Micro-déchets en plastique

La Méditerranée en danger

Article du 20 juin 2011 paru dans le journal Midi Libre.


Lire aussi les articles dans la rubrique “Ca peut vous plaire … ou pas” du même journal.

Litter’s King

En musique, on comprend peut-être mieux…

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Un sarcastique roi des déchets qui fait le ménage autour de lui, mais aussi bien a l’intérieur de lui même. Une chanson inédite pour soutenir la lutte concernant le Littering.
Interprétée par Marco GERBER, texte de Carlo GHELLER, musique de Mauro PAGNANELLI. A télécharger sur le blog de l’auteur de la musique.

Détritus et milieu aquatique

Le triste épilogue des lâchers de ballons

L’association Robin des Bois présente une exposition de photos en ligne qui montre les dégâts provoqués par les détritus en milieu aquatique.

Selon l’association Robin des Bois, “en France, un million de ballons s’envole chaque année dans le ciel pour célébrer des causes qu’elles soient bonnes ou mauvaises – anniversaires, promotions, appels publics, festivités…”

C’est un joyeux spectacle de voir un lâcher de ballons colorés… mais quel triste épilogue lorsque ces symboles de fête et d’espoir finissent en petits morceaux dans nos cours d’eau, dans la mer et sur nos plages. L’association écologiste Robin des Bois alerte sur les dangers de ces lâchers par une exposition photo, « Explosition de ballons en Manche Nord », sur son site Internet.

Océans de plastique

L’émission Le doc, TSR 2, diffusée le 23 mai 2011 présentait un reportage impressionnant sur le sujet. Il n’est malheureusement plus disponible sur le site de la TSR.

Synopsis

Les océans sont en quelques décennies devenues des décharges. Nous y déversons 6 millions et demi de tonnes de déchets par an, 80% sont en plastique. Chaque kilomètre carré de mer ou d’océan sur la planète contient des milliers de bouts de plastique. Ces plastiques tuent et mutilent des milliers de mammifères et d’oiseaux marins chaque année. De la Méditerranée à la Mer du Nord, de l’Atlantique au Pacifique, du continent américain à l’Inde, des scientifiques alertent sur l’ampleur de la pollution.
Aux Pays-Bas un scientifique a découvert que 95% des fulmars -un oiseau commun du Nord de l’Europe- avaient du plastique dans l’estomac. Des micros-particules de plastiques sont retrouvées sur les plages du monde entier. Une zone d’accumulation des déchets a été récemment découverte en plein Pacifique.
Une “soupe” de plastique ingérée par les poissons et même le plancton, la base de toute la chaîne alimentaire. Ces plastiques libèrent dans l’environnement des produits chimiques, des perturbateurs endocriniens, dont on commence à peine à découvrir les effets sur les animaux et les hommes. Ouvrez le lien “Synopsis” pour accéder à des images et au bonus vidéo.

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Sur le même sujet,un extrait d’une émission diffusée sur France 3, dans l’émission Thalassa (je n’ai malheureusement pas trouvé la date de diffusion).

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Coût du littering

Le littering coûte 200 millions de francs par année

L’abandon de déchets dans l’espace public génère près de 200 millions de francs par an de coûts de nettoyage. L’ardoise a été révélée jeudi par la première étude sur le “littering” réalisée sur mandat de l’Office fédéral de l’environnement.
Jusqu’ici les coûts de nettoyage n’avaient donné lieu qu’à des estimations, précise l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) dans  un communiqué. L’élimination des détritus jetés sur la voie publique représente trois quarts de la note, le reste correspond aux déchets abandonnés dans les transports publics.

Emballages de repas et mégots

Les restes et emballages de repas et de boisson arrivent en tête du hit-parade des abandons: ils représentent plus de 50% des coûts imputables au “littering”. Dans les communes, un tiers des frais est en outre lié au ramassage des mégots de cigarettes. Les transports publics sont moins concernés par ce problème (5% des coûts) mais davantage par l’élimination de journaux et prospectus (24%).

Sans surprise, les zones particulièrement exposées à l’abandon de déchets sont les abords des gares, les lieux de fêtes et les zones de pique-nique.

Les contribuables et les usagers des transports doivent passer à la caisse. Le coût du nettoyage des lieux particulièrement salis incombe en effet aux transporteurs et aux communes qui répercutent les frais dans les impôts communaux.

Coûteux

Tiré du résumé de la publication «Littering kostet», à télécharger sur www.bafu.admin.ch

Pour les grandes villes, l’ardoise atteint facilement plusieurs millions par an. L’application du principe de pollueur-payeur leur pose des difficultés car souvent elles ne peuvent pas mettre à contribution les personnes effectivement responsables des détritus qui jonchent leur espace public.

L’étude a été réalisée sur la base d’échantillons représentatifs prélevés entre juin et septembre 2010 dans 40 communes et neuf entreprises de transports publics de tailles diverses. Pour les communes, la marge d’erreur est de plus ou moins 20%. Aucun taux d’exactitude n’a été défini pour les transports publics.

Le travail doit servir de base à la table ronde annuelle des acteurs concernés par le “littering” que l’Office fédéral de l’environnement réunit une fois par an depuis 2008.

ats/hof

Source: www.tsr.ch, 5 mai 2011

Littering: incivilité ou ignorance ?

Beaucoup d’emballages de boissons, de boîtes de repas «à emporter», de mégots de cigarettes et bien d’autres déchets finissent par terre et non dans la poubelle. Ce phénomène – appelé «littering» – augmente considérablement les frais de nettoyage des villes, et dérange la population. Campagnes de sensibilisation et incitations financières figurent parmi les solutions possibles.

La dernière étude sur le sujet a été faite en 2007 . Ce rapport arrive aux conclusions suivantes, qui concordent avec les études évoquées plus haut.

En un an, la restauration rapide génère des déchets au nombre de 470 millions dans l’espace public, le plus souvent éliminés sur place. Si la restauration rapide génère 55% des déchets, les journaux et les prospectus en causent 25% et les autres emballages 20%.

Ces chiffres ne concernent pas encore les cigarettes. Même si celles-ci sont moins volumineuses et moins voyantes que les déchets de la restauration rapide, elles sont les déchets les plus nombreux de tous.

L’élimination des déchets sauvages engendre des coûts excessifs en comparaison à l’enlèvement des déchets dans les poubelles. Les déchets sauvages ne peuvent être valorisés et sont donc soustraits au cycle de matière.

Source: Office fédéral de l’environnement

Le début de notre travail

Le point de départ de ce travail est la lecture de l’article “Vous là, avec votre kebab, sortez de mon tram” paru dans l’Express en mai 2009 (Article.doc à télécharger).

Les passagers des transports publics des deux Bâles devront passer à la caisse s’ils sont surpris en train de manger ou de boire dans les bus ou les trams. Dès le 1er mai 2009, l’interdiction de boire et de manger dans les wagons est complétée par la possibilité d’exiger une «contribution aux frais de nettoyage» de 20 francs, doublée si le contrevenant ne peut pas payer immédiatement.

On a ensuite discuté de cette mesure et des raisons qui ont poussé les responsables des transports publics à la mettre en place.

Puis la discussion s’est portée sur l’état de la cour après la récréation du matin. 

Constat: des déchets sont laissés n’importe où alors qu’il y a suffisamment de poubelles dans la cour.

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Afin d’améliorer la situation,  on a étudié quatre propositions :

  • Interdire la vente de berlingots de thé froid et de produits emballés

  • Désigner une classe qui nettoie la cour durant une semaine

  • Ne rien faire, le concierge est payé pour ramasser et nettoyer

  • Majorer les prix des berlingots et des produits emballés et redonner la consigne en échange de l’emballage vide

Ce photoblog présente le résultat de notre réflexion. Toutes les images ont été réalisées par la classe et vos commentaires sont les bienvenus.

Le dernier article “Les coulisses” explique comment on a surmonté les difficultés techniques rencontrées. Le but d’un blog est de communiquer. Alors merci par avance de vos commentaires !

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Retrouvez-nous  sur Blogue, Bloguons, Bloguez!, le blog général de notre classe 8PP33, ESRN Mail.

Déchets par terre, poubelles vides !

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La poubelle reste vide

Points positifs :

Ce serait bien d’interdire la vente de boissons à la récréation comme ça, personne ne jetterait son berlingot  vide par terre.   

Points négatifs:

Même s’ils interdisaient la vente de berlingots, il y aurait des personnes qui amèneraient leur propre berlingot et ils ne le mettraient quand même pas à la poubelle !

Eva

Il n’y aurait  plus de déchets. Mais on ne pourrait plus boire à cause des élèves qui ne jettent pas les berlingots vides dans les poubelles. Et c’est pas juste.

Sonia 

La cour avant la récréation

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Notre cour de récréation est propre

Je propose que les profs fassent plus la police et incitent les élèves à jeter leurs déchets dans les poubelles. Il faut faire comprendre les problèmes de notre planète dus à notre pollution. Il faut aussi rappeler que des millions de personnes pauvres ne peuvent pas se procurer de la nourriture, des habits ou un habitat stable, alors que nous avons la chance de tout pouvoir nous procurer facilement.

Quentin

La cour après la récréation

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Trop de déchets laissés dans la forêt du Mail

Chaque semaine une classe différente nettoie la cour de récréation:

Il y aurait peut-être moins de déchets dans la cour, mais il n’y aurait pas tous les élèves qui voudraient nettoyer à la place du concierge. Beaucoup d’entre eux pensent qu’il est payé pour ça. Par exemple, les grands de 9ème ne vont pas accepter de nettoyer les déchets de tout le monde. Les autres classes aussi.

La cour pourrait être plus propre après la récréation si chacun mettait ses déchets à la poubelle. Il n’y aurait pas besoin de faire tout ça si chacun se prenait en charge. S’il faut faire des menaces pour que rien ne traîne par terre, je trouve que c’est vraiment stupide, parce que ça ne sert à rien. Il y a des personnes qui ne changeront jamais, ça ne sert a rien de leur parler de tout ça. Même avec des menaces ou des amendes,  ils n’écouteront pas.

Il faudrait pouvoir parler avec les gens, pouvoir leur expliquer que ramasser les déchets peut aider la nature, et  qu’il y aurait moins le problème de réchauffement climatique s’ils prenaient un peu de leur temps pour mettre leurs déchets à la poubelle. 

À la fin des récréations, les poubelles sont presque toujours vides, mais par terre,  il y a beaucoup de déchets. Il faut faire comprendre aux jeunes que ça sert à quelque chose de ramasser les déchets, que ce n’est pas pour les embêter mais pour aider la planète.

Serena 

Tous unis pour ramasser

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Les élèves ramassent les déchets

Je trouve que de laisser le concierge tout faire, c’est bête. Mais qu’une classe nettoie la cour ça serait une bonne chose. Les profs doivent intervenir lorsqu’un élève jette un déchet par terre. Les laisser jeter les déchets par terre n’est pas juste.

Kenny

Jeter à la poubelle: un geste positif !

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Un geste que l'on voit rarement...

Si l’on proposait chaque semaine qu’une classe nettoie la cour cela serait bien ! Cela ne changerait peut être pas le fait que les élèves jettent leurs déchets, mais cela limiterait le travail du concierge. Tous les élèves risquent de ne pas approuver. En revanche, les élèves qui approuvent devraient bien l’appliquer.

Gabriel

A sa place !

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Un berlingot jeté à la poubelle par un élève

On aurait toujours la cour de  récré propre. On se partagerait ce travail pour que le concierge ne le fasse pas tout seul. On nettoierait la saleté que les autres font. Le problème est qu’il y en a qui n’accepteront pas de nettoyer la cour de récréation parce qu’ils pensent que c’est le travail du concierge puisqu’il est payé pour ça.

Sonia

Une poubelle mal utilisée

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Le paquet n'est pas à sa place

Les berlingots traînent, le concierge ramasse

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Le concierge ramasse un déchet avec une pince

Un geste pour le futur

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Un petit geste pour protéger la nature

Plus de berlingots par terre que dans les poubelles

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Le concierge ramasse les berlingots vides après la récréation

Deux francs de plus !

 

Payer plus cher pour avoir moins de déchets

Payer plus cher pour avoir moins de déchets

Points positifs :

Il y aurait moins de déchets dans la cour et dans la nature. Le concierge aurait  moins de boulot à faire. Si les élèves ne rapportent pas les berlingots vides, la boulangerie gagne 2 frs.-

Points négatifs :

Les élèves peuvent acheter des thés froids dans une autre boulangerie à 1.- fr et redonner les berlingots vides au vendeur de la boulangerie du Mail et l’élève gagne 1.- fr. Il y aura aussi moins de vente car les élèves n’ont  pas toujours 3.- frs pour un thé froid (1.- fr pour le prix du berlingot et 2.- frs  pour la consigne). Les élèves de 6ème pourraient se faire racketter  par des élèves de 8ème ou de 9ème année.

Albion

Moi je trouve que c’est une bonne idée.

Peut-être qu’à force de mettre des règles et surtout d’expliquer aux jeunes que la Terre n’est pas une poubelle et que personne ne viendra ramasser leurs déchets, ils réfléchiront à deux fois et feront des efforts ! La plupart des jeunes ne se préoccupent que du présent, mais pas du futur.

Séverine

Echange

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L'échange du berlingot vide contre deux francs

Points positifs : 

C’est qu’on va gagner 2.- frs sur les emballages vides des berlingots. La cour de récréation sera beaucoup plus propre. Autour du collège, il y aura moins de déchets. Il y aura moins de pollution sur la terre.

Points négatifs : 

Les petits de 6ème risquent de se faire racketter par les 9ème ou par les 8ème pour avoir les 2.- frs.
Tout le monde achètera des berlingots de thé froid pour se faire de l’argent.

Dylan

Je trouve que d’un côté cette idée est géniale, mais d’un autre, elle n’est pas bien.

Ce que je trouve bien, c’est que la cour serait plus propre. Tout le monde rapporterait les berlingots vides pour retrouver son argent. Les boulangères ramasseraient plus d’argent.

Et ce que je ne trouve pas bien c’est que les plus grands voleraient les berlingots des plus petits.
Il y aurait peut être moins de berlingots mais le problème des cigarettes resterait. Et si ce n’est pas les cigarettes ni les berlingots, il y aura toujours quelque chose d’autre ! Exemple : les sachets des sandwiches !

Sara

Le racket des grands

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Un grand vient prendre le berlingot d'un plus petit

Je préfère la proposition de majorer le prix des berlingots de thé froid de 2.- frs. L’argent serait remboursé par le vendeur quand on ramène le berlingot vide. Je trouve que c’est une bonne proposition. A l’école, pendant la récréation, les élèves achètent du thé froid et ils ne mettent pas l’emballage vide dans la poubelle. Ils le jettent par terre. Je pense qu’au lieu de faire ça, il faut  redonner l’emballage vide au vendeur.

Souvent, les gens qui achètent du thé froid, des hamburgers, des kebabs etc. jettent tout par terre. Dans le bus, ils mangent des choses qui collent et  gouttent. Après ils partent sans ramasser leurs déchets. Je trouve que ce n’est pas normal.

Emine

Points positifs :

Comme ça, il y aura moins de gens qui les mettront par terre. Cela donnera moins de travail au concierge. Les boulangers pourront les recycler eux-mêmes.

Points négatifs :

La violence entre les 9ème et les 6ème, les grands vont racketter les petits. Tout le monde ira acheter un berlingot pour l’argent et rien d’autre.

Eva

Les déchets principaux

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Berlingots et papier d'emballage

Points positifs :                                          

On gagnera 2.- frs. La cour sera moins sale. Le concierge n’est pas payé pour nettoyer les déchets des autres.

Points Négatifs :

Les petits de 6ème année auront peur des grands de 9ème année ! Le vendeur ne va pas y gagner…

Gaetano