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Je vous interdis de divulguer les informations confidentielles que j’ai déjà diffusées moi-même!

Il y a quelque temps est apparu (ou réapparu) sur les profils Facebook de beaucoup de nos amis un message rédigé dans une langue apparemment sérieuse et truffée d’expressions juridiques, témoignant de la volonté de son auteur de protéger ses données personnelles.

Un site très utile, spécialisé dans la détection de canulars et autres contre-vérités diffusées sur la toile, a examiné ces messages. Hoaxbuster (« chasseur de canulars », en anglais) met ainsi les pendules à l’heure avec une certaine ironie, mais en expliquant parfaitement l’absurdité de la démarche dans un texte que nous reprenons ci-dessous dans une version (légèrement) adaptée.

«Des dizaines de milliers d’internautes copient/collent sur leur mur un texte censé les protéger du grand méchant loup. Désormais, Facebook n’a qu’à bien se tenir… Depuis quelque temps, on voit fleurir en toutes langues tout un tas d’avertissements, sur les murs du monde entier.

« Veuillez prendre en compte ma déclaration suivante, le 05 décembre 2012: Conformément à la législation, à la réglementation (blablabla,…): J’INTERDIS FORMELLEMENT à toute personne physique, à toute personne morale, à toute institution ainsi qu’à toute agence de toute structure, (blablabla…), l’utilisation et la divulgation de tout ou partie des données me concernant.

J’AVERTIS toute personne physique, toute personne morale, (blablabla…), que VOUS N’AVEZ PAS MA PERMISSION d’utiliser la moindre des informations contenue et/ou liée à mon profil, ni aucun des contenus (blablabla…) postés sur mon profil par moi ou tout autre utilisateur de ce site Web.

Vous êtes avisé qu’IL VOUS EST STRICTEMENT INTERDIT de divulguer, de copier, de distribuer, de diffuser, ou de prendre toute autre action contre moi à l’égard de mon profil et le contenu des présentes, de quelques manières que ce soit (blablabla…). »

Nous pensions, un peu naïvement, que les pauvres internautes amnésiques finiraient par se rappeler qu’au moment de la création de leur compte Facebook ils avaient reconnu avoir lu et compris les conditions d’utilisation de Facebook:

ms

Lesquelles sont pourtant très claires au sujet des données utilisateur. Les types d’informations figurant ci-dessous sont toujours publics et sont traités de la même manière que les informations que vous décidez de rendre publiques.

  • Nom
  • Photos de profil et de couverture
  • Réseau
  • Sexe
  • Nom d’utilisateur et identifiant

Soyons clair: en créant un profil Facebook, on autorise directement (et sciemment) la société à utiliser ces données-là! Et pas la peine de crier ensuite sur son mur qu’on est contre… Il suffisait à l’origine de ne pas accepter lesdites conditions. La seule solution pour qu’aucune donnée ne soit utilisée: SUPPRIMER SON COMPTE!

Concernant les données publiées directement par l’utilisateur sur son mur, là non plus pas de surprise: c’est l’utilisateur lui-même qui décide comment sont gérées ses publications:

  • Public => le monde entier a accès à l’ensemble du profil et des publications et peut les réutiliser, les partager, en faire ce que bon lui semble
  • Amis seulement => seuls les amis peuvent voir le profil complet et les publications – et peuvent donc ensuite les partager, les réutiliser ou en faire ce que bon leur semble
  • Personnalisé => l’utilisateur décide de qui va pouvoir interagir avec ses publications, soit en fonction de listes préétablies, soit pour chaque publication.

Les textes que trop de gens copient/collent sont des aberrations juridiques, mais la bêtise moutonnière atteint son paroxysme quand on y lit:

« J’AVERTIS toute personne physique, toute personne morale,(…) qu’IL VOUS EST STRICTEMENT INTERDIT de divulguer, de copier, de distribuer, de diffuser, ou de prendre toute autre action contre moi à l’égard de mon profil et le contenu des présentes, de quelques manières que ce soit (…). Le contenu de mon profil est privé, contient des informations confidentielles et est protégé par la loi. Toute violation des droits, interdictions et restrictions ci-mentionnés est punie par la loi et fera l’objet de poursuites judiciaires. »

Le jour où un internaute a publié cet avertissement sur son mur, il est devenu IMPOSSIBLE à quiconque de le copier/coller pour le reprendre à titre personnel… Du coup, chaque utilisateur l’ayant publié sur son mur s’est automatiquement mis « hors-la-loi » au regard du texte en question.

(Source: Hoaxbuster)

Questions

  1. As-tu pris connaissance des conditions d’utilisation de Facebook? Si oui, as-tu noté que les données issues de tes publications pouvaient être utilisées par l’entreprise? Sinon, vas-tu le faire?
  2. Pourquoi, à ton avis, les conditions générales de FB changent-elles aussi souvent?
  3. Comment sélectionnes-tu ce que tu publies sur FB?
  4. As-tu réglé les paramètres de confidentialité de ton compte?
  5. En général, fais-tu confiance à tes «amis» FB pour t’informer sur le fonctionnement de FB?
  6. Si tu n’es pas utilisateur de FB, connais-tu d’autres services qui te demandent de livrer des données personnelles pour y avoir accès? Sais-tu comment celles-ci sont traitées?

 

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A propos de Hoaxbuster

Créé en 2000, HoaxBuster.com poursuit un objectif: mettre un terme à la propagation des hoax et des rumeurs en circulation sur le web francophone.

Loin de la terminologie spécifique à l’informatique, le terme «hoax» provient du langage courant et signifie «canular».

Démocratisation de l’informatique oblige, les canulars prennent aujourd’hui une forme électronique et se jouent des frontières et de la distance pour parvenir directement sur vos écrans. Fausses alertes aux virus; fausses chaînes de solidarité; fausses promesses; fausses informations; les hoax prennent toutes les formes.

Faites un tour dans la «hoax liste», vous y trouverez à coup sûr la reproduction exacte de certains messages que vous avez reçus. Lisez nos décryptages et les réponses des sociétés impliquées. Si vous avez reçu un message suspect qui ne se trouve pas dans notre liste, envoyez-le nous, nous entamerons les recherches et y apporterons des réponses claires.

Valider l’info sur Internet: des outils pour éduquer

La maîtrise et l’évaluation de l’information sont, selon les termes d’Alexandre Serres, un « enjeu éducatif majeur », « une condition de survie » dans notre société. Heureusement, les ressources ne manquent pas pour relever le défi. (Source: pressealecole)

Gérald Bronner: Internet est un incubateur de mythologies contemporaines

Dans son dernier livre, La Démocratie des crédules (PUF), pour lequel il a reçu le prix Procope des Lumières 2014, [Gérald Bronner] met dans le même sac à rumeurs les astrologues, les conspirationnistes du 11 Septembre et ceux qu’il nomme les « précautionnistes », ces lanceurs d’alerte écologique dont il dénonce l’obscurantisme et les méthodes: Gérald Bronner sait choisir ses ennemis. Ce sociologue iconoclaste aime la science d’un amour qu’on peut juger immodéré, moins Internet, ce que deviennent les journalistes et, globalement, le « nouveau marché de l’information », qui, selon lui, pourrait à terme menacer notre démocratie.

Des rumeurs ont récemment amené certains parents à retirer leurs enfants de l’école, où, croyaient-ils, allait leur être enseignée la « théorie du genre« . Auraient-elles pu figurer dans votre livre?

Comme dans certains exemples que j’y relate, tout part d’un groupuscule très organisé et composé d’individus motivés, Egalité et réconciliation, qui diffuse son message bien au-delà de ses espaces de radicalité naturels – l’extrême droite. Il y a vingt ans, il aurait été publié dans un fanzine et serait resté confidentiel. Aujourd’hui, le blog d’où il est parti est l’un des plus consultés de France…  

On invoque souvent le terme de démocratie à propos d’Internet. C’est juste si l’on entend par là qu’en démocratie chacun doit avoir accès à l’information, pouvoir diffuser des informations et s’exprimer. Il est plus douteux de prétendre que ce que l’on peut lire sur Internet, sur un forum par exemple, serait représentatif de l’opinion publique. En effet, on constate que, même sur des médias très modérés, un groupe très structuré comme celui-là peut aisément et rapidement créer une « majorité illusoire », qui n’a plus rien à voir avec la démocratie. 

En l’espèce, le message a été diffusé par SMS et les distributions de tracts à la sortie des écoles ont, semble-t-il, eu sur les parents plus d’effet qu’Internet…

Il n’y a pas de raisons de faire d’Internet un objet particulier : ce n’est qu’un vecteur de diffusion de l’information. D’autres outils, plus anciens, sont toujours actifs. Mais le Web y ajoute sa rapidité. C’est grâce à elle que vous créez de brusques mobilisations. Surtout, la Toile permet de se sentir moins seul, de rendre publics des sentiments qui, auparavant, relevaient de l’intime. Savoir que d’autres partagent les mêmes craintes, les mêmes pensées…  

Rappelez-vous ce bijoutier de Nice qui a tué l’un de ses agresseurs, il y a quelques mois, et la page Facebook de soutien, qui a recueilli plus de 1,6 million de « j’aime ». Une approbation de la loi du talion : il a été attaqué, il s’est défendu,un certain nombre de nos concitoyens ont trouvé qu’il n’y avait là rien de scandaleux. Ce point de vue n’a pas atten du le Web pour être partagé, mais, grâce à Facebook, devient saillant dans l’espace public un sentiment, « c’est bien fait pour sa gueule », qui, sans Internet, serait resté de l’ordre de l’espace privé, de la conversation de comptoir. Là où cela devient pervers, c’est qu’une telle visibilité confère à cette indignation une forme de légitimité, une illu sion de majorité

Ces rumeurs existaient avant Internet… Qu’y a-t-il de nouveau?

L’accélération. C’est fondamental. Prenez la fameuse rumeur des disparues d’Orléans : elle a mis des années à se diffuser. Des embryons de rumeur, il y en a toujours eu. Mais les journalistes, notamment, jouaient le plus souvent leur rôle de « gatekeepers », ils empêchaient les ragots, les théories du complot, les calomnies de se répandre, de sorte que finalement, ces rumeurs, le temps qu’elles atteignent les gens, ne les intéressaient plus. Internet est ce que j’appelle un « incubateur de mythologies contemporaines », parce que de n’importe quel petit objet il fait naître, en quelques heures, une théorie du complot.  

Le jour même des attentats de Boston, on en a recensé quatre différentes ! Auparavant, les théories du complot portaient sur de grands événements historiques, l’assassinat de Kennedy, les premiers pas sur la Lune, Pearl Harbor… Aujourd’hui, n’importe quel micro -événement peut donner lieu à une théorie du complot, et ajouter une pièce de plus au gigantesque millefeuille conspirationniste.  

C’est aussi vrai pour les personnalités. Il fallait une certaine notoriété pour engendrer des croyances : Marilyn Monroe a été tuée, Elvis Presley est encore vivant… En 2012, dès que la mort de Richard Descoings, alors directeur de Sciences po Paris, inconnu du grand public, a été annoncée, des rumeurs ont commencé à circuler sur Internet sur les circonstances de son décès. Avec une bonne mise en scène de faits réels, n’importe qui peut attiser la suspicion. C’est l' »effet Othello », qui, manipulé par Iago, finit par croire, contre toute raison, que Desdémone l’a trahi… 

Vous dénoncez tout particulièrement dans votre livre les croyances des « précautionnistes », certains défenseurs de l’environnement et lanceurs d’alerte. Pourquoi eux et pas les lobbys industriels ou politiques, dont on pourrait penser qu’en matière de manipulation ils sont bien mieux armés?

J’ai vu récemment une publicité pour Greenpeace dans le métro, bien faite mais trompeuse. On y voyait un énorme paquebot et, dans son ombre, un tout petit esquif, avec un slogan qui ressemblait à ça : « Ils ont le pouvoir, nous avons la motivation. » Mais le pouvoir, sur le marché de l’information, c’est précisément la motivation ! Le pouvoir, sur Internet, c’est ça : quand vous tapez  » ondes danger  » sur Google, en majorité, les 30 premiers résultats renvoient à des ONG écologistes, alors que Bouygues Télécom a les moyens de payer des officines pour y figurer en bonne place – et le fait certainement, mais sans y parvenir.

Les journalistes ne sont pas aux ordres des intérêts économiques ou politiques, c’est la même chose pour le marché général de l’information. Cela ne veut pas dire que les entreprises ou les politiques ne cherchent pas à nous manipuler. Mais ils se font plus facilement prendre la main dans le sac, désormais. Témoin, l’intervention américaine en Irak. Dans des conditions aussi extrêmes qu’un conflit majeur dans ce pays lointain, avec des possibilités limitées de vérifier l’information, l’affaire a été éventée. Il a certes fallu pas mal de temps et une guerre, mais, alors qu’une partie de la presse américaine était au garde-à-vous, la vérité a fini par sortir. 

Vous n’êtes pas tendre non plus avec les journalistes, dont vous dites qu’en matière de rumeurs, ils ne jouent plus leur rôle de paratonnerre…

Les journalistes sont les victimes d’une structure de situation, le « dilemme du prisonnier » : dans l’ignorance de ce que vont faire leurs concurrents et par peur d’être devancés dans la course à l’information, ils sont forcés à une surenchère aveugle et irrationnelle. Je n’épargne pas plus les journalistes que je ne les attaque : j’analyse un système. 

Là encore, la concurrence dans la presse n’est pas née avec Internet…

La pression concurrentielle existait avant Internet, c’est vrai. Aux Etats-Unis, elle est à l’origine de la pipolisation de la vie politique, née des affaires Clinton. Avant, il y avait bien des rumeurs, mais elles transpiraient peu dans la presse. Et puis est apparue Fox News, et un regain de pression concurrentielle, plus de chaînes, le câble, et, parmi tous ces nouveaux acteurs, un qui ne joue pas le jeu. Les autres ont été obligés de suivre. On peut se justifier de toutes les manières possibles, avancer des arguments vertueux, dire qu’il ne faut pas cacher l’information au public, que François Hollande s’est mis en danger… La vérité, c’est qu’il y a une appétence du public pour ces questions, une demande et que, concurrence oblige, quand il y a demande, il y a offre. 

Vous défendez la démocratie représentative contre la démocratie participative ou ce que vous appelez la « démocratie cognitive », une société où la connaissance serait le fait de tous…

Je ne suis pas opposé à la démocratie participative ou délibérative. Mais elle suscite une telle adhésion inconditionnelle qu’elle en devient idéologique, notamment chez quelques-uns de mes confrères, les chercheurs en sciences sociales, et chez beaucoup de politiques. Certains processus collaboratifs sont bons pour l’intérêt général, comme Wikipédia. Faut-il pour autant rester béat devant tout phénomène de collaboration ? Vos lecteurs seraient-ils d’accord pour qu’on détermine la valeur du nombre pi à la majorité? Tout ne se décrète pas à l’applaudimètre. 

Mais n’est-il pas normal, puisque c’est un sujet qui vous tient à coeur, de demander leur avis sur des lignes à haute tension à ceux qui vont vivre dessous?

C’est effectivement légitime. Mais il y aurait une certaine naïveté à croire que les délibérations d’un groupe personnellement affecté par la présence de lignes à haute tension seraient nécessairement favorables à l’intérêt général. Tout le monde veut un téléphone portable, personne ne veut d’antenne relais; tout le monde veut de l’électricité, personne ne veut de ligne à haute tension ; personne ne veut du nucléaire… ni payer son électricité trop cher. Quel plus grand conflit d’intérêts que celui de ces riverains à qui on demande de se prononcer sur l’utilité collective d’infrastructures qui perturbent leur environnement?  

Il y a une forme de démission du politique dans ce genre de dispositif. Quand ces revendications sont d’ordre scientifique ou technologique, j’estime que nous nous mettons en danger collectif. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, je dis qu’il faut le faire avec beaucoup de précautions. Il n’est que de voir la façon dont le grand débat national sur la transition énergétique a été organisé… Une gabegie. Et une bien mauvaise utilisation de la démocratie participative. 

Vous allez jusqu’à parler de populisme. Qu’est-ce qui est le plus populiste aujourd’hui : chercher une alternative au pétrole et au gaz ou défendre l’industrie automobile? Faire du gaz de schiste une solution à la crise ou demander aux Français de réduire leur consommation d’énergie?

Le populisme, c’est le débouché politique donné aux pentes les moins honorables de notre esprit. C’est évident en matière de morale : la xénophobie, le sexisme, tout le monde comprend. Dans les cas de figure que vous me citez, le fait d’inciter à une consommation aveugle en faisant croire que les réserves énergétiques sont infinies est populiste. Mais c’est une autre forme de populisme que d’avancer des risques sismologiques ou de contamination des nappes phréatiques sans réalité scientifique à propos des gaz de schiste. Ce n’est pas parce que deux points de vue sont opposés qu’ils ne sont pas également populistes ; cela ne veut pas dire pour autant que dans tous les cas la voie du milieu est la plus sage. 

Comment ce discours est-il reçu par vos collègues?

Mon discours agace cette partie de la sociologie des sciences qui est relativiste, pragmatiste dans le meilleur des cas. J’essaie de penser les choses de façon méthodique, et c’est une position minoritaire dans l’espace des sciences sociales, globalement gouverné par une pensée dite critique, qui conçoit le système social comme un système de domination de certains groupes sur d’autres – ce qui peut être vrai, mais est souvent présenté de manière trop unilatérale pour être crédible. Elle en déduit que la sociologie doit être une sociologie de dénonciation, en fait un outil politique, ce que je récuse.  

On ne peut pas être neutre : ce serait naïf, l’objectivisme. Mais on peut essayer de penser ses propres positions pour prendre un peu de distance avec elles. Je ne crois pas que la sociologie soit un sport de combat. La sociologie a une vocation scientifique, mais elle s’égare parfois dans l’idéologie. Le problème, avec les idéologues, c’est que vous êtes avec eux ou contre eux.Comme je rejette professionnellement cette vision politique, je ne suscite pas toujours l’admiration de mes collègues. Qu’y puis-je ?  (Source: L’Express)

Faits divers: méfiez-vous des premières informations dans les médias ou sur les réseaux sociaux

En cas de gros fait divers, comme celui qui se produit actuellement à Paris avec l’attaque contre Libération, les coups de feu tirés sur un immeuble de la Société Générale à la Défense et la prise d’otages près des Champs-Élysées, il faut se méfier des informations qui filtrent rapidement, aussi bien dans les médias que sur les réseaux sociaux.

Nous vous l’expliquions déjà récemment en nous appuyant sur une étude réalisée par l’IBM Research Labs de Delhi (Inde) sur 7,8 millions des tweets les plus «populaires» postés lors des attentats du marathon de Boston, en avril dernier. Un travail qui concluait que 29% des messages contenaient des informations fausses ou du spam, 50% des opinions et commentaires et 20% des informations factuelles vérifiées. Les auteurs de l’étude ajoutaient «qu’un grand nombre d’utilisateurs avec une e-réputation élevée et des comptes vérifiés étaient responsables de la dissémination de contenus faux» et aussi que «de nombreux comptes malveillants ont été créés durant l’évènement»: ils en avaient identifié plus de 6.000. […] (Source: slate.fr)