Ces ados qui dorment très peu

Les perturbations hormonales, intensifiées par les nouvelles technologies, privent souvent les jeunes entre 15 et 19 ans d’un sommeil réparateur.

[…] Aujourd’hui, la technologie et les écrans auxquels [les jeunes] sont tellement connectés viennent en rajouter dans leurs troubles du sommeil. ” 14 % des enfants d’âge scolaire éprouvent des difficultés d’endormissement ou se réveillent en cours de nuit , explique Michèle Freud. Discussions interminables au téléphone ou sur Internet, télévision, jeux vidéo sont autant d’interactions qui retardent l’heure du coucher et intensifient les décalages dans les phases de sommeil.

Ainsi, les utilisateurs d’écrans, le soir, réduisent leur durée de sommeil de 30 à 45 minutes. La lumière vive des tablettes d’ordinateur dérègle en effet la sécrétion de mélatonine (l’hormone du sommeil) et retarde l’endormissement.

C’est alors comme si une ” information contradictoire ” était envoyée au cerveau de l’ado: tu n’arrives pas à t’endormir, alors surfe un peu sur les réseaux sociaux… mais tu pourras alors encore moins dormir, car la lumière de l’écran te met dans un état de veille et d’excitation diurne. Les textos des smartphones sont, eux aussi, venus remplacer les histoires qui aident à s’endormir. Une enseignante de l’université de Villanova, en Pennsylvanie, interviewée sur une chaîne locale de CBS, a notamment révélé que les envois répétés de SMS perturbent l’endormissement des jeunes utilisateurs… Qui sont même parfois réveillés en pleine nuit par des messages auxquels ils répondent dans un état quasi comateux, entre veille et sommeil!

Comment les aider à retrouver le plaisir de s’abandonner au sommeil, à lâcher prise sur tant de sollicitations amicales, ludiques et technologiques? Pour Michèle Freud, l’option pédagogique est recommandée. ” On expliquera à l’adolescent ces effets toxiques de la lumière d’écran sur l’endormissement , suggère-t-elle. Et, surtout, on apprendra à l’ado à reconnaître ces signes si précieux qui lui indiquent qu’il a physiologiquement besoin d’aller se coucher: yeux qui clignent, bâillements, baisse de la température du corps…

Qu’il puisse se créer un sas de décompression avant le sommeil est impératif , ajoute Michèle Freud. Changer de tenue, se laver les dents et éteindre son smartphone peuvent devenir ses rituels du soir. ” Certains professionnels estiment aussi qu’écouter la radio peut avantageusement remplacer les médias plus “hard” – car lumineux – dans ce moment d’abandon nécessaire.

Enfin, lui apprendre à se reconnecter à ses sensations corporelles avant de dormir s’avérera profitable. […] (Source: Le Figaro par Arcinfo)

Réagissez

Vous devez être identifié pour écrire un commentaire.