Malbouffe, le côté obscur de l’industrie alimentaire

Les différents aspects négatifs relatés dans les deux reportages présentés ci-dessous sur le côté obscur de l’industrie alimentaire étaient déjà les mêmes il y a quelques années avec l’industrie du tabac.

Petit rappel en images

RTS – TTC – 24.01.2022 – 2 min 20

Le tabac est responsable de la mort de 9500 personnes par année en Suisse.

Il est fort probable que les mécanismes nocifs décrits se reproduisent d’ici peu avec l’industrie du numérique...

Malbouffe, le côté obscur de l’industrie alimentaire

C’est un constat très inquiétant : 2,2 milliards de personnes, soit 40% de la population mondiale, sont en surpoids ou obèses. La malbouffe, ou junk food, joue un rôle majeur dans cette crise de santé publique. Les preuves s’accumulent contre la nourriture industrielle ultra-transformée, des produits qui rendent accros les consommateurs les plus vulnérables. Les géants mondiaux de l’alimentaire le savent depuis 20 ans déjà.

RTS – Temps présent – 20.01.2022 – 57 min

Du faux sucre plein vos placards

Les produits « light » ont quasiment disparu des supermarchés et pourtant les édulcorants artificiels sont hyper présents dans notre alimentation. Cachés notamment dans les nouvelles gammes d’aliments dits « protéinés », ces produits chimiques cultivent à notre insu notre dépendance aux goûts sucrés. ABE passe ces additifs au crible.

Nous consommons souvent des édulcorants sans le savoir

Le sucre est très présent dans notre alimentation, à tel point qu’il est devenu depuis plusieurs années un véritable problème de santé publique. C’est la raison pour laquelle l’industrie s’est mise à développer des produits sans sucre, mais avec édulcorants. On en trouve partout, cachés là où on ne les attend pas. Ils sont tellement présents dans tellement de produits, qu’on s’est habitué à leur goût, et qu’on n’est plus capable de les distinguer mais ils ne reproduisent justement pas l’aspect et la consistance du sucre. Démonstration au cours d’une expérience réalisée par ABE avec des clients dans un supermarché.

L’utilisation de plus en plus massive des édulcorants pour remplacer le sucre dans l’alimentation a-t-elle un impact sur l’épidémie d’obésité et de diabète ? Éléments de réponse dans cette émission.
La douceur du miel et des fruits sont déjà utilisés depuis des milliers d’années pour édulcorer notre nourriture. Mais aujourd’hui, ce sont bien les produits de synthèse qui colonisent nos aliments. En Suisse, une vingtaine d’édulcorants chimiques est autorisée. Le marché nous fait souvent croire à des produits naturels, alors qu’on est bien loin du compte. ABE passe en revue les différents types d’édulcorants.
La tendance actuelle n’est plus à manger des produits dits « lights », ils ont été remplacés par des produits « high protein ». La mode est au fitness, à manger moins, mais mieux, notamment en tentant de réduire le sucre blanc qui a une incidence sur la prise de poids lorsqu’il est consommé en excès. Les produits « high protein » semblent plus sains, moins sucrés, mais ce n’est pas le cas. Le sucre a juste été remplacé par des édulcorants. En général, cela n’est pas mis en avant sur les emballages et nous en consommons très souvent à notre insu. Il est recommandé de ne pas choisir un produit en fonction de son Nutri-Score, la note affichée sur l’emballage ou attribuée par les applications alimentaires, comme Yuka ou NutriScan. Les produits édulcorés sont en effet souvent mieux notés que les produits au sucre naturel.

Décryptage d’étiquettes avec une diététicienne.
Comment est-ce possible que la quasi-totalité des produits avec la mention « sans sucres ajoutés » contiennent des édulcorants, ce qui est contraire à la loi ?
Doit-on s’inquiéter de la qualité et de la quantité des édulcorants présents dans notre nourriture ? François Egger en parle avec Maya Chollet, journaliste à ABE, qui a enquêté pour cette émission.
ABE a tenté une expérience : préparer des confitures avec du sucre et trois édulcorants différents.
Comment sont fabriqués les édulcorants ? ABE a contacté de nombreuses usines en Suisse et en Europe mais aucune n’a accepté d’ouvrir ses portes. Reportage à la Haute école d’ingénierie et d’architecture de Fribourg qui a accepté de relever le défi de fabriquer de la saccharine.
C’est peut-être le sucre que l’on mangera tous à l’avenir, le sucre du futur. C’est du moins ce que veut croire une start-up israélienne qui a inventé un sucre véritable qui permet de réduire de 20 à 40% la teneur en sucre, sans édulcorants et sans compromis sur le goût. En modifiant simplement la forme des cristaux. Reportage de notre correspondant en Israël.

RTS – ABE – 18.01.2022 – 38 min

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Pendant ce temps, du côté de l’industrie du numérique