’est là tout l’enjeu des nouvelles politiques culturelles. (Source: LeMonde.fr)

Symposium «Qui n’est pas connecté? Internet dans la vie des jeunes»

Symposium 
organisé par le Groupe de Recherche sur la Santé des Adolescents (IUMSP – CHUV), l’Institut des Sciences Sociales (UNIL) et l’Institut de Psychologie (UNIL)

Date et horaire : jeudi 5 juin 2014 8.45 – 17.15
Lieu : Université de Lausanne Bâtiment Anthropole

Ateliers le matin

  • Atelier 1 – Smartphones et réseaux sociaux : La vie privée, c’est fini?
    Dr Sami Coll, chercheur associé, Département de sociologie, Université de Genève
  • Atelier 2 – Harcèlement entre adolescents sur internet : quels sont les enjeux?
    Mmes Claire Piguet, collaboratice de recherche, et Christina Akré, responsable de recherche, GRSA, CHUV
  • Atelier 3 – Une expérience de prévention sur Internet depuis 17 ans: ciao.ch
    Mmes Anne Dechambre, psychologue, et Eva Fernandez, directrice, Association Ciao, Lausanne
  • Atelier 4 – Les problèmes de TIC à l’école : plutôt une question de bien vivre
    Mme Sophie Schubert–Grundisch, Responsable cantonale de la médiation scolaire, Unité PSPS, et M. Jean Schaer, Responsable cantonal des délégués PSPS, Unité PSPS

Ados@internet.ch, état de nos connaissances
- Dr Joan-Carles Suris
- Groupe de recherche sur la santé des adolescents, IUMSP, CHUV, Lausanne
- Cette étude longitudinale menée auprès d’adolescents du canton de Vaud met en contexte l’utilisation d’Internet en tenant compte d’éléments tels que le type d’usage, appareils utilisés pour se connecter, lien avec des conduites à risque, etc. La présentation se centrera sur le profil des usagers ainsi que sur l’évolution de quelques éléments clé pendant le suivi de ces jeunes.

Photos d’ados à l’ère numérique
- Dr Jocelyn Lachance
- Socioanthropologue de l’adolescence, Université de Pau et des Pays de l’Adour
- La jeune génération d’aujourd’hui est la première à avoir grandi sous l’œil de l’appareil numérique avec autant d’intensité, mais aussi avec un appareil personnel dans les mains. Avant de comprendre les risques liés aux usages de l’appareil numérique, il importe de saisir comment il joue un rôle dans la vie des plus jeunes depuis quelques années. À partir du discours de jeunes adultes au sujet de leur adolescence, nous allons décrire comment ces usages s’inscrivent dans le contexte plus large d’une jeunesse hypermoderne aux prises avec des questionnements relativement traditionnels: comment s’autonomiser et comment rencontrer l’autre?

Nouvelle culture des adolescents, nouvelles responsabilités des adultes
- Dr Serge Tisseron
- Psychiatre, psychologue, Université Paris VII Denis Diderot
- Les écrans bouleversent à la fois la construction de l’identité, les attentes vis à vis d’autrui, le rapport à l’espace, au temps, aux images et les formes de l’apprentissage. Des moyens existent de faire évoluer leurs usages vers le meilleur. Certains relèvent de la famille, d’autres des institutions éducatives et d’autres encore des collectivités publiques. (Source: reiso.org)