Les réseaux sociaux portent-ils atteintes à la santé mentale des jeunes ?

Selon une étude britannique parue le 19 mai 2017 : OUI, les réseaux sociaux portent atteinte à la santé mentale des jeunes âgés de 14 à 24 ans.

Parmi ces réseaux sociaux, c’est Instagram qui est reconnu comme étant le plus néfaste. Suivi de près par Snapchat, Facebook, et Twitter.

Quels sont les effets néfastes observés :

  • le sentiment d’insuffisance

Les jeunes se comparent aux images et aux performances qu’ils voient et se sentent moins “bons” et moins “beaux” que les autres. Lorsque ce genre de mal-être s’installe, il est difficile de faire la part des choses. La vie des autres paraît tellement belle et parfaite qu’elle peut engendrer de réels complexes pour les adolescents entre 14 et 24 ans.  Durant cette période de leur vie, les adolescents “quittent” le monde de l’enfance pour se définir en tant que personne “adulte”. Ils sont en quête de leur identité et utilisent ce qu’ils perçoivent autour d’eux pour se définir. Ce phénomène a déjà été constaté par une étude menée par Pro Juventute en 2014 qui avait d’ailleurs lancé une campagne pour sensibiliser les jeunes ainsi que les adultes à ce genre de “déformation de la réalité”.

  • le prolongement du sentiment d’anxiété 

Lorsqu’un adolescent rencontre un problème sur un réseau social cela génère de l’angoisse. Le fait de rester connecté ne permet pas au jeune en souffrance de passer à autre chose. Il est confronté de manière permanente au problème et peut difficilement prendre du recul.

Conseils aux parents : 

Il est donc important d’accompagner les adolescents dans leur utilisation quotidienne des différents réseaux sociaux, non pas en allant fouiller leurs comptes mais en dialoguant et en échangeant sur ce qu’ils voient sur ces réseaux sociaux. Il est important, notamment, de rappeler comment fonctionnent les réseaux sociaux et comment agissent les utilisateurs : amener les adolescents à prendre conscience de la réalité au delà des apparences.

En effet, ce qui est visible ne représente souvent qu’une petite partie de la vie des utilisateurs et ce sont souvent les aspects positifs qui sont partagés, ce qui peut donner l’illusion d’une vie parfaite. Mais il ne s’agit en réalité que d’une vitrine.

Imposer des moments de déconnexion à son enfant c’est lui permettre de se sentir libéré des enjeux communicationnels liés aux réseaux sociaux pour qu’il puisse continuer à entretenir et à expérimenter des interactions réelles. Même si cela peut susciter du mécontentement, ces moments d’interruptions sont bénéfiques. Ne vous attendez donc pas à des remerciements de la part de vos enfants lorsque vous leur demanderez de débrancher ! Par ailleurs, pour que ces moments prennent du sens, pensez à vous déconnecter, vous aussi, cela fera ainsi du bien à toute la famille…

 

Sources :

étude de la Société royale de santé publique – RSPH

rapport complet de l’étude (en anglais)

article du site Les InRocks : Instagram serait le pire réseau social pour la santé mentale des jeunes

article du site France Info : Facebook, Twitter et Instagram portent atteinte à la santé mentale des jeunes, selon une étude britannique

campagne de Projuventute : La vraie vie