Articles associés au tag ‘WhatsApp’

Si c’est gratuit, c’est vous le produit

Que je lise les nouvelles sur internet, que je surfe sur un magasin en ligne ou que j’utilise WhatsApp, des informations sont extraites et m’échappent. Est-ce vraiment si important? Comment sensibiliser les élèves et gérer mes données personnelles? Voilà les questions clefs qui ont été discutées lors des journées ForMITIC 2016, organisées par le groupe de coordination F3Romand, portant sur le thème des données personnelles et internet. Destinée aux personnes ressources, aux formateurs et aux animateurs pédagogiques qui opèrent dans les écoles pour la diffusion et l’utilisation des MITIC, cette rencontre annuelle a eu lieu le dernier week-end de janvier à Tramelan.

Dans mon supermarché préféré, je consulte une recette grâce au wi-fi gratuit puis je présente volontiers ma carte de fidélité pour alimenter mes points. Lors d’une course à pied, je calcule la distance et la vitesse, tout en utilisant la géolocalisation qui me permet de reconstituer tous mes déplacements grâce notamment au wi-fi et au GPS. Et alors? Que deviennent mes données? Ma vie privée est-elle suffisamment protégée si l’on considère une personne comme identifiable lorsque, par corrélation indirecte d’informations tirées des circonstances ou du contexte, on peut l’identifier? Amélie Fleury (CLEMI, Académie de Besançon), Stéphane Koch (spécialiste de la sécurité de l’information) et Nicolas Martignoni (responsable du Centre fri-tic) ont pris la parole pour sensibiliser à la problématique et aux risques liés à la transmission de données lors de l’utilisation d’applications ou de services en ligne. Ils ont fourni des instruments et des astuces permettant de gérer nos données personnelles et d’aborder ce thème avec les élèves. Que faire en tant qu’enseignant-e? Avons-nous reçu les outils adéquats? La législation suisse est en retard par rapport à celle de nos voisins et, selon Nicolas Martignoni, le citoyen devrait être protégé par défaut. Ce qui est sûr, c’est que le corps enseignant joue un rôle dans cette histoire puisque nous devons former de futurs citoyens responsables et que nous enseignons en intégrant les nouveaux médias. En utilisant par exemple Ghostery ou Lightbeam, des extensions de Firefox qui montrent avec quels sites tiers nous communiquons sans le savoir, nous pouvons alors nous rendre compte à quel point nous sommes surveillés. Les sites forment une véritable toile d’araignée, ce qui facilite le partage de nos données de navigation sans qu’on le veuille. Ghostery ou Lightbeam permettent de protéger notre vie privée tout comme l’utilisation de mots de passe sûrs ou encore l’ajustement correct de nos paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux. À ce sujet, Stéphane Koch propose simplement de bien sélectionner les informations transmises à chacun de nos contacts. Un atelier, avec nos smartphones en main, nous a permis de mettre en pratique les consignes de sécurité présentées. Pour travailler avec les élèves, Amélie Fleury propose par exemple la lecture en ligne du quatrième numé- ro de La Revue Dessinée intitulé «Souriez, vous êtes fichés»: http://larevuedessinee.fr/. Une foule d’autres liens ainsi que les supports des présentations de la rencontre ForMITIC 2016 sur le thème des données personnelles et d’internet sont disponibles sur le site de la manifestation: http://f3romand.educanet2.ch. N’hésitez pas non plus à vous approcher de vos collègues qui sont responsables MITIC dans votre établissement si vous avez besoin d’un coup de pouce pour mieux contrôler vos données personnelles et gérer les traces que vous laissez sur la toile lors de votre passage.

Annabelle Huguenin dans L’Educateur 3/2016

En quoi consiste le tracking?

Ne t’es-tu jamais demandé pourquoi, lorsque tu fais une recherche sur Google ou sur d’autres sites Web, des publicités apparaissent concernant des choses que tu as recherchées récemment? Comment Internet peut-il savoir tout à coup que je recherche une nouvelle chaîne stéréo ou des vacances en Italie? La réponse est simple: chaque ordinateur et chaque smartphone est identifiable de manière univoque via son adresse IP. Lors d’une recherche, l’«adresse» est toujours envoyée au serveur qui répond à notre demande. Grâce au protocole HTTP, les exploitants des sites Web savent d’où provient la demande et de quel type d’appareil. De plus, les serveurs Web collectent à tout moment des données concernant nos préférences personnelles. Généralement, cela se déroule discrètement. Ce «sondage» réalisé à des fins publicitaires ou de surveillance est appelé «tracking». De petits fragments de texte – appelés «cookies»– sont stockés dans le navigateur (par exemple Firefox, Safari ou Internet Explorer). Grâce à ces cookies, les exploitants des sites Web peuvent collecter des données qui leur permettent de déduire l’âge, le sexe, l’emplacement, le domicile, l’employeur et la nationalité de l’utilisateur. De plus, lorsque l’utilisateur divulgue lui-même des données personnelles, par exemple lorsqu’il participe à un concours, celles-ci peuvent être attribuées non seulement à un ordinateur, mais également à une personne. Les exploitants des sites Web vendent ensuite ces données à des groupes publicitaires qui souhaitent adapter leurs publicités aux différents surfeurs sur Internet.

Cookies: Les sites Web professionnels mémorisent ce que recherchent les surfeurs sur Internet, par exemple un livre spécifique. Ces informations sont enregistrées dans le navigateur au moyen de petits paquets d’informations appelés «cookies». Lorsque je retourne sur le même site, le serveur Web du fournisseur récupère des informations sur le livre qui m’intéressait au moyen des cookies du navigateur. C’est pourquoi il apparaît subitement dans la fenêtre publicitaire. Les cookies peuvent être bloqués ou supprimés dans les paramètres du navigateur.

Apps: De nombreuses applications sont particulièrement insidieuses en termes d’enregistrement dissimulé des données. Elles possèdent leurs propres canaux de communication et déterminent elles-mêmes quelles données sont collectées et transmises sur mon smartphone. En acceptant les conditions générales (CG) du fabricant, j’exprime mon consentement. Comme les smartphones sont des appareils très personnels, les fournisseurs d’applications peuvent accéder à des données très personnelles, par exemple les noms d’utilisateurs, les adresses, les numéros de téléphone, les contacts, le calendrier, l’âge, le sexe et la localisation (via géolocalisation et GPS). «Whatsapp», l’une des applications les plus populaires au monde, a fait l’objet de critiques répétées de la part des responsables de la protection des données. La société a en effet accès libre à toutes les communications se déroulant via l’application.

Likes sur Facebook: Toute personne sur Internet qui «like» des commentaires ou des produits indique à Facebook ce qui lui plaît. Par exemple des super sneakers ou certaines positions politiques. Facebook combine ces informations avec les données du profil Facebook, puis en déduit les produits et les offres susceptibles d’intéresser l’utilisateur. Facebook vend ensuite ces informations à des annonceurs qui publient sur Internet la publicité qui incitera l’utilisateur à acheter.

(Source: Technoscope 3/15)

L’Académie suisse des sciences techniques propose un concours sur la cybersécurité. Plus d’infos ici.

La Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) publie une première étude sur le comportement des enfants en matière d’utilisation des médias

Les enfants utilisent des médias quotidiennement dès l’école primaire et non, comme on le croit souvent, seulement à l’adolescence. Presque tous les ménages avec enfants possèdent un téléphone mobile ou un smartphone, une télévision et un ordinateur, ainsi qu’un accès à Internet. Pour la première fois, une étude menée à l’échelle nationale s’est penchée sur les expériences faites par les enfants avec les médias. La Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) publie aujourd’hui l’étude MIKE (Medien, Interaktion, Kinder, Eltern), qui a interrogé 1065 enfants de 6 à 13 ans et 641 parents provenant des trois grandes régions linguistiques du pays.

Malgré l’ampleur de l’offre numérique, le jeu demeure l’activité de loisir la plus pratiquée. Les enfants écoutent de la musique, regardent la télévision et lisent des livres, mais ne consacrent pas plus de temps aux médias qu’aux contacts avec leurs amis, à la pratique d’un sport ou aux activités en famille. Le comportement des enfants en matière d’utilisation des médias évolue au cours de l’école primaire et les plus âgés utilisent plus fréquemment le téléphone mobile et Internet.

52 % des enfants possèdent leur propre téléphone mobile et ils sont 69 % à en utiliser un au moins de temps en temps. Bien qu’ils soient encore nombreux à ne pas en posséder ni à en utiliser régulièrement, les enfants placent le téléphone mobile au premier rang de leurs préférences en ce qui concerne les appareils. 76 % des élèves du secondaire inférieur consultent au moins une fois par semaine YouTube, qui devance encore WhatsApp et Instagram dans la liste des applications préférées.

Pour ce qui est des contenus télévisuels ou de l’Internet, les enfants font nettement plus d’expériences positives que négatives. Les parents et les enfants s’influencent mutuellement dans leur utilisation des médias et se servent souvent des mêmes types de médias à la même fréquence, à l’exception des jeux vidéos. 25 % des enfants jouent quotidiennement ou presque à des jeux vidéos. 13 % des enfants, contre 33 % des 12-13 ans, avouent utiliser au moins une fois par semaine leur téléphone mobile à l’heure où ils devraient dormir. Les contenus médiatiques violents et pornographiques constituent les principales préoccupations des parents.

A propos de l’étude MIKE

(Source: Jeunes et Médias)

Mythes associés aux médias: les médias numériques n’apportent aucune valeur ajoutée pédagogique

La question de la valeur ajoutée pédagogique des médias numériques est en soi justifiée. Il y a en effet des situations dans lesquelles la forme numérique n’apporte aucune valeur ajoutée pédagogique par rapport aux outils classiques : par exemple jouer aux cartes avec des partenaires virtuels plutôt qu’en famille, écrire un courriel plutôt qu’une lettre ou projeter un texte au lieu d’utiliser le tableau. Mais les médias numériques offrent aussi de nombreuses possibilités d’utilisation avec une valeur ajoutée indéniable. Nous vous en donnons quelques exemples ci-après. […]

Par rapport aux médias classiques, les médias numériques ont l’avantage que les utilisateurs peuvent être à la fois consommateurs et acteurs. Ils créent des contenus et donnent leur avis. Dans les jeux vidéo, ils résolvent des problèmes. Des processus d’apprentissage favorisant la créativité, l’habileté, la logique et l’expression sont ainsi activés. […] D’une manière générale, les études montrent que les jeux vidéo sont efficaces en tant qu’outils d’apprentissage. […]

A l’école également, les médias numériques ont des avantages, par exemple pour effectuer des recherches, collecter et traiter des données, faire des exercices, apprendre et présenter des contenus. Les médias numériques permettent par exemple des processus d’apprentissage individualisés et autonomes. Les programmes d’apprentissage sous forme de services web ou d’applications permettent de donner un feedback direct à l’élève et d’adapter les exercices. Les vidéos d’instruction (tutoriels) ou les simulations ouvrent des possibilités didactiques qui seraient difficilement réalisables sans médias numériques. Les médias numériques et mobiles favorisent en outre l’apprentissage coopératif, car ils se prêtent bien au travail de groupe. C’est pourquoi les écoles utilisent de plus en plus de tablettes et de smartphones, ces derniers pouvant servir d’appareil photo ou de caméra pour des projets […].

Les plateformes comme WhatsApp et YouTube peuvent aussi être utilisées pour apprendre pendant le temps libre. Ce sont des canaux qui permettent aux élèves d’échanger les contenus qu’ils créent et d’en discuter. Utiliser les médias pour développer ses compétences médiatiques Au final, la meilleure manière d’acquérir des compétences médiatiques est d’utiliser les médias numériques et de faire ses propres expériences. Aujourd’hui, les compétences médiatiques sont une nécessité, et les parents et les écoles se doivent de les encourager. Pourtant, certains parents et enseignants ne sont toujours pas convaincus des bénéfices de l’utilisation des médias numériques en classe. Nous avons rassemblé les principaux arguments avancés et des exemples ainsi qu’une série de contre-arguments les réfutant. Les centres TIC des cantons soutiennent et conseillent les enseignants et les écoles pour l’intégration des médias numériques dans les cursus d’enseignement et d’apprentissage. La responsable du service imedias nous a parlé de son expérience : >>lire l’interview de Claudia Fischer

(Source: Jeunes et Médias)

WhatsApp: faites don de vos messages à la science !

Cinq ans après une vaste collecte de SMS, qui a permis le développement de nombreuses et fructueuses recherches, les linguistes des Universités de Neuchâtel, Zurich et Berne se tournent désormais vers les échanges par messagerie WhatsApp. Une vaste campagne démarre dans toute la Suisse à partir du 1er juin, en vue d’engranger des données aussi nombreuses que possible pour la recherche.

L’objectif de ce projet plurilingue (allemand, français, italien, romanche, anglais) est de décrire de manière détaillée les caractéristiques linguistiques de cette forme de communication relativement nouvelle et qui connaît un vif succès. Les données recueillies seront comparées à celles du corpus suisse de SMS qui a été constitué entre 2009 et 2011 (voir le site en cinq langues www.sms4science.ch).

Les messages récoltés permettront de décrire les échanges WhatsApp dans une perspective tant linguistique que communicationnelle. Les questions que se posent les linguistes sont notamment les suivantes: comment se présente la diversité linguistique et dialectale dans les échanges WhatsApp? Comment les utilisateurs de la messagerie interagissent-ils les uns avec les autres? En quoi l’échange par WhatsApp diffère-t-il du SMS, qu’apporte-t-il de nouveau? D’autre part, la langue change-t-elle du fait de la communication mobile ? Et si oui, comment et en quoi?

Des prix à gagner pour les donneurs

La population est appelée à participer à cette collecte en envoyant ses conversations WhatsApp à l’adresse suivante : envoyer@whatsup-switzerland.ch. Chaque semaine, neuf bons CFF ainsi qu’un bon pour une Smartbox seront mis au concours, pour une valeur totale de 4’000 CHF. (Source: UNINE)

Participer

Une minute d’Internet

Que se passe-t-il en soixante secondes sur le web? [Voir l’infographie] Beaucoup de choses, trop même, et de plus en plus. La population d’internautes a explosé de 2011 à 2013, et de nouveaux usages ont fleuri. […]

Le site Domo […] a publié un petit exemple de ce qu’ils savent faire. Et pour parler à tous, quel meilleur sujet que notre activité sur le web, ramenée à une seule minute? Des chiffres pas très surprenants, pour certains: on sait depuis longtemps que Google, Facebook, Twitter ou Youtube génèrent des tonnes et des tonnes de contenu.

Ce qui est intéressant, c’est l’apparition de nouveaux noms qui, eux aussi, alimentent les internautes avides que nous sommes. […]  WhatsApp, outil de discussion en ligne récemment acheté à prix d’or par Facebook, a généré près de 350.000 photos le temps que vous lisiez ce paragraphe. Quant aux clients d’Amazon, ils auront acheté pour 83.000 dollars (60.000 euros) de produits culturels. L’Internet de 2014 paye, c’est désormais une certitude. (Source: franceinter.fr)